Grasset Et Fasquelle

  • Ce livre est né d'une indignation et d'une urgence : l'indignation ? C'est le fait que, trois siècles après le triomphe des « Lumières », et un siècle après la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat, le politique et le religieux soient encore si inextricablement mêlés dans nos sociétés prétendument laïques et démocratiques. L'urgence ? C'est le spectacle du monde comme il va - des évangélistes néo-conservateurs aux fanatiques du Djihad. Partout, observe Michel Onfray, Dieu, jadis chassé par la porte, revient par la fenêtre... D'où cet essai, savant, polémique, conceptuel et sensuel, où le philosophe anti-platonicien qu'est Michel Onfray tente de pointer, de dénoncer, de dépasser, cette « haine des corps » qui, semble-t-il, gît secrètement derrière le retour généralisé du divin, et du « désir de salut », dans nos sociétés. Son livre se compose de quatre parties où, après l'exposé-bilan de l'état actuel d'une « régression », se trouvent revisités le monothéisme, le christianisme et la théocratie.
    L'essentiel, ici, peut ainsi se résumer : à quel prix - humain, amoureux, politique... - nos contemporains paieront-ils leur allégeance au ciel ? Dans ce livre, il est ainsi question de Jésus et des femmes, du désir et de la démocratie, de Saint-Paul et de Nietzsche. L'auteur, en matérialiste conséquent, provoque, stimule, suggère. A l'heure des intégrismes et des laïcités honteuses, ce Traité d'athéologie promet de faire du vacarme...

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  • Michel Onfray, cohérent avec lui-même, s'en prend ici à une religion qui, bien plus que les monothéismes qu'il pourfendait dans son Traité d'athéologie, semble avoir encore de beaux jours devant elle. Cette religion, c'est la psychanalyse - et, plus particulièrement, le freudisme.
    Son idée est simple, radicale, brutale : Freud a voulu bâtir une " science ", et il n'y est pas parvenu. Il a voulu " prouver " que l'inconscient avait ses lois, sa logique intrinsèque, ses protocoles expérimentaux - mais, hélas, il a un peu (beaucoup ?) menti pour se parer des emblèmes de la scientificité. Cela méritait bien une contre-expertise. Tel est l'objet de ce travail.
    Avec rigueur, avec une patience d'archiviste, Michel Onfray a donc repris, depuis le début, les textes sacrés de cette nouvelle église. Et, sans redouter l'opprobre qu'il suscitera, les confronte aux témoignages, aux contradictions, aux correspondances. A l'arrivée, le bilan est terrible : la psychanalyse, selon Onfray, ne serait qu'une dépendance de la psychologie, de la littérature, de la philosophie - mais, en aucun cas, la science " dure " à laquelle aspirait son fondateur.
    On sera, devant une telle somme, un peu médusé : Freud n'en ressort pas à son avantage. Et encore moins sa postérité - qui aura beau jeu de prétendre que si Michel Onfray conteste si violemment la religiosité en vogue chez les archéologues de l'inconscient, ce serait précisément parce qu'il craindrait de contempler le sien. Une " ouverture " biographique, semblable à celle qui précède chacun de ces essais, devance cette objection en racontant comment et pourquoi Michel Onfray a découvert - en vain - cette " science de l'âme " qui n'en est pas une.

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  • Après « La pensée post-nazie » et « L'autre pensée 68 », tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une « contre-histoire » de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus.
    Voici donc « La résistance au nihilisme ».

    « Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation ».
    Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le « gauchisme culturel », l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la « gauche libertaire » de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et « l'affirmation joyeuse » ; enfin Robert Misrahi et « les actes de la joie ». Avant de conclure sur la vie philosophique...

  • « Il est difficile, ces temps ci, de penser librement et encore plus de penser en athée. Affirmer que les idéaux de la philosophie des Lumières sont toujours d'actualité nous fait paradoxalement passer pour des réactionnaires, des islamophobes, voire des compagnons de route du Front National assimilé au fascisme. Dans un monde qui prétend en masse « Je suis Charlie », Voltaire revenu passerait pour un défenseur du fanatisme ! C'est le monde à l'envers.
    Je me propose de réactiver la pensée des Lumières dans ce Penser l'Islam. Non pas le penser en faveur ou en défaveur, ça n'est pas le propos, mais en philosophe. Je lis le Coran, examine les hadiths et croise avec des biographies du Prophète pour montrer qu'il existe dans ce corpus matière au pire et au meilleur : le pire, ce que des minorités agissantes activent par la violence, le meilleur, ce que des majorités silencieuses pratiquent de manière privée. Comment la république doit-elle considérer ces deux façons d'être musulman ? Y-a-t-il des relations et des points de passage entre minorités agissantes et majorités silencieuses, sachant que l'histoire est faite par les premières, pas par les secondes ?
    Ce livre remet également en relation ce qu'il est convenu d'appeler le terrorisme avec la politique étrangère islamophobe menée par la France derrière l'OTAN depuis des années. Nous nommons barbarie ce que nous ne voulons pas comprendre. L'islam terroriste a été partiellement créé par l'occident belliqueux. Les choses ne sont pas aussi simples que ce que, de part et d'autre, on voudrait nous faire croire. D'où la nécessité de se remettre à penser. Sur ce sujet comme sur d'autres.»

