• « En savourant le livre Un été avec Montaigne d'Antoine Compagnon, je me suis dit sur le mode de la plaisante- rie : à condition de passer l'hiver avec Schubert. Et je me suis piqué au jeu. Schubert m'est toujours apparu comme une sorte de chaînon entre Mozart et... Proust.
    Une quarantaine de textes ont vu le jour, au moment où les nuits sont longues. Le portrait d'un homme ter- riblement émouvant m'est apparu. Un coeur pur, un grand esprit, le meilleur des amis. Et toujours seul.
    Premier des romantiques tout en demeurant un clas- sique, Schubert reste le plus mystérieux des composi- teurs. Parce que sa musique éprouve la douleur sans cesser de sourire et qu'elle regarde la mort droit dans les yeux tout en nous faisant aimer la vie.
    Cet art subtil répond étonnamment à la crise de notre époque en nous offrant une introspection lucide et cou- rageuse, une mystique tendre pour écouter le monde autrement. Et tellement d'amour. »

  • À vingt ans, beau comme un demi-dieu, Brahms fait une rencontre qui va changer sa vie et le cours de l'histoire de la musique. Schumann célèbre son génie, tandis que le jeune homme tombe amoureux de Clara Schumann - la femme du compositeur et la plus grand pianiste de ces années.

    Une tragédie succède à cette épiphanie : Schumann est enfermé, il meurt, et le destin de la musique allemande échoit entre les mains de Brahms.

    Alors que le monde de l'art ne jure plus que par l'innovation et le progrès, Brahms va se lever, seul contre tous, et démontrer qu'on peut aller encore plus loin en regardant derrière soi. Chantant les beautés de la nature et puisant au plus profond de lui-même, il écrira la musique la plus parfaite et la plus originale qui soit.

    Après Un hiver avec Schubert, Olivier Bellamy guide le lecteur dans l'oeuvre et l'histoire de Brahms en 44 textes ciselés, documentés et sensibles. Le compositeur le plus secret de son époque nous devient aussi proche qu'un membre aimé de notre propre famille...

  • C'est le livre d'une vie entière consacrée aux mystères du plus paradoxal, du plus essentiel, et du plus solitaire des instruments de musique. Des premiers sons grêles et chantants entendus dans le ventre de ma mère à mes premières gammes sur le Pleyel familial. Des milliers d'heures à écouter des disques pour tenter de comprendre comment de grands fous prophétiques parviennent à recréer un monde à travers les Impromptusde Schubert ou les Préludes de Debussy. Jusqu'à toutes ces rencontres à travers le monde avec ces drôles d'animaux appelés pianistes qui vivent mille vies à travers un fabuleux répertoire, une prodigieuse littérature, sans réussir à en conduire véritablement une. De A comme " Accord " à Z comme " Zut ". Nous entrons dans l'intimité de Chopin, Liszt, Cortot, Rubinstein, Horowitz, Gould. Sans se priver de réflexions sur la critique, les professeurs, la technique, la sonorité et des entrées sur le " cinéma ", la " main gauche " ou les pianistes " aveugles ".

  • En 1936, commence l'une des purges staliniennes les plus sanglantes de l'histoire bolchévique. C'est le moment que choisit Serge Prokofiev pour revenir en URSS et s'y installer avec sa famille. C'est le moment aussi où il écrit et compose Pierre et le Loup, son célèbre conte musical pour enfants. Le Mozart russe s'est jeté « dans la gueule du loup ». Il n'en sortira plus jamais jusqu'à sa mort.
    Dans ce roman drôle et cruel, l'auteur imagine les circonstances et les conséquences tragiques de cette décision. À travers le destin d'un homme, c'est l'histoire de la première moitié du XXe siècle que nous revivons. Le Paris brillant et cosmopolite, la guerre, l'im¬placable machine soviétique. C'est aussi le portrait saisissant d'un compositeur de génie qui traverse les flammes de l'enfer pour tutoyer le divin. Et celui d'une femme libre qui paiera cher le prix de son amour absolu. C'est enfin le chemin de croix que parcourt tout artiste entre le Bien et le Mal.

