• « De quelque côté que l'on se tournât, on ne voyait qu'une étendue bleu nuit, irisée d'écume, qui semblait s'ingénier à repousser l'horizon. Ce voyage n'aurait jamais de fin. Ou plutôt il conduirait le navire aux Enfers. » À la Martinique, au début du XVIIIe siècle, le jeune et riche noble Gabriel-Mathieu d'Erchigny rêve de parcourir le monde. Lorsqu'il découvre l'existence du café, il décide d'implanter ce breuvage à la mode chez lui, aux Antilles. Or, le Jardin royal des Plantes à Paris conserve quelques caféiers, sous étroite surveillance. Comment faire pour les dérober ? Si le hasard des rencontres jouera en la faveur de l'ambitieux aventurier, son odyssée ne fait que commencer...

  • «Dès le premier jour sur cette terre d'Amérique, je me jurai que personne ne me marcherait plus sur les pieds ni ne me traiterait en petite Négresse. Personne!».

    New York, années 1920-1940. Venue de sa Martinique natale, Stéphanie St-Clair devient reine de la loterie clandestine. Surnommée «Queenie» par le milieu, elle affronte la pègre noire et la mafia blanche. Traversant avec panache toutes les époques - de la Première Guerre mondiale au début du Mouvement des droits civiques -, elle devient une icône à Harlem, mais aussi dans nombre de ghettos noirs du nord des États-Unis.
    Ce roman rend justice à celle qui fut, outre une femme-gangster impitoyable et cruelle, un précurseur de l'affirmation féministe afro-américaine.

  • Man Hortense a perdu son fils Théodore, coupeur de canne émérite, à la bataille de la Marne, pendant la guerre de 14-18. Il faisait partie du «Bataillon créole» dans lequel des milliers de jeunes soldats s'enrôlèrent pour aller combattre dans la Somme, la Marne, à Verdun et sur le front d'Orient.
    C'est du point de vue martiniquais que Raphaël Confiant a choisi de nous faire vivre cette guerre. Il y a donc Man Hortense ; mais aussi Lucianise, qui tente d'imaginer son frère jumeau Lucien à Verdun ; Euphrasie, la couturière, qui attend les lettres de son mari, Rémilien, prisonnier dans un camp allemand. Et, à leurs côtés, ceux qui sont revenus du front : rescapés, mutilés et gueules cassées créoles...
    Éloge de la mémoire brisée et sans cesse recousue, Le Bataillon créole donne la parole à ces hommes et à ces femmes qui, à mille lieues des véritables enjeux de la Grande Guerre, y ont vu un moyen d'affirmer leur attachement indéfectible à ce qu'ils nommaient la «mère patrie».

  • " Seuls les rares étrangers, qu'on dérisionnait sous le vocable d'"emmenés-par-le-vent", à s'aventurer dans cette partie du quartier des Terres-Sainville, parfois cognaient, en vain, sur la porte d'entrée en quête d'une chambre.
    Inévitablement, ces pauvres bougres étaient accueillis par les braillements d'une plantureuse négresse, qui bordillait la cinquantaine, Man Florine, celle-ci trouvant là l'occasion d'étaler sa défiance envers la gent masculine et de l'univers entier tout à la fois ; "On veut quoi ? Y a pas de chambres pour baiser ! Ce sont des gens de bien qui habitent ici ! Si vous cherchez une catin, allez donc à la Cour Fruit-à-Pain !" ".
    L'Hôtel du Bon Plaisir a connu bien des histoires depuis sa construction. Ses pittoresques habitants représentent la société créole dans toute sa truculence.

  • Adèle, fille cadette de Victor Hugo, s'est enfuie en Amérique à la recherche de son amant, l'officier anglais Albert Pinson. D'Halifax au Canada, à la Barbade, dans l'archipel des Antilles, Adèle poursuit un homme qui n'existe peut-être pas... Son esprit est dérangé et elle erre sur les quais de Bridgetown, capitale de la Barbade, lorsqu'elle est recueillie par Céline Alvarez Bàà, sauvée in extremis d'une déchéance absolue. Céline, solide Négresse, est une pacotilleuse qui parcourt les îles et la terre ferme, de Saint-Domingue à Carthagène des Indes, de Cayenne à La Havane, munie de lourds paniers caraïbes. Se prenant d'affection pour Adèle, elle décide de l'emmener à Saint-Pierre de la Martinique, le « petit Paris du Nouveau Monde », puis de la raccompagner en France chez son illustre père...
    Raphaël Confiant dresse deux beaux portraits de femmes et nous révèle, dans une langue riche des sonorités de toutes les langues parlées aux Antilles, une des facettes, insoupçonnée, du choc entre l'Ancien et le Nouveau Monde...

  • Nuée ardente

    Raphaël Confiant

    Le 8 mai 1902, une gigantesque éruption volcanique détruisait Saint-Pierre, capitale de la Martinique. 30 000 personnes perdirent instantanément la vie, sauf un condamné à mort, Syparis, emprisonné dans un cul-de-basse-fosse. Tout un monde créole riche et coloré, fait d'affrontements sévères entre Grands Blancs, mulâtres et Noirs, d'amours violentes et d'amitiés tourmentées, de dur labeur et de festivités carnavalesques, disparaissait à jamais.
    Raphaël Confiant tente de le ressusciter au travers d'une fresque brûlante où l'on croisera des personnages aussi hauts en couleur que le négociant Dupin de Maucourt, le professeur de philosophie mulâtre Pierre-Marie Danglemont et sa bande de noceurs, Syparis, maître ès larcins, et l'énigmatique Lafrique-Guinée. D'étonnantes figures féminines se dégagent : des femmes-matador telles que Thérésine, Hermancia ou Mathilde, des femmes-debout comme la lessivière Marie-Égyptienne ou Rose-Joséphine et la mystérieuse quarteronne Edmée Lemonière, à qui Danglemont voue une passion qui n'est point payée de retour.

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  • "Dorsival réalisait quun des trois grains avait été escamoté. Il lui fallait trouver le dé lesté de plomb et léchanger. Vite! Mais tous, maintenant, surveillaient ses manches, ses bras, ses mains. Car tous savaient que les commandeurs des dés étaient de prodigieux tricheurs. Il ny avait dans leurs yeux aucune once damicalité. Ceux-là mêmes qui à linstant raillaient Rosalien se rappelaient, maintenant que le vent avait tourné, que Chérubin nétait pas un nègre dici. À force de palper les dés du bout des doigts, il découvrit le grain pesant.
    Tonnerre de sort! pensa-t-il." Dans la Martinique des années cinquante, Rosalien est un "major", respecté de tous. Il a bâti sa fortune dans les tripots et en pariant sur les combats de coqs. Mais rien nest immuable et Rosalien l'apprend à ses dépens. Raphaël Confiant nous offre la chronique picaresque dune société que vient ébranler la modernité.

  • Les Terres-Sainville, un quartier populaire de Fort-de-France, à la fin 1959. L'émeute surgit, sans que personne l'ait prévue. Les forces de l'ordre tirent sur ce peuple qui attendait tout de celui qu'il appelait « Papa de Gaulle »... Autour de ce drame, Raphaël Confiant déploie mille aventures, celles de personnages hauts en couleur. De madame Villormin, tenancière de boxon clandestin, à Ancinelle Bertrand, au déhanchement prometteur, en passant par le distingué monsieur Jean, émule de Saint-John Perse et coureur de jupons, tous sont les représentants de ce peuple unique, qui puise dans quatre continents, trois religions et une foultitude de langues.

    Par la grâce de cette langue tout à la fois pulpeuse et drue qu'est le français des Antilles, Raphaël Confiant mêle le tragique au comique pour restituer une tranche de vie de l'histoire de son peuple.

  • Dans les années cinquante, le bruit courut qu'une de ces jarres contenait aussi des livres aux pouvoirs mystérieux. Ces livres semblent à portée de main d'Augustin Valbon. A moins qu'il ne s'agisse d'un mirage, ou d'une diablerie... Si elle est bien réelle, cette découverte pourrait changer le destin du jeune homme ! Car pour l'instant en rupture de ban avec sa famille bourgeoise, Augustin vivote dans le quartier mal famé des Terres-Sainville...
    Quête initiatique et formidable roman d'aventures, La Jarre d'orest aussi une réflexion sur le mystère de l'écriture et la condition de l'écrivain dans une culture dominée par l'oralité.

  • « À nous nommer et nous surnommer tous "Chine", ils croient nous plonger dans l'indistinct. Ils ne se rendent pas compte que, le temps ayant fabriqué du temps, nous avons fini par devenir eux. Non pas le "Eux" qu'ils étaient avant notre débarquée dans ce pays-là, mais un nouveau "Nous".
    Notre sang s'est mêlé au leur, à leur corps tantôt défendant tantôt désirant, nos voix se sont confondues peu à peu avec leurs chants, avec leurs rires. » Pour les immigrants chinois du XIXe siècle, l'arrivée en Martinique constitua un choc culturel. Raphaël Confiant retrace, à travers l'histoire de trois familles de l'empire du Milieu, l'épopée oubliée de ces milliers d'hommes et de femmes forcés d'abandonner leur pays et sommés de s'adapter à une culture et une langue nouvelles.

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  • À l'heure des grandes famines en Inde, Adhiyamân Dorassamy s'embarque pour une redoutable traversée, celle des deux océans, pour ne pas finir comme ses parents dans la panse des chacals. Fuir la misère et échouer aux Antilles, les «Indes occidentales», pour remplacer les esclaves désormais affranchis dans les plantations de cannes à sucre, fut le lot de milliers de «Coulis». Aveuglément soumis aux planteurs, ostracisés par les Nègres et les Mulâtres, diabolisés par le catholicisme omnipotent qui fait la guerre aux dieux païens, ces Indiens inventent un art de la survie et s'insèrent dans le monde créole auquel ils apportent leur douceur et leurs multiples divinités.
    À travers deux générations de Dorassamy, Raphaël Confiant éclaire une face méconnue de l'identité antillaise en révélant la part indienne de la créolité : un univers baroque servi par une langue métisse nourrie de la poésie du créole et des sonorités mystérieuses du tamoul.

  • LE NEGRE ET L'AMIRAL 1939- 1945. Cernée de sous-marin allemands, convoitée par les Alliés, la Martinique reste française. Sous la houlette de l'amiral Robert, envoyé plénipotentiaire de Pétain, la voilà soumise aux lois et aux rites de Vichy.
    C'est cette rencontre tragique et dérisoire entre tropiques et ';Révolution nationale'; que l'on revivra ici, autour de personnages inoubliables : Rigobert et Phimomène, les ';nègres'; du bidonville, Alcide, l'instituteur Vidrassamy, l'Indien d'autres encore. Un petit monde avec ses clans, ses rêves, ses souffrances, sa gaieté ses mots savoureux. Une histoire oubliée que restitue un romancier confirmé depuis Eau de Café.
    Une divine surprise... Ce livre a tout pour plaire , séduire et bousculer. Alain Bosquet, Le Magazine littéraire On le sent: la vraie Martinique est là, palpitante, hilare, tragique. Comme je voudrais vous convaincre de découvrir ce livre et de l'aimer ! François Nourissier, Le Figaro Magazine

  • En janvier 1948, à la Martinique, une statue de la Vierge surgit après avoir traversé l'Atlantique sur une simple barque. Promenée de paroisse en paroisse, cette Madone du Grand Retour, nommée ainsi par l'évêché, déchaîne les passions, suscite des miracles et des conversions. Noirs, mulâtres, Indiens, Chinois, tous rêvent de s'affranchir de la tutelle de ces pharaons modernes que sont les grands Blancs. Dans une atmosphère d'hystérie collective, Philomène, la péripatéticienne féérique, Adelise sa nièce, enceinte de onze mois, Rigobert le fier-à-bras, Fils-du-Diable-en-Personne, Bec-en-Or, Dictionneur, qui a appris le Littré par coeur, et bien d'autres embarquent avec la Vierge pour un pèlerinage où chacun aura formulé un voeu dans le secret de son coeur...
    Ainsi Raphaël Confiant nous fait vivre toute la « diversalité » de la Martinique dans ce roman épique, drôle et inspiré, servi par un style truculent et une langue réinventée.

  • Dans la nuit du samedi-gloria, le cadavre d'un homme d'une trentaine d'années a été retrouvé près des latrines publiques.
    Qui a tué romule beausoleil, conducteur de camion, d'un coup de pic à glace ? quels étaient les ennemis de ce fils de " nègre-congo ", un fier-à-bras appelé à devenir champion de damier ?
    Les suspects ne manquent pas pour l'inspecteur dorval et son adjoint hilarion qui vont mener l'enquête tambour battant. et la recherche du meurtrier sera matière à une succession de portraits du petit peuple de fort-de-france.

    Rendre compte du génie populaire créole, fabriquer une littérature qui " ne déroge en rien aux exigences modernes de l'écrit tout en s'enracinant dans les configurations de l'oralité ", tel est l'objectif que s'est fixé raphaël confiant à travers son oeuvre. et ici, en nous contant le meurtre du samedi-gloria, il reste, ô combien, fidèle à ce beau projet littéraire.

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  • Depuis sa plus tendre enfance, Roro travaille sur l'Habitation La Fleury, en Martinique. Il est l'un des meilleurs esclaves de maître Philibert Dupin de Lassalle. Contrairement à ses compagnons d'infortune, il a eu la chance d'apprendre à lire. Au moment de l'Abolition, en mai 1848, dans la pagaille générale, c'est donc un gros dictionnaire qu'il emporte sous le bras. Avec sa liberté, c'est son plus grand trésor !
    Libre, Roro devient « Romulus Bonnaventure ». Sa gouaille et son érudition impressionnent ses contemporains. En ménage avec Péloponèse Beauséjour, une Chabine plantureuse au fort caractère, il suscite aussi de nombreuses jalousies.
    Lorsque les soldats de Napoléon III, emmenés par Maximilien I er , en route vers le Mexique, font escale en Martinique, la vie de nos deux héros bascule. Pour Romulus, l'occasion est trop belle : il s'engage dans l'armée. De son côté, Péloponèse Beauséjour va devenir dame de compagnie de la future impératrice du Mexique, Marie Charlotte Amélie.
    Pour tous, l'aventure mexicaine ne fait que commencer...

  • 1935. La Martinique s'apprête à vivre un grand événement : la célébration du tricentenaire du rattachement des Antilles à la France.
    Amédée Mauville, partagé entre son amour pour Ida, négresse mystérieuse, et son désir d'écrire, découvre l'histoire occultée de son peuple au travers d'un tableau d'officier napoléonien rapporté de Paris. L'officier n'est autre que Louis Delgrès, combattant émérite et fidèle au drapeau tricolore, qui en viendra à s'opposer par les armes au rétablissement de l'esclavage en Guadeloupe au début du XIXe siècle.
    Dans une langue poétique et charnelle, Raphaël Confiant nous donne à lire un roman foisonnant dans lequel alternent deux périodes : celle, terrible, au cours de laquelle des millions de Noirs furent arrachés à l'Afrique pour travailler dans les plantations des Antilles ; cette autre, pathétique mais pleine d'humour créole, qui vit le renforcement du processus assimilateur mis en oeuvre par la France...

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  • Engagé volontaire dans les Forces Françaises Libres pendant la Seconde guerre mondiale, psychiatre, militant pour l'indépendance algérienne, rédacteur à El Moudjahid, représentant du Gouvernement Provisoire de la République Algérienne en Afrique noire, auteur d'ouvrages au succès retentissant tels que "Peaux noires, masque blanc" et "Les Damnés de la terre", décédé tragiquement de la leucémie dans un hôpital du Maryland à seulement 36 ans, Frantz Fanon, est avec Aimé Césaire et Edouard Glissant, un Martiniquais mondialement connu et reconnu. Raphaël Confiant tente de pénétrer dans l'intériorité d'un homme fort secret sur sa vie personnelle et presque entièrement voué aux grandes causes qu'il défendait. Derrière le combattant révolutionnaire, il y avait un être humain avec ses doutes, ses espoirs, ses souffrances et ses joies. "L'INSURRECTION DE L'ÂME" fait le pari de les donner à voir et à lire.

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  • Raymond Vauban qui exerce son métier de détective sous le nom de Jack Teddyson - ça sonne mieux, non? - enquête sur le meurtre de Sésostris Ferdinand, un gros entrepreneur de Fort-de-France, retrouvé mort et castré. La belle Dominicaine avec qui il fretinfretaillait a, bien entendu, disparu. Or la vie privée sur une île comme la Martinique, ça n'existe pas : tout le monde sait qui est qui et qui fait quoi ! Jack a bientôt plus de pistes qu'il ne peut en suivre : rite vaudou? vengeance d'une femme jalouse? dettes de jeu? magouilles politiciennes? Le Philip Marlowe des Antilles doit enquêter sur des citoyens au-dessus de tout soupçon.

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  • Grande - Anse, le village martiniquais où le narrateur a grandi, tourne obstinément le dos à la mer, pourvoyeuse d'ennuis. La boutique de sa marraine, " Eau de Café ", sorte de Mère Courage à l'étonnante vitalité et au profond savoir, est un point de ralliement. On y trouve aussi bien Thimoléon, ' le " gavroche de la négritude ", que Cassagnac, le Blanc créole partagé entre deux races, René-Couli le prêtre hindou déraciné, égorgeur de boeufs aux abattoirs, et Antilia, la fille maudite,à l'origine mystérieuse.
    A travers eux, le romancier du Nègre et L'Amiral, armé de la langue chatoyante et imagée des Antilles, s'aventure dans un monde mystérieux et coloré, drôle et magique, où se mêlent rêve et réalité, fantasmes et logique, au fil d'un envoûtant retour initiatique au pays natal.


    Ample, ambitieux, le roman grouille de vie. Cela tient à la fois du Clochemerle martiniquais et de SaintJohn Perse.

  • Brin d'amour

    Raphaël Confiant

    À la fin des années cinquante, en Martinique, le petit peuple de Grand-Anse, un gros village situé face à l'océan démonté, découvre que la jeune Lysiane, une belle négresse bleue, est devenue écrivaine. Elle va détrôner sa rivale, la mûlatresse Amélie qui, jusqu'à présent, avait, seule, le titre de princesse de Grand-Anse. Nombreux sont les enjôleurs qui vont lui conter fleurette devant ses fenêtres. Mais Lysiane se retranche derrière son amour immodéré de l'écriture et la folie de ses rêves et nul ne saura pourquoi deux de ses prétendants sont retrouvés morts, tués sauvagement.

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  • Pour narrer la fuite de mano, " nègre de haut parage " vivant aux anses de la martinique, recherché par la police de vichy pour le meurtre d'un " béké-blanc ", raphaël confiant a pris la voix du conteur.
    Comme à la veillée oú les hommes se défient en joutes verbales, l'épopée de mano lorimer se dessine peu à peu, à travers les humiliations et les révoltes, jusqu'à l'ultime course. un roman-fable, chanté dans la langue colorée de la coutume, réinventée par raphaël confiant.

  • À la fin des années 1930, à Génipa, au sud de la Martinique, Pierre-Marie de La Vigerie se retrouve à la tête de la grande distillerie de Rivière-Salée, la « cathédrale du rhum ». La succession de son père, un maître respecté de tous les ouvriers, s'annonce difficile. Pierre-Marie sera-t-il un jour un grand régisseur ? Sans doute, s'il ne sacrifie pas son amour de la « grappe » au démon de la rentabilité.
    Le jeune béké sait aussi que sa légitimité repose sur un mystère que son père lui a toujours caché : celui de sa naissance. Une énigme dont tous, autour de lui, connaissent la clé.
    Le rhum, tel que nous le raconte Raphaël Confiant, n'est pas fait que de canne. Il est aussi l'âme des hommes et des femmes de Martinique : Chabin Rouillé, « le freineur de locomotive » ; Simon « le Terrible », l'intraitable propriétaire terrien ; Mamzelle Doriane, « la mâle-femme » de la plantation ; et puis Laetitia, l'aimée, à la « peau de velours sombre ».
    Nègres, békés, coulis, mulâtres, coupeurs et amarreuses, ouvriers et contremaîtres : ils sont les héros de cette fresque foisonnante, commