• Durant plus d'un siècle pour des millions d'êtres humains la toute première approche de la photographie fut collective : l'expérience de la fameuse photo de classe se joue aussi dans les termes d'une initiation aux rites du portrait social... Chaque groupe, chaque communauté, chaque association d'individus singuliers éprouvent la nécessité de s'identifier et de se reconnaître par la trace photographique. De ces "affinités" contraintes ou choisies mais mises en scène et fixées pour l'éternité, la photographie offre un panorama d'une extraordinaire richesse et diversité dont ce nouveau titre de la collection Photo Poche propose un étonnant échantillon.  

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  • Les cinquante années passées depuis 1960 totalisent sans doute le plus grand nombre de violations répertoriées des droits humains : arrestations et emprisonnements arbitraires, tortures, traitements dégradants, assassinats, violences, confiscations des droits civiques et politiques . Chacun pourrait en énumérer immédiatement une suite d'exemples dramatiques pris au hasard aux quatre coins de la planète. Aussi la sélection des photographies qui composent ce livre constitue-t-elle un constat flagrant de barbarie : de l'exécution sommaire d'un prisonnier ou de la fuite éperdue d'une petite fille dont le village vient d'être bombardé au napalm, aux crimes génocidaires ou aux massacres d'opposants, de la détresse des réfugiés et des immigrés à celle des femmes battues, des enfants esclavagés ou prostitués, des femmes et des hommes jetés à la rue par les lois de l'économie. Mais à feuilleter trop vite ce livre, si l'on n'y voyait que des images d'horreur, on se tromperait sur le rôle qu'a joué la photographie au cours de ces cinquante années et qu'elle joue dans le combat pour les droits humains. Telle image, par exemple, a contribué à faire douter l'opinion publique d'un pays entier (les Etats-Unis) de la justesse de la guerre dans laquelle il était engagé. A donc contribué à y mettre fin. Telle autre, qui constitue un document accablant sur un génocide (celui des Mayas), sert de preuve dans la condamnation des coupables et de ferment de la réparation due aux victimes. Beaucoup aussi de ces photographies sont des témoignages de victoires : comme par exemple, celles de femmes qui votent, se forment, l'emportent sur les assassins de leurs enfants. D'autres représentent des personnes dont toute la vie a été consacrée au combat pour les droits humains et qui en sont devenues des figures emblématiques, comme Martin Luther King et Nelson Mandela. Car notre époque s'occupe, bien davantage qu'aucune autre avant elle, des droits humains. Qui souvent jusque là n'étaient pas même identifiés et dont, justement, il n'y avait pas d'images. Dans l'histoire contradictoire des droits humains, qui est sans doute la grande épopée de notre temps, la photographie joue un rôle essentiel. Elle montre et elle témoigne. dans le moment même, des événements. Et, au-delà, elle garde vive notre mémoire individuelle et collective. Ce livre est la preuve qu'elle constitue également un appui déterminant dans le travail des organisations et des mouvements qui se donnent, comme Amnesty International, la mission d'identifier, de nommer, de dénoncer les violations des droits humains.

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  • La Première Guerre mondiale a mobilisé en France plus de 8 millions de combattants (20 % de la population), fait 1,4 millions de morts (1000 par jour), 3 millions de blessés (2000 par jour)... Pendant ces 51 mois de combats, de séparation et d'angoisse les courriers ont eu un rôle essentiel entre les soldats et leurs proches. Il s'agissait pour eux de montrer - au jour le jour - qu'ils pensaient les uns aux autres.
    Et, pour les combattants, de témoigner tout simplement qu'ils étaient vivants ! Les cartes postales ont constitué une part importante de ces courriers parce qu'elles permettaient des échanges courts et rapides, mieux adaptés que les lettres à la situation des combattants et des civils. Entre 1914 et 1918, ce sont plusieurs milliards de cartes qui ont été éditées ; parmi lesquelles les cartes de baisers (des photomontages colorisés) constituent une sous-catégorie négligée jusqu'ici, alors qu'elles constituent un segment original de la cartophilie et une représentation du baiser sans équivalent dans l'histoire de l'image.
    La célébration du centenaire de la Première Guerre mondiale est l'occasion de faire connaître ces cartes postales de baisers écrites par des hommes et par des femmes ne maîtrisant souvent qu'à peine l'orthographe, remplies de banalités faites pour rassurer leurs correspondants et de mots d'amour ordinaires. Des reliques.

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