  • Requiem pour un chat

    Olivier Bellamy

    - Un sujet très populaire : les chats.
    - Un récit intime et émouvant, où se mêlent humour et délicate mélancolie.
    - Une écriture mélodieuse sur un chagrin universel que chacun rendra personnel.

    La disparition d'un être cher nous bouleverse parfois au-delà de ce qu'on pouvait imaginer. Dans le cas d'un animal familier, c'est l'âme silencieuse d'une maison qui s'en va. Comme si le piano familial devenait muet. Le chagrin qui nous étreint alors s'apparente à la fois à un chagrin d'enfant dont la fulgurance semble devoir durer toujours, et à une peine d'adulte, lourde de souvenirs anciens et de blessures enfouies.
    Pendant la maladie de sa chatte Margot, Olivier Bellamy a tenu un registre médical qui est vite devenu un journal sentimental. Dans cet état de vulnérabilité propice aux rendez-vous vrais, il s'est rapproché des vivants, notamment de sa mère pour mieux comprendre les griffures du passé. Il a aussi vu réapparaître des fantômes, en particulier un amour perdu qui traversa la vie comme un chat sauvage.
    Dans ce livre sensible et non dénué d'humour, le journaliste musical préféré des Français compose une émouvante « sonate des adieux », où il se dévoile comme malgré lui, et marque d'une voix qui sonne juste son entrée en littérature.

  • Sur commande
  • 64 compositeurs incontournables dans l'histoire de la musique classique sont présentés dans cet ouvrage, qui s'adresse autant aux mélomanes avertis qu'à ceux qui souhaitent être pris par la main pour découvrir l'univers de la musique classique. De Guillaume de Machaut "l'Orphée médiéval" à George Gershwin "lien entre classique et jazz", tous les grands noms sont présents, comme Monteverdi, Vivaldi, Bach, Haydn, Mozart, Beethoven, Rossini, Schubert, Berlioz, Schumann, Wagner, Offenbach, Debussy, Strauss, Stravinsky, Prokofiev... Olivier Bellamy relate leur vie, leur parcours avec brio, malice, affection. D'ailleurs, l'auteur avertit dès les premières pages : il ne s'agit pas d'un livre exhaustif mais plutôt d'un florilège d'artistes pour lesquels il a eu un véritable coup de coeur. Pour chacun d'eux, il a choisi une oeuvre emblématique qu'il commente et replace dans son contexte, ainsi qu'une discographie et un morceau musical pour s'initier. Un ouvrage grand public, captivant et didactique, accompagné de la "play-list" d'Olivier Bellamy en 2 CD.

    Sur commande
  • 30 ans le Bel âge : Au fil des ans le trio Wanderer est devenu le trio pour piano, violon et violoncelle de référence dans le monde. Belle occasion de raconter la fabuleuse histoire de ces trois virtuoses à la forte personnalité, de leur apprentissage avec le célèbre Quatuor Amadeus au Triple Concerto de Beethoven sous la direction de Yehudi Menuhin, de leurs succès à la Folle Journée de Nantes à leurs tournées triomphales au Japon.
    A travers quelques rencontres Olivier Bellamy a saisi la personnalité de chaque membre du Trio . Ils se livrent en profondeur sur leur manière de travailler, de répéter, d'enregistrer, de vivre. Ainsi que sur la complémentarité de leurs caractères, sur la crise qu'ils ont traversée au moment du départ du Guillaume Sutre jusqu'à l'arrivée providentielle de Jean-Marc Phillips. C'est une histoire artistique exemplaire, c'est aussi une passionnante aventure humaine.

  • La folie pastre - recit Nouv.

    Lily ? Lily Pastré ? La Lily Pastré ? Célèbre auprès des mélomanes pour avoir été à l'origine du Festival d'art lyrique d'Aix-en-Provence, la comtesse Pastré (1891-1974) a été bien plus qu'un riche mécène. Voici le récit de la vie d'une grande excentrique, d'une grande généreuse, d'une grande amie des artistes, des années folles aux Trente Glorieuses en passant par le tourbillon de la Deuxième Guerre mondiale.Née à Marseille, héritière des célèbres apéritifs Noilly Prat, elle épouse un aristocrate et vit à Paris dans un entre-deux-guerres tourbillonnant de fêtes et de concerts. Sa passion première, c'est la musique. Elle est l'amie des plus grands compositeurs et interprètes du moment. Dans sa villa du sud de Marseille, elle reçoit des personnalités aussi diverses que Christian Bérard et Édith Piaf, Luc Dietrich et André Masson. Pendant la guerre, au risque de sa vie, elle cache et aide des musiciens juifs, tels Clara Haskil et Darius Milhaud, les sauvant d'une mort certaine. Elle apporte son soutien à l'Américain Varian Fry, qui a arraché des milliers de vies à l'occupant nazi.Dilapidant son immense fortune en transformant son domaine en une Villa Médicis du sud de la France, elle cofonde le festival d'Aix qui, à la sortie de la guerre, signifiait le retour de la France comme grande nation artistique.À travers le destin hors du commun d'une femme à la personnalité fascinante, c'est aussi une partie méconnue de l'histoire de Marseille qui revit. Lily Pastré incarne la démesure d'une cité au caractère insoumis depuis la nuit des temps et la liberté d'une Provence cosmopolite dont tant d'artistes sont tombés amoureux.

  • Martha Argerich raconte Nouv.

    « Génie du piano », « miracle de la nature », « cyclone argentin », ou encore « lionne du clavier », les expressions ne manquent pas pour qualifier Martha Argerich.
    Née en 1941, cette pianiste de légende, qui règne sur la scène mondiale depuis des décennies, fascine par la puissance de son jeu et le mystère de sa personnalité. Son tempérament indomptable, son caractère libre et indépendant en font un personnage très atypique dans le monde de la musique classique.
    La biographie qu'Olivier Bellamy lui a consacrée en 2010 a fait événement tant Martha Argerich s'est peu confiée sur son parcours et sa vie. Traduite dans une quinzaine de langues, elle reste le seul ouvrage auquel Martha Argerich ait accepté de collaborer.
    À la faveur du quatre-vingtième anniversaire de l'artiste, Martha Argerich raconte donne à lire la retranscription des trois entretiens qu'elle a accordés à Olivier Bellamy. Une occasion unique d'entendre sa voix, dans toute son authenticité.

  • Un jour que Beethoven prenait le thé dans une famille viennoise, on en vint à parler de Mozart. "Quel opéra de Mozart préférez-vous?" Tout le monde attendait Don Giovanni, le plus réputé à l'époque, "La Flûte enchantée", répondit Beethoven qui ajouta, levant les mains au-dessus de la tête et prenant les cieux à témoin : "O Mozart !".
    Et pourtant, les dix dernières années de la vie viennoise de Mozart ont été particulièrement étranges et tragiques : brillantes au début, pauvres et négligées du public à la fin. Les conditions de ce déclin sont un des grands mystères mozartiens. La correspondance atteste la volte-face du public viennois.
    Déjà, en avril 1788, il avait lancé une souscription pour trois nouveaux quintettes à cordes... La même année, c'était aussi l'été des trois plus grandes symphonies du siècle : K 543, K 550 et 551. Les oeuvres de Mozart étaient alors de purs miracles, mais personne à Vienne n'en voulait plus. La plupart des gens trouvaient sa musique trop difficile et pourtant La Flûte enchantée, composée au cours de l'été 1791,  populaire et savante à la fois, est pour beaucoup le chef d'oeuvre du compositeur. Il s'agit en tout cas assurément d'une oeuvre testamentaire, ultime opéra achevé quelques semaines avant sa mort par un Mozart à l'acmé de son génie.
    C'est dans ce contexte d'intense créativité, mais aussi de fin d'existence, qu'Olivier Bellamy obtient de Mozart une série d'entretiens.

  • La première biographie de la grande pianiste Martha Argerich, accompagnée d'un cahier photo en noir et blanc, ainsi que d'une discographie commentée.
    Née à Buenos Aires en 1941, Martha Argerich a commencé le piano en Argentine à l'âge de cinq ans avec Vincenzo Scaramuzza. Considérée comme une enfant prodige, elle s'est produite sur scène très tôt. En 1955, elle se rend en Europe où elle étudie à Londres, à Vienne et en Suisse avec Seidlhofer, Gulda, Magaloff, Madeleine Lipatti et Stefan Askenase. À seize ans, Martha Argerich remporte coup sur coup les premiers prix des concours de Bolzano et de Genève. Sa victoire en 1965 au concours Chopin de Varsovie achève de faire d'elle une légende.
    Sa carrière n'est dès lors qu'une succession de triomphes. Invitée permanente des plus grands orchestres, elle multiplie les concerts et les enregistrements discographiques. Depuis 1976, elle se consacre presque exclusivement à la musique de chambre avec les pianistes Nelson Freire, Alexandre Rabinovitch, le violoncelliste Mischa Maisky et les violonistes Gidon Kremer ou Itzhak Perlman.
    Mariée plusieurs fois (notamment au chef d'orchestre Charles Dutoit et au pianiste Stephen Kovacevich), Martha Argerich a trois filles de trois pères différents. Elle vit entre Paris, Bruxelles et Genève.
    Sa personnalité riche, son caractère libre et indépendant, sa vie de bohème en font un personnage très atypique dans le monde de la musique classique. Elle a toujours refusé de se plier à quelque discipline que ce soit, n'hésitant jamais à annuler un concert à la dernière minute, ou au contraire à venir jouer à l'improviste.
    Olivier Bellamy retrace ici la vie de cette artiste indomptable, dont le jeu a été comparé maintes fois à celui d'Horowitz.

  • Tous les jours, de dix-huit heures à dix-neuf heures trente, sur Radio Classique, Olivier Bellamy invite une personnalité qui vient « parler musique » avec lui au cours de son émission « Passion classique ». Il a invité, invite et invitera tout ceux qui se sont fait un nom dans le monde de l'art, du cinéma, de la politique, etc. D'Anémone à Zazie, en passant par Fanny Ardant, Bertrand Blier, Carole Bouquet, Alain Corneau, Gérard Depardieu, Françoise Hardy, Karl Lagerfeld, Mimi Mathy, Bernard Pivot, Sempé..., la liste des personnalités est longue. Les invités d'Olivier Bellamy font le choix d'oeuvres musicales qu'ils aiment, lesquelles sont diffusées sur la station pendant l'émission. Chaque interview est précédée d'une courte biographie et suivie de la liste des oeuvres retenues pour l'émission. Plus de cinquante interviews ont été sélectionnées dans ce livre.

    Sur commande
  • Révélée en 1957 au Festival d´Aix-en-Provence, Teresa Berganza est l´une des cantatrices les plus universellement aimées et respectées. Baptisée « la Carmen du siècle » par Herbert von Karajan, idéale dans Mozart et Rossini, la mezzo-soprano espagnole a bâti une carrière exemplaire dans les plus grands opéras du monde.

    À l´occasion de ses quatre-vingts ans, elle livre sa vérité avec un humour décapant et beaucoup de sensibilité : son enfance dans l´Espagne franquiste, ses rencontres avec Otto Klemperer, Carlo Maria Giulini ou Claudio Abbado, sa relation forte avec Maria Callas, ses partenaires favoris comme Alfredo Kraus, Luigi Alva ou Plácido Domingo, mais aussi tout ce qui fait l´amour et la vie d´une femme.

    Au fil de ses souvenirs et de ses passions, nous découvrons une personnalité étonnante où se rejoignent l´idéal de Don Quichotte et la fraîcheur d´âme de Sancho Panza.

  • À la veille de ses soixante-dix ans, la plus francophile des sopranos anglaises a choisi de se raconter à Olivier Bellamy. Celle que Carlos Kleiber appelait « la meilleure du monde » - et affectueusement « Meine Marschmallow » en référence à la Maréchale du Chevalier à la rose -, retrace ainsi son enfance, sa formation, ses rencontres, ses grands rôles : merveilleuse dans Mozart et dans Strauss, interprète bénie des dieux de la mélodie française et de l'opérette, elle se livre sans détour avec toute la fantaisie et l'autodérision qui sont les siennes.
    Le livre comprend également un cahier de photos inédites.

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