J'ai Lu

  • « Il est admis que 1984 et La Ferme des animaux d'Orwell permettent de penser les dictatures du XX? siècle. Je pose l'hypothèse qu'ils permettent également de concevoir les dictatures de toujours.
    Comment instaurer aujourd'hui une dictature d'un type nouveau ?
    J'ai pour ce faire dégagé sept pistes : détruire la liberté ; appauvrir la langue ; abolir la vérité ; supprimer l'histoire ; nier la nature ; propager la haine ; aspirer à l'Empire. Chacun de ces temps est composé de moments particuliers.
    Qui dira que nous n'y sommes pas ? » M. O.

  • Sagesse

    Michel Onfray

    Savoir vivre au pied d'un volcan. Comment se comporter dans une civilisation qui menace de s'effondrer ? En lisant les Romains, dont la philosophie s'appuie sur des exemples à suivre et non sur des théories fumeuses. Sagesse est un genre de péplum philosophique aux personnages hauts en couleur qui répond à des questions très concrètes : quel usage faire de son temps ? De quelle façon apprivoiser la mort ? Doit-on faire des enfants ? Qu'est-ce que tenir parole ? Qu'est-ce qu'aimer d'amour ou d'amitié ? Faut-il s'occuper de politique ? Que nous apprend la nature ? Dans l'attente de la catastrophe, on peut toujours vivre en Romain : c'est-à-dire droit et debout.

  • « La France est plus que jamais coupée en deux : non pas la droite et la gauche, non pas les libéraux et les anti-libéraux, non pas les progressistes et les souverainistes, mais d'une part ceux sur lesquels s'exerce le pouvoir, que je nomme le peuple, et d'autre part ceux qui exercent le pouvoir, les élites comme il est dit.
    Soyez résolus de ne plus servir et vous voilà libres ! Ce mot de La Boétie doit devenir l'impératif catégorique d'une gauche libertaire et populaire, populiste même si l'on veut, car il n'y a que deux côtés de la barricade, et je ne crains pas de dire que j'ai choisi le camp du peuple contre le camp de ceux qui l'étranglent. »

  • Décadence

    Michel Onfray

    Les pyramides égyptiennes, les temples grecs, le forum romain : autant de traces de civilisations mortes prouvant... qu'elles sont mortelles! La nôtre, vieille de deux mille ans, n'échappe pas à cette loi.
    On y trouve : des moines fous du désert, des empereurs chrétiens sanguinaires, des musulmans construisant leur «paradis à l'ombre des épées», de grands inquisiteurs, des procès d'animaux, la résurrection de Lucrèce, une révolution jacobine qui tue deux rois, des dictatures de gauche puis de droite, des camps de la mort bruns et rouges, sans parler de mille autres choses...
    Ce livre n'est ni optimiste ni pessimiste, mais tragique, car il ne s'agit plus de rire ou de pleurer, mais de comprendre.

  • Cosmos

    Michel Onfray

    « Trop de livres se proposent de faire l'économie du monde tout en prétendant nous le décrire. Cet oubli nihiliste du cosmos me semble plus peser que l'oubli de l'être. Les monothéismes ont voulu célébrer un livre qui prétendait dire la totalité du monde. Pour ce faire, ils ont écarté des livres qui disaient le monde autrement qu'eux. Une immense bibliothèque s'est installée entre les hommes et le cosmos, et la nature, et le réel. » Michel Onfray nous propose de renouer avec une méditation philosophique en prise directe avec le cosmos. Contempler le monde, ressaisir les intuitions fondatrices du temps, de la vie, de la nature, comprendre ses mystères et les leçons qu'elle nous dispense : telle est l'ambition de ce livre très personnel, qui renoue avec l'idéal grec et païen d'une sagesse humaine en harmonie avec le monde.

  • « J'ai subi un infarctus quand je n'avais pas encore trente ans, un AVC quelque temps plus tard, puis un deuxième en janvier 2018. Nietzsche a raison de dire que toute pensée est la confession d'un corps, son autobiographie. Que me dit le mien avec ce foudroiement qui porte avec lui un peu de ma mort ? La disparition de ma compagne cinq ans en amont de ce récent creusement dans mon cerveau, qui emporte avec lui un quart de mon champ visuel, transforme mon corps en un lieu de deuil. "Faire son deuil" est une expression stupide, car c'est le deuil qui nous fait. »

  • Tocqueville passe pour le penseur de la démocratie et de la liberté dans un monde qui n'aime ni l'une ni l'autre. En fait, à le lire vraiment, on découvre qu'il fut assez peu démocrate et très peu défenseur de la liberté : en effet, ce philosophe justifie le massacre des Indiens d'Amérique, la société d'apartheid, la violence coloniale en Algérie ou encore le coup de feu contre les ouvriers quarante-huitards demandant du travail et du pain. Il ne faut pas s'étonner qu'il ait pu servir à justifier la conversion du socialisme au libéralisme en 1983 et, sous couvert de droit d'ingérence, les guerres néocoloniales initiées dès 1990.
    Si l'on est blanc, catholique, européen, propriétaire, Tocqueville est le penseur ad hoc. Sinon, l'auteur de La démocratie en Amérique ne craint pas de justifier ce que l'on nomme aujourd'hui « ethnocide » ou « crime de guerre».

  • « Ce que la clique journalistique maastrichienne nomme recomposition depuis l'élection de son homme-lige n'est en fait qu'une décomposition [...]. Car Macron n'a pas tué le PS qui était déjà mort, il n'a pas fusillé les Républicains qui étaient déjà détruits, il n'a pas pulvérisé le FN déjà coupé en deux, il n'a pas tué Mélenchon qui était déjà faisandé, il n'a pas dessoudé l'extrême gauche qui était déjà atomisée...
    [...] Macron a simplement rassemblé sous son nom la rouerie et le cynisme de Mitterrand, la vassalisation et le pragmatisme de Chirac, l'énergie et l'hyperprésidence de Sarkozy, la roublardise et le sourire de Hollande : c'est l'homme de la synthèse construit par les médias aux mains de quelques-uns et par les marchés. Zéro de conduite propose la chronique de son début de règne. »

  • « Quand on croit à la politique, on a la manie du prie-Dieu, de la messe, du sermon, des excommunications, de l'eau bénite, du catéchisme, du bûcher, du bouc émissaire, du bréviaire, des burettes, des oraisons, mais surtout : des génuflexions.
    Quand on n'y croit plus et qu'on est devenu un athée de la politique, on devient libre. Dès lors, on voit comment le cinéma politico-médiatique a pour fonction de nous laisser croire qu'un changement d'homme apportera un changement de politique, alors qu'il n'en est rien. [...] Avoir observé la dernière campagne en voltairien pour la raconter au jour le jour n'en demeure pas moins un geste politique : car déchirer le voile des fictions contribue au démontage de la servitude volontaire. »

  • Pour mettre fin à une légende créée par Sartre et les siens, celle d'un Camus « philosophe pour classes terminales », d'un homme de gauche tiède, d'un penseur des petits Blancs pendant la guerre d'Algérie, Michel Onfray nous invite à la rencontre d'une oeuvre et d'un destin exceptionnels. Né à Alger, Albert Camus a appris la philosophie en même temps qu'il découvrait un monde auquel il est toujours resté fidèle, celui des pauvres, des humiliés, des victimes.
    Celui de son père, ouvrier agricole mort à la guerre, celui de sa mère, femme de ménage modèle de vertu : droiture, courage, sens de l'honneur, modestie, dignité. La vie philosophique d'Albert Camus, qui fut hédoniste, libertaire, anarchiste, anticolonialiste et viscéralement hostile à tous les totalitarismes, illustre de bout en bout cette morale solaire.

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  • Dans la version jacobine et robespierriste de la Révolution française, les femmes sont ignorées ou caricaturées. L'auteur tient à rétablir la vérité sur ce sujet et prouver que ces femmes révolutionnaires (telles Olympe de Gouges ou Charlotte Corday) avaient une cohérence d'action comme de pensée

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  • "Le centralisme qui fait de Paris la tête qui commande et des provinces un corps qui obéit a montré son inaptitude à incarner la démocratie qui reste formelle en ne produisant qu'une aristocratie d'élus insoucieux du peuple. [...] Je propose une révolution pacifique inspirée des Girondins de la Révolution française : redonner le pouvoir aux communautés, aux collectivités, aux régions, autrement dit : décoloniser les provinces.Le communalisme libertaire, les élections dans des parlements régionaux, l'autogestion sur le terrain sont seuls susceptibles de fournir des contre-pouvoirs efficaces à l'effondrement de la formule jacobine de la démocratie.
    La politique ne doit plus être une affaire de commettants qui délèguent mais de citoyens qui décident." M.O.

  • Vingt siècles de christianisme ont fabriqué un corps déplorable et une sexualité catastrophique.
    A partir de la fable d'un Fils de Dieu incarné en Fils de l'Homme. un mythe nommé Jésus a servi de premier modèle à l'imitation : un corps qui ne boit pas. ne mange pas, ne rit pas. n'a pas de sexualité - autrement dit un anticorps. La névrose de Paul de Tarse. impuissant sexuel qui souhaite élargir son destin funeste à l'humanité tout entière. débouche sur la proposition d'un second modèle à imiter : celui du corps du Christ.
    à savoir un cadavre. Sur le principe de cette double imitation. un anticorps angélique auquel on parvient en faisant mourir son corps au monde. les Pères de l'Eglise. dont saint Augustin. développent une théologie de l'éros chrétien : un nihilisme de la chair. Le modèle de jouissance devient le martyr qui jouit de souffrir et de mourir pour gagner son paradis. Une seconde théologie de l'éros chrétien passe par Sade et Bataille.
    Deux défenseurs de l'éros nocturne chrétien : identité de la souffrance et de la jouissance. mépris des femmes. haine de la chair, dégoût des corps. volupté dans la mort. L'antidote à ce nihilisme de la chair se trouve dans le Kâma-sûtra, un antidote violent à La Cité de Dieu d'Augustin. Sous le soleil de l'Inde. l'érotisme solaire suppose une spiritualité amoureuse de la vie. l'égalité entre les hommes et les femmes.
    Les techniques du corps amoureux. la construction d'un corps complice avec la nature. la promotion de belles individualités, masculines et féminines. afin de construire un corps radieux pour une existence jubilatoire. Le Souci des plaisirs raconte l'obscurcissement chrétien de la chair, et propose une philosophie des Lumières sensuelles.

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  • Manifeste hédoniste

    Michel Onfray

    M. Onfray présente un condensé de sa philosophie en défendant une valeur, l'hédonisme, tout en réunissant des contributions de personnalités dont les parcours font écho à son engagement : Jean-Luc Mélenchon, Juliette, Ingrid Astier, Alain Jugnon, Titouan Lamazou, etc.

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  • « La philosophie est d'abord l'art de mener une vie philosophique. » Ce journal, tenu au fil de ces dernières années, est une plongée dans l'univers de Michel Onfray.
    On y croise des philosophes qu'il admire, de Diogène à Proudhon en passant par Montaigne. Mais on y parle aussi de politique, de laïcité et d'anarchisme, de littérature, d'art ou de musique.
    Lectures personnelles, réflexions sur l'actualité, rencontres amicales ou souvenirs d'enfance, tout y est matière à s'étonner et à penser. Et à se demander sans relâche : « Comment mener une vie philosophique ? »

  • Abrégé hédoniste

    Michel Onfray

    "La philosophie hédoniste est une proposition psychologique, éthique, érotique, esthétique, bioéthique, politique... Elle propose un discours sur la nature des choses afin que tout un chacun puisse trouver sa place dans une nature, un monde, un cosmos dans la perspective d'une vie réussie, la vie réussie se définissant comme celle qu'on aimerait revivre s'il nous était possible d'en vivre une à nouveau." Cet abrégé reprend le texte du Manifeste hédoniste (Autrement, 2011) dans lequel Michel Onfray s'est plu à développer un thème qui est au coeur de son travail.

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  • « Il ne s'agit pas de devenir un sage, mais d'installer le plus possible de sagesse dans son existence. » En créant en 2002 l'Université populaire de Caen, Michel Onfray s'inscrit dans la droite ligne de l'idéal des Lumières cher à Condorcet : « Obtenir de la puissance publique une instruction qui rende la raison populaire. » L'Université populaire n'est pas l'université de Victor Cousin, ni de quiconque. Elle n'est pas la réponse libérale à la demande contemporaine croissante de philosophie, ni une machine à générer des bénéfices, un club théorétique, une université ouvrière, une école de marxisme, pas même une institution jacobine centralisée, mais un dispositif épicurien, une communauté d'amis partageant le même désir : faire la révolution sans prendre le pouvoir. Rendre la raison populaire est suivi d'un texte d'Élisée Reclus sur l'éducation.

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  • Le temps de l'etoile polaire - journal hedoniste Nouv.

  • Vingt siècles de christianisme ont imposé une conception du corps déplorable et une sexualité catastrophique, par l'imitation d'un Corps qui ne boit pas, ne mange pas, ne rit pas et n'a pas de sexualité.
    Si les Pères de l'Eglise ont développé une théologie de l'Eros chrétien avec la souffrance et la négation du corps, Sade et Bataille seront les défenseurs du versant " nocturne " de cet Eros : mépris des femmes, dégoût des corps, volupté dans la mort. Quel antidote à ce nihilisme de la chair ? A ce mépris d'un Occident castrateur, Michel Onfray substitue un érotisme solaire, directement inspiré du Kâma-sûtra et de la spiritualité indienne.
    Un essai salvateur, qui propose une philosophie des Lumières sensuelle : construire un corps radieux pour une existence jubilatoire.

  • Rassemble des contributions, issues de conférences de l'Université populaire de Caen, dans les domaines de la littérature, du cinéma, de la mythologie, de la religion, de la philosophie, de l'histoire, de la politique, etc. sur la figure du monstre et le concept de monstruosité.

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