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  • Dans cette Contre Histoire de la philosophie, Michel Onfray se propose d'examiner en six volumes vingt-cinq siècles de philosophie oubliée. Les manuels, les histoires, les encyclopédies, les travaux universitaires, les programmes scolaires, les colloques, les éditions, les traductions évitent soigneusement cet immense continent de la philosophie. Voilà pourquoi nous ne connaissons de cette discipline que ses protagonistes les plus austères et les moins drôles. Pour quelles raisons ?
    Parce que l'histoire de la philosophie est écrite par les vainqueurs d'un combat qui, en gros, opposa idéalistes et matérialistes. Avec le christianisme, les premiers accèdent au pouvoir intellectuel pour vingt siècles. Dès lors, ils favorisent les penseurs qui travaillent dans leur sens et effacent consciencieusement toute trace de philosophie alternative. D'où une occultation des matérialistes, des cyniques, des cyrénaïques, des épicuriens, des gnostiques licencieux, des frères et soeurs du Libre Esprit, des libertins baroques, des ultras des Lumières, des utilitaristes anglo-saxons, des socialistes dionysiens, des nietzschéens de gauche et autres continents peuplés de furieux personnages. Cette Contre histoire en raconte l'aventure.
    Le point commun de tous ces individus ? Leur goût d'une sagesse praticable, d'un vocabulaire clair, d'un exposé limpide, d'une théorie à même de produire une vie philosophique. A la manière des sages antiques, tous tournent le dos au langage obscur, à la philosophie pour philosophes, aux discussions de spécialistes, aux sujets professionnels pour faire de la philosophie un art de vivre - de bien vivre, de mieux vivre.
    Ces six volumes ramassent sept années du travail effectué par Michel Onfray pour nourrir son séminaire de philosophie hédoniste à l'Université Populaire de Caen créée par ses soins en 2002. Ces textes servent de support à ses improvisions effectuées chaque mardi soir devant plus de cinq cents personnes. Ses cours sont diffusés par France Culture depuis trois années et édités en coffrets de douze CD audio par Frémeaux, avec France Culture et Grasset. Les trois coffrets parus (sur douze prévus) ont déjà permis en moins de deux ans la vente de plus de 150.000 disques TABLES DES SIX VOLUMES DE LA CONTRE HISTOIRE DE LA PHILOSOPHIE Tome 1 :
    L'archipel pré chrétien.
    De Leucippe à Diogène d'Oenanda (VI° av. II° ap.).

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  • Pour en finir avec la monogamie, la fidélité, la procréation, la famille, le mariage et la cohabitation associés, Michel Onfray redéfinit le désir comme excès, le plaisir comme dépense, et invite à une théorie du contrat appuyée sur la seule volonté de deux libertés célibataires. Comme le modèle chrétien qui préside toujours à la définition de la relation entre les sexes, il propose une relecture des philosophes matérialistes et sensualistes de l'antiquité gréco-romaine.

    Michel Onfray oppose l'idéal ascétique pythagoricien, juif, platonicien et chrétien - qui suppose la misogynie, la haine du désir et des plaisirs, la condamnation de la chair, le mépris du corps, le pouvoir absolu du mâle - à l'idéal hédoniste cyrénaïque, cynique, épicurien, le célibat joyeux et l'égalité libertine des hommes et des femmes.

    Contre la vie mutilée, ce livre invite à une érotique solaire entièrement indexée sur ses pulsions de vie et refuse radicalement les pulsions de mort. Il propose de répondre à la question : comment rester libre dans la relation amoureuse ? et, pour ce faire, invite à déchristianiser l'éthique, à réaliser un féminisme libertin, à promouvoir un éros léger, ludique et à formuler une physiologie des passions qui permette un art de rester soi dans le rapport à autrui.


    Michel Onfray est né en 1959, il a écrit quinze livres dans lesquels il formule un projet hédoniste moral, La sculpture de soi (Prix Médicis de l'essai, 1993), politique, Politique du rebelle (1997) et de vie quotidienne, Le désir d'être un volcan (1996) et Les vertus de la foudre (1998) - les deux premiers tomes d'un journal hédoniste dont le troisième s'intitule L'archipel des comètes (à paraître en 2000).

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  • Après avoir écrit une trentaine de livres publiés en une vingtaine de langues et donné des conférences au Japon, au Brésil, aux Etats-Unis, en Argentine, en Inde, en Haïti, en Australie, au Mali, en Mauritanie, au Canada, au Maroc, sans parler d'une dizaine de pays d'Europe, Michel Onfray n'avait jamais été invité à Paris pour présenter son travail avant 2005... soit seize années après la parution de son premier livre. C'est à l'invitation de la Bibliothèque Nationale de France qu'il a donné en trois conférences une synthèse de sa proposition philosophique hédoniste qui contient une historiographie, une éthique, une esthétique, une bioéthique, une érotique, une politique. Ce travail a généré un texte repris, développé et augmenté. Il s'agit donc ici d'une véritable synthèse du chantier philosophique que l'auteur de La sculpture de soi s'est choisi à l'ombre de Nietzsche et des penseurs libertins ou matérialistes. Introduction magistrale à son oeuvre, cette Puissance d'exister s'ouvre de surcroit sur un texte majeur, d'une cinquantaine de pages, dans lequel l'auteur revient, sur un mode courageusement autobiographique, sur l'épisode fondateur de sa « vision du monde » - à savoir son séjour, au début de l'adolescence, dans un pensionnat dirigé par des prêtres salésiens. C'est là qu'il bâtit, par réaction, sa métaphysique hédoniste. Et là, sans doute, que s'amorça son grand règlement de compte avec le platonisme et le christianisme.

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  • Le siècle dit « des Lumières » ne pouvait échapper à la contre-expertise de l'hédoniste Michel Onfray. Les Lumières officielles semblent bien palichonnes au regard du radicalisme de certains philosophes trop négligés. Ainsi, tandis que Voltaire veut « écraser l'infâme » et tandis que Rousseau les fustige également, se formule une pensée hédoniste, athée, matérialiste, révolutionnaire mais pas comme l'historiographie marxiste, elle aussi ici déconstruite, l'a prétendu. Ce courant de pensée génère beaucoup moins le marxisme qu'on l'a dit, mais une sensibilité jamais nommée : l « utilitarisme français ». Une fois passée la Manche au siècle suivant, cette façon de penser, radicalement opposée à Kant, donnera la philosophie anglo-saxonne avec sa spécificité qui la distingue tant de la pensée continentale. Meslier, La Mettrie, Maupertuis, Helvétius, D Holbach incarnent cette sensibilité pendant que Sade est lu par Onfray comme ce qu'il est : un penseur féodal, délinquant relationnel, contre-révolutionnaire et précurseur du fascisme (voir la lecture des Cent vingt journées de Sodome), et non le grand libérateur qu'on se plait habituellement à dire La Contre-Histoire comptera, au final, 6 volumes. Les titres à venir seront : Tome 5 : « L'eudemonisme social » Tome 6 : « Les radicalités existentielles »

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  • Le XIXè siècle a été celui des Masses, des Individus et des Grands Hommes. L´eudémonisme social (tome 5 de cette « Contre-histoire de la philosophie »), et Les radicalités existentielles (son tome 6), retraçaient respectivement l´histoire philosophique des Masses et des Individus. Ce troisième volet consacré intitulé La construction du surhomme, raconte le rôle tenu par le Grand Homme et son aspiration à la Vie Sublime dans ce siècle.Tuberculeux dopé au stoïcisme, Jean-Marie Guyau (1854-1888) développe une philosophie vitaliste comme une machine de guerre contre la morale kantienne. Ce malade défend le don, la générosité, le risque, la dépense, l´action dans une oeuvre qui pourrait faire de lui un Nietzsche français. Penseur du républicanisme, il formule un hygiénisme, un racialisme, un natalisme, dangereusement parents de l´idéologie de Vichy à venir. Il défend enfin une immortalité panthéiste et stellaire obtenue par les traces de l´amour quand il a été fort.La figure ontologique du « Surhomme » de Nietzsche (1844-1900) n´est pas sans relation avec cette étrange métaphysique que le philo-sophe allemand connaissait. Nietzsche commence avec Schopenhauer et Wagner, continue avec un long moment épicurien et termine avec l´éloge d´un « Surhomme » ultra-caricaturé. Or, celui-ci nomme l´individu ayant compris que la volonté de puissance a les pleins pouvoirs, qu´il faut vouloir cette volonté qui nous veut, puis l´aimer pour accéder à une jubilation suprême. Une technique de sagesse à la portée de tous.

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  • Les philosophes, c'est bien connu, n'aiment pas trop {penser} leur corps. On dirait que cela les gêne, perturbe leur réflexion. Mieux : dans le corps, le nez et le phallus semblent être les deux appendices auxquels la tradition philosophique réserve la plus mauvaise part. Pourquoi ? Tel est l'objet de ce livre érudit, merveilleux d'humour et de sagesse. Michel Onfray montre en effet comment le nez et le phallus sont, pour les philosophes - de Socrate à Kierkegaard - les symptômes d'une animalité haïssable et indigne. Taine, Sartre, Marc Aurèle, Kant et bien d'autres sont alors convoqués devant un tribunal affectueux. Chaque fois, leur frayeur est analysée du point de vue de l'anecdote ou de la biographie. Dans le même temps, Michel Onfray montre qu'il existe une autre tradition philosophique - celle qui va des hédonistes grecs à Sade, des cyrénaïques à Fourier - qui, elle, assume et glorifie le corps. C'est à cette tradition que Michel Onfray rend ici hommage.

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  • Parmi les cinq sens, l'olfaction et le goût sont les plus décriés, car ils rappellent avec trop d'insistance que l'homme n'est pas seulement un être qui pense, mais qu'il est aussi un animal qui renifle, sent et goûte. D'où le discrédit jeté sur ces deux sens et ce qu'ils permettent : la gastronomie, l'art de manger et de boire. Or, on peut entendre la gastronomie comme une discipline qui voit le jour après la Révolution française, avec l'effondrement de l'Ancien Régime ; une philosophie du goût n'est pas pensable dans les catégories classiques de la pensée occidentale. Seule une perspective hédoniste permet d'aborder ce sujet d'une manière spécifiquement philosophique. {La Raison gourmande} se propose de répondre positivement à la question de Nietzsche : y a-t-il une philosophie du goût ? L'ouvrage est composé sur le mode contrapuntique : un chapitre solide, un chapitre liquide. Dom Perignon, Grimod de la Reynière, Brillat-Savarin, Carême deviennent ainsi - avec Leibniz, Descartes et Condillac - les héros de ce livre savant et drôle. Chaque fois, l'auteur s'interroge : quelle est la métaphysique promise par un ragoût ou une cuisson ? Et, inversement : de quelle technique gastronomique s'autorisent les grands systèmes philosophiques ?

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  • Le XXe siècle fut pour les intellectuels celui des fascismes rouge et brun qui ont laissé peu de penseurs indemes... Nombre de philosophes ont mis leur intelligence au service des deux barbaries. Toutefois, il y eut des consciences réfractaires à ce renoncement à la raison. Alors que le PCF souscrit au Pacte germano-soviétique (23 août 1939-22 juin 1941) et faut de la politique de collaboration avec l'occupant allemand une priorité décidée par Moscou, Georges Politzer, juif et communiste, inaugure la résistance intellectuelle dès 1939, puis la résistance en armes, avant de mourir en 1941 sous les balles d'un peloton d'exécution. Contre Bergson qu'il range aux côtés des bellicistes et de l'occupant, il célèbre un certain Descartes inaugurant la philosophie des Lumières achevée par Marx et le marxisme.
    Nizan, lui aussi communiste, rechigne au Pacte : il le comprend pour l'URSS qui défend sa survie, mais pas pour le PCF... Marxiste secrètement déçu par l'Union soviétique, Nizan demande à Epicure ce que Marx, le marxisme et la Russie bolchevique ne lui donnent pas : des raisons de vivre en sachant qu'il nous faudra mourir... Camus, pour sa part, fut communiste le temps que dura le combat du Parti pour la décolonisation : quand le PCF obéit à Moscou qui décrète nul et non avenu le combat pour la décolonisation afin de mettre en avant le combat antifasciste, en 1937, il quitte le Parti qu'il avait rejoint à l'été 1935. Il s'oppose aux totalitarismes brun et rouge au nom d'un socialisme libertaire étouffé et ridiculisé par la critique sartrienne qui ne connaît du socialisme que sa version césarienne et barbelée.
    Simone de Beauvoir, et son compagnon Jean-Paul Sartre, ont construit une légende aux antipodes de leur vécu pendant la guerre : on ne trouve aucune trace de leur résistance partout proclamée, on dispose en revanche d'accablantes preuves du contraire... Beauvoir passe à côté de la Résistance - mais aussi du féminisme qu'elle critique dans Le deuxième sexe. Finalement, le féminisme fera ce livre plus qu'il n'aura été fait par lui. Le PCF se déchaînera contre cet ouvrage qui, réfractaire en ce sens, déconstruit la domination masculine...

