• Dictionnaire de poétique Aristote est le premier, dans sa Poétique, à avoir analysé le langage propre à la poésie.

    C'est un art dont les procédés n'ont cessé de se modifier et, depuis qu'«on a touché au vers», comme le notait Mallarmé en 1894, les formes se sont particulièrement diversifiées. Autant de transformations qui ne sont jamais reniement.

    Ouvrage de synthèse, ce dictionnaire, où sont cités plus de 150 auteurs, explique et illustre, outre les règles de la versification et l'histoire de leur évolution, les traits spécifiques du langage poétique, comme le jeu des sonorités, les variations du rythme, le statut du mot, les tropes, les images.

    /> Avec ses 285 rubriques, son index raisonné des articles, le Dictionnaire de poétique répond aux questions formelles posées par l'étude et la lecture de tout poème. Il permet de comprendre comment «on naît poète» (Cicéron), mais aussi comment on peut le devenir.

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  • Lorsqu'il mourut le 30 novembre 1900, Oscar Wilde, anéanti par deux années d'incarcération à la suite de sa condamnation pour " outrage aux moeurs ", n'existait plus guère aux yeux du monde : cruel et étonnant destin pour l'un des artistes les plus doués de son temps, broyé par l'hypocrisie et la bonne conscience. Doué, Wilde l'était assurément : poésie, roman, nouvelles et contes, théâtre, essais critiques et journalisme, il n'est guère de domaine auquel il n'apportât sa contribution essentielle et novatrice. Rêveur des mots et magicien des songes, maître des formes et ennemi des prétentions gourmées et des médiocrités autosatisfaites, il a défendu ses convictions et rompu des lances jusqu'à se briser contre l'airain de l'ordre établi. Toujours admirable ? Non pas. Mais vivant et tourmenté, délicieux et insolent, généreux et partial dans ses appréciations, ses amours et ses amitiés, selon que le vent fut bon ou mauvais. Oscar Wilde ? Un écrivain de génie et un être de désir.

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  • La scène anglaise contemporaine est le témoin d'une radicalisation des partis pris, esthétiques comme politiques.
    Sous la plume inspirée d'artistes visionnaires et de poètes-dramaturges, le " New brutalism " et les " In-Yer-Face " côtoient ainsi le minimalisme intimiste d'un Pinter ou d'un Crimp, le " docu-drama " et le réalisme féministe, la comédie brillante d'un Stoppard. Fatigué de l'impasse postmoderne, le millénaire naissant invente de nouvelles formes dramatiques et s'emploie repenser les genres. Les textes réunis ici cernent les contours de ces dramaturgies novatrices qui célèbrent, chacune à sa manière, un théâtre transgressif et nécessaire.
    Consensuelles dans la subversion, les grandes voix du théâtre contemporain ont leur place dans ce panorama. Harold Pinter, Edward Bond, Tom Stoppard, Caryl Churchill, Sarah Daniels, David Hare, David Edgar, Peter Barnes, Howard Barker, Martin Crimp et Sarah Kane explorent la complexité de notre société et mettent en garde contre ses funestes dérives. Le volume se conclut sur un texte important et inédit d'Edward Bond.

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  • Lucrèce n'est pas une femme se penche sur l'existence d'un homme transgenre âgé de 86 ans. Présenté sous la forme d'un glossaire alphabétique et thématique, ce livre est un dialogue drôle, débridé et intelligent entre deux personnalités qu'a priori tout opposait mais qui se sont pourtant trouvées : l'auteur, Pascal Aquien, un universitaire, et André B. devenu Lucrèce, un artiste travesti de cabaret dont la route croisa celle de célébrités telles que Jean Marais et Marlene Dietrich. Les entrées de ce glossaire permettent une lecture libre, comme le fut la vie de la principale intéressée. Chacun s'amusera à la reconstituer à la manière d'un puzzle et s'interrogera sur l'enseignement que peut tirer tout être humain à jouer un rôle, imposé ou nécessaire.

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  • Les sommets de l'Etat fascinent plus que jamais, et les médias nous entraînent toujours plus dans les péripéties qui construisent ce que Françoise Giroud avait appelé la «comédie du pouvoir» : ses éblouissements, ses éclats, mais aussi ses coulisses, ses zones d'ombres, réelles ou fantasmées... L'objectif de cet abécédaire est de faire la part entre le jeu des structures pro-fondes qui pèsent sur la vie politique locale et les évolutions sur le long terme.
    Il s'agit de prendre de la hauteur par rapport au feuilleton des réformes pour rappeler la relative stabilité des mécanismes qui déterminent notre rapport à la vie locale. La question des élections est évidemment centrale, car les trois scru-tins locaux (municipales, cantonales, régionales) jouent un rôle essentiel dans l'activation des identités locales et de la culture démocratique. Mais la vie politique locale est aussi très marquée par le rapport des citoyens à l'action publique : ils désirent de plus en plus en être informés et même y être associés (démocratie participative), et obligent les élus à repenser les routines décisionnelles.
    C'est sur ce terrain que la décentralisation, dont on a fêté les 30 ans en 2012, a produit ses effets les plus forts. Elle n'opère pas seulement un déplacement du processus décisionnel : elle réalise également un déplacement des imaginaires. Il s'agit plus que jamais pour les élus locaux de chercher à faire exister le territoire comme acteur et sa population comme communauté. Ce sont ces mutations profondes que ce petit opus souhaite mettre en lumière.

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