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  • Quand les philosophes pensent, ils oublient, le plus souvent, de penser à leur corps et surtout à ce qu'ils y accumulent lorsqu'ils mangent. pourtant, entre la pensée et la panse, il existe un réseau complexe d'affinités et d'aveux que la réflexion aurait tort de négliger : diogène aurait-il été cet adversaire de la civilisation et de ses usages sans son goût pour le poulpe cru ? le rousseau du {contrat social} aurait-il fait l'apologie de la frugalité si ses menus ordinaires ne s'étaient composés que de laitages ? sartre lui-même, dont les cauchemars sont emplis de crabes, n'a-t-il pas, sa vie durant, payé - dans l'ordre de la théorie - son aversion pour les crustacés ? dans cet essai résolument nietzschéen, michel onfray a donc choisi de redonner une dignité philosophique au cabillaud, au potage à l'orge, au vin, à l'andouillette, au café aromatisé ou à l'eau de cologne qui sont - de fourier à marinetti, et de kant aux existentialistes - les chemins improbables du gai savoir. critique de la raison diététique ? ebauche d'une "diététhique" ? il s'agira d'abord, dans ce livre, de surprendre l'instant, et l'aliment, à partir duquel le corps rattrape l'esprit et lui dicte sa loi.

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  • Les deux premiers volumes de cette " Contre-histoire de la philosophie " montrent, entre autres, que les présocratiques n'existent pas ; que Platon aspire à un immense autodafé des oeuvres du matérialiste Démocrite ; qu'Epicure n'est pas un pourceau ; que l'épicurisme dure plus de cinq siècles ; que plus d'un millénaire de gnosticisme licencieux passe à la trappe du Moyen Age après la moulinette de l'historiographie dominante ; qu'il existe un grand nombre de chrétiens hédonistes ; que Montaigne n'a pas écrit mais dicté les Essais - ce qui change toute l'économie de l'oeuvre...- ; que, via sa " fille d'alliance ", Marie de Gournay, il infuse le siècle suivant ; etc... Le XVIIe siècle, précisément, est ici traité dans un esprit de déconstruction des mythes et légendes de l'histoire officielle de la philosophie - devenue l'histoire de la philosophie officielle. Aux antipodes d'un " Grand Siècle " de carte postale avec Descartes, Pascal, Fénelon, on découvre une constellation de " libertins baroques " qui, encore chrétiens, s'abreuvent à Montaigne, aux récits de voyage des découvreurs du Nouveau Monde, aux cabinets de curiosités, aux leçons données par les lunettes astronomiques, aux anamorphoses des peintres... Ces philosophes se nomment Charron, la Mothe Le Vayer, Saint-Evremond, Gassendi - ou Spinoza qui, étrangement, n'a jamais été abordé sous l'angle de sa spécificité hédoniste.

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  • Le coup d'Etat effectué par Freud pour faire croire qu'il avait, seul, inventé la psychanalyse, a réussi. Il n'a d'ailleurs reculé devant rien pour que les choses en aillent ainsi... Il est parvenu à effacer le rôle du formidable intellectuel collectif qui, avec lui, mais aussi sans lui, malgré lui, voire contre lui, a inventé la discipline. Toute la psychanalyse non-freudienne a été vilipendée, salie, attaquée par Freud et les siens - sa fille Anna en première ligne.
    Or, il existe une psychanalyse de gauche qui récuse le schéma idéaliste freudien d'un inconscient psychique pensé comme un ectoplasme transmis de façon mystérieuse d'homme en homme depuis la période glaciaire. Cette psychanalyse de gauche pense l'inconscient comme un produit de l'histoire et des conditions d'existence concrètes des individus : l'inconscient des ouvriers, des pauvres, des employés, des chômeurs que Freud refuse de soigner, sous prétexte qu'ils jouissent du «bénéfice de la maladie», n'a pas grand-chose à voir avec l'inconscient de la riche bourgeoisie oisive qui se précipite chez Freud.
    Dans sa courte vie de libertin drogué, fantasque et suicidaire, Otto Gross invente la formule de la psychanalyse de gauche dans le lignage du nietzschéisme. Wilhelm Reich lui fournit son arsenal conceptuel et constitue le freudo-marxisme qui, bien sûr, donne de Freud l'image d'un libérateur du sexe et d'un libéral progressiste, alors qu'il fut un défenseur de l'ordre sexuel patriarcal et un compagnon de route des fascismes européens. Eric Fromm, exilé aux Etats-Unis, refonde la psychanalyse en regard des échecs du freudisme : si le divan freudien ne soigne ni ne guérit, ça n'est pas la faute du patient qui résiste, comme l'affirme Freud, mais de la doctrine qui est fautive. En anti-Lacan résolu par son refus de l'obscurantisme, de l'histrionisme, de l'opportunisme et du sectarisme, Fromm propose une psychanalyse concrète plus soucieuse des patients que de la défense du patrimoine doctrinaire freudien.

  • Ce sixième volume de la contre-histoire de la philosophie propose de « se changer » et de résister à la massification de l'époque par la construction d'une subjectivité forte revendiquée comme telle. henry david thoreau montre que la nature peut et doit nous donner des leçons : contre la technique, la modernité, le journalisme, la société de consommation, la ville, la banque, l'industrie, le philosophe propose l'amour d'un lac, walden, la marche, la solitude, la vie simple, la frugalité existentielle, l'écologie technophobe, la rébellion libertaire, la construction de sa maison, l'autosubsistance sous toutes ses formes. il donne ses modèles : le bûcheron, l'indien, le sauvage. arthur schopenhauer formule la philosophie pessimiste la plus achevée, mais vit selon les principes d'un épicurisme théorisé dans l'art du bonheur, un ouvrage qui permet de découvrir un penseur théoriquement noir, certes, mais pratiquement amoureux de la vie qu'il traverse en... hédoniste ! enfin, dans l'unique et sa propriété, max stirner pose les bases d'un homme post-chrétien tout à l'affirmation de sa puissance qui donnera des idées à un certain frédéric nietzsche... ces trois penseurs radicaux proposent de nouvelles possibilités d'existence. thoreau écrivait : « il existe de nos jours des professeurs de philosophie, mais de philosophes, point. » cette contre-histoire n'est pas un plaidoyer destiné à augmenter le nombre de professeurs, mais à mener - enfin - une vie philosophique.

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  • Depuis son prix Médicis-essai pour La sculpture de soi, Michel Onfray n'a cessé de s'imposer comme l'un des meilleurs essayistes de sa génération.

    Il y a fort longtemps, déjà, le père de Michel Onfray un homme modeste qui n'avait jamais quitté son terroir normand avoua à son fils que, s'il pouvait voyager, il aimerait bien découvrir le Pôle Nord. Vingt ans plus tard, son fils, devenu un écrivain célèbre, décide de réaliser ce rêve et, en juin dernier, il amena donc son père pendant trois semaines jusqu'à ce « pôle » énigmatique et presque inaccessible... Il en a rapporté un livre qui est à la fois un récit de voyage, une philosophie du froid, une méditation sur les civilisations qui disparaissent, sur les méfaits de l'industrialisation, sur la sagesse des peuples à l'agonie. C'est aussi un livre de fidélité et de piété filiale.
    Au Pôle Nord, Michel Onfray, philosophe hédoniste, s'est surtout interrogé sur la nature des cultures où le plaisir n'a pas sa place. « Là-haut », « là-bas » tout se joue dans une logique de survie. Il interroge donc la pierre, l'espace, les sites, la répétition des gestes, le conflit de la sédentarité et du nomadisme. Michel Onfray s'est immergé dans la pensée des Inuits ; il s'est renseigné sur les mythes, sur les curieux rapports que les peuples polaires entretiennent avec le nihilisme et l'espérance, sur la merveilleuse sérénité de ces désespérés. On trouvera donc, dans cette approche, des descriptions (splendides), des réflexions, des anecdotes, des échos de conversations avec des guides ou des chasseurs de phoques. Bien entendu Michel Onfray se fait aussi ethnologue, dans le sillage de Jean Malaurie. Il se sert de ce « pôle » pour penser sa propre nostalgie épicurienne du Sud. C'est un texte incroyablement dense, poétique et intelligent.
    Un photographe a accompagné Michel Onfray dans ce voyage. Il en a rapporté des images saisissantes qui seront reproduites dans un cahier-photo à l'intérieur de cet ouvrage.

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  • Le seul fil conducteur de ce quatrième volume du Journal hédoniste est : comment être heureux, et jouir, et résister aux puissances mortifères, en notre monde trop chrétien ? Avec ce programme désormais classique, Michel Onfray butine ici et là : d'une lecture de Don Quichotte au mythe de Don Juan, d'une tirade anti-libérale à « l'érotique solaire », de la tétralogie wagnérienne à Diogène Laërce, de la « Grande Santé » nietzschéenne à la définition du « glamour » (qui, dans le Larousse, se trouve entre « gland » et « glaire »), des stoïciens aux vitalistes, de Balthus à Augiéras, etc. C'est dire l'éclectisme de l'ouvrage - et, paradoxalement, son unité profonde. Ces « orages désirés » sont le carnet de bord d'un écrivain obstiné sur son chantier. Ajoutons-y, comme toujours, le style de Michel Onfray. Ce mélange d'érudition et de légèreté, ce dosage très particulier de métaphysique et de vie quotidienne. Un réel bonheur de lecture.

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  • Une grande partie de l'histoire de la pensée occidentale s'est effondrée lors de l'ouverture des camps d'extermination nazis en 1945. La Raison occidentale semblait progresser depuis sa première formulation grecque en passant par la Raison renaissante, la Raison cartésienne, la Raison pure kantienne, la Raison des Lumières. Comment a-t-elle pu déboucher sur l'embrasement de l'Europe par le national-socialisme  ?
    Hannah Arendt a pensé ce phénomène avec ses analyses sur le totalitarisme dont le projet est de créer des hommes superflus. Cette jeune femme juive, qui fut l'élève de Heidegger dont le nazisme fut incontestable, a également été sa maîtresse. Le totalitarisme ne pouvait donc rester une énigme pour elle qui en fit l'analyse. Au-delà du XX° siècle, elle a également pensé la Révolution française, égalitaire, matrice des totalitarismes, qu'elle oppose à la révolution américaine, libertaire et productrice de démocratie. Elle a également examiné ce qui accompagnait la crise de la culture, l'infantilisation des adultes, la science sans conscience, la crise de l'éducation.
    Hans Jonas a lui aussi pensé le monde postnazi en constatant que la planète était en danger, que les biotechnologies mettaient l'humain en péril, qu'il fallait activer un militantisme appuyé sur la peur pour conscientiser les masses au nom d'un principe d'espérance. L'écologie lui doit beaucoup.
    Gunther Anders enfin, un temps le mari d'Hannah Arendt, a pensé la bombe atomique, le jazz, la télévision, la photographie, les machines, la propagande, la radio, les médias, la pollution, la technologie appliquée au corps, l'idéologie mortifère répandue par le capitalisme, avant de conclure à l'obsolescence programmée de l'homme.
    Tous trois ont pensé le nihilisme qui a suivi le nazisme. Leur judaïsme a lié l'apocalypse au principe espérance, non sans imaginer que la violence ne saurait être évitée.  

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  • Il existe deux «  Pensée 68  ». La première a rendu possible l'évènement, la seconde a été rendue possible par lui. L'une en est la cause, l'autre, la conséquence. Deleuze, Foucault, Althusser, Lacan, Barthes, et quelques autres qui sont devenus ensuite des héros de la French Theory, ont été de sages professeurs avant Mai et de purs produits de ce qui est advenu après.
    En revanche, une autre Pensée 68 a fonctionné en combustible de la flamme d'une histoire qui, rappelons-le, car on l'oublie souvent, a été planétaire. Yvonne de Gaulle aurait dit au Malraux du Miroir des limbes qu' « en Mai, dans toute la France les abeilles étaient enragées aussi »...
    Cette pensée généalogique de Mai 68, il faut aller la chercher dans les avant-gardes littéraires : futurisme, surréalisme , lettrisme , mais aussi dans la pensée de Henri Lefebvre, nietzschéen de gauche, marxiste hédoniste, réformiste révolutionnaire de la vie quotidienne, opposé à la pensée magique structuraliste, tout aussi bien que dans le freudo-marxisme de Marcuse, critique de la démocratie et défenseur d'une esthétique politique marxiste, ou bien chez Guy Debord, feuerbachien de choc qui mobilise la fétichisation de la marchandise et le spectacle pour penser l'époque ou enfin chez Raoul Vaneigem qui promeut une esthétique de l'existence génératrice de vie surabondante comme remède aux vies mutilées.
    Ce Mai là fut l'occasion d'une révolution métaphysique contre toutes les figures d'autorités. Les soixante-huitards qui suivirent furent sans père, mais aussi sans boussole. La Pensée 68 d'après fut l'occasion d'errances. Mais l'histoire était passée, un grand moment de déchristianisation avait eu lieu. Un grand pas vers le nihilisme aussi. 

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  • Michel Onfray publie son onzième livre chez Grasset. Depuis son prix Médicis de l'essai (pour La sculpture de soi), ses livres ont rencontré une audience nouvelle (entre autres : Politique du rebelle, Théorie du corps amoureux).
    Dans ce troisième tome du journal hédoniste, Michel Onfray poursuit dans la voie qu'il avait ouverte avec Le désir d'être un volcan : proposer un genre d'encyclopédie militante de l'hédonisme en abordant tous les sujets possibles : d'où une théorie de la femme fatale, un éloge de l'enfance passée dans la nature pour tremper le caractère philosophique, une défense radicale et partisane de l'art contemporain actuellement mis à mal par la plupart des penseurs, une critique libertaire des travers libéraux de l'époque, la proposition d'une méthode de lecture des oeuvres philosophiques qui donne à l'autobiographie ses lettres de noblesse, une métaphysique des moeurs post-modernes, une célébration des vertus chevaleresques passées de mode - la loyauté, l'amitié, la fidélité, la fierté, le sens de l'honneur et de la parole donnée -, une volonté de donner au corps le rôle central dans l'élaboration d'une éthique post-chrétienne, etc...
    Chaque nouveau tome du journal hédoniste est l'occasion d'un rendez-vous généraliste pour effectuer des travaux pratiques à partir des thèses hédonistes proposées dans d'autres ouvrages plus spécifiquement thématiques (l'éthique dans La sculpture de soi, la politique dans Politique du rebelle, l'érotique dans Théorie du corps amoureux et, prochainement, l'épistémologie avec Féeries anatomiques - qui sera le prochain livre de Michel Onfray.

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  • Ce journal, rigoureusement libertin - au sens où montaigne définit le libertinage comme la "faculté d'aller ici, puis là" -, répond à toutes sortes de questions bizarres. en voici la liste, non exhaustive. les pauvres peuvent-ils être libertins ? quelles leçons sur les hommes un chat peut-il donner ? que disent les prostituées aux philosophes ? mondrian aide-t-il à comprendre venise ? que serait une philosophie du panache ? que peut-on écrire du corps de son père ? quelles mythologies comparées pour l'eau ou le pétrus ? quel écrivain désirait être un volcan ? une érection peut-elle être un auxiliaire de connaissance ? que veulent les femmes ? le libertinage est-il toujours de droite ? comment peut-on aimer diogène et de gaulle ? qu'est-ce qu'un philosophe libertin ? voilà un florilège de questions, parmi d'autres...

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  • Lorsque Michel Onfray a publié son désormais fameux Crépuscule d'une idole, il ne s'attendait pas à susciter des réactions aussi violentes, et si souvent étrangères au débat qu'il avait l'intention de lancer. Il rappelait des faits à l'appui de sa thèse, soulignait certains manquements déontologiques de la part de Freud, rappelait la nature de ses engagements politiques - mais ses 500 pages argumentées n'obtinrent, par delà l'intérêt du public, que l'anathème de la corporation " psy ".
    Pourtant, Michel Onfray ne sous-estimait pas, dans son livre, l'utilité de la psychanalyse - à condition que celle-ci veuille bien s'émanciper d'une scholastique forgée par Freud et immuable depuis un siècle. D'où, ce livre, cette Apostille, qui tout en résumant l'essentiel de ce qui était démontré dans le texte princeps, tente de voir à quoi pourrait ressembler une "psychanalyse non-freudienne ".
    D'où les développements consacrés au freudo-marxisme d'un Wilhem Reich, à la psychologie expérimentale d'un Janet, à la " psychanalyse existentielle " d'un Sartre, aux aperçus esquissés par Deleuze dans L'Anti-oedipe, voire à ceux de Jacques Derrida qui, dans un livre d'entretiens avec. Elisabeth Roudinesco, n'hésitait pas à ébranler les dogmes d'une " science " pour le moins incertaine.
    Précision : Michel Onfray n'a pas l'intention de devenir un " penseur anti-freudien officiel ". Il a traversé le champ freudien, dans le cadre de sa monumentale " Contre-Histoire de la Philosophie ". Cette Apostille clôt, pour lui, une polémique qu'il n'a pas souhaitée - et qui, désormais, s'éloigne de lui.

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  • Poursuivant son entreprise de démystification de vingt-cinq siècles d'écriture institutionnelle de l'histoire de la philosophie, michel onfray consacre ce cinquième volume de sa contre-histoire de la philosophie à montrer la dimension utopique des hédonismes libéraux du siècle dit de la révolution industrielle et à souligner la potentialité des hédonismes socialistes, communistes, libertaires et anarchistes.
    La lecture de mandeville, pour qui les vices privés constituent les vertus publiques, celle de bentham, qui annonce le bonheur pour tous grâce au marché libre tout en exigeant l'incarcération dans un panoptique de toute délinquance produite par la paupérisation libérale, celle de godwin, qui pense la société harmonieuse sous l'angle prophétique et luthérien, montrent que l'utopie libérale a commis des ravages et qu'elle en commet encore selon les mêmes principes.
    Contre la mythologie marxiste qui renvoie toute autre pensée socialiste du côté de l'utopie, michel onfray restaure un socialisme eudémoniste qui inaugure des formules modernes : féministe avec flora tristan, individualiste avec stuart mill, expérimental avec owen, gnostique, dionysiaque et écologique avec fourier, libertaire avec bakounine. ces penseurs offrent des occasions politiques de tourner le dos au libéralisme et au marxisme : ils incarnent une gauche inexploitée et pleine de promesses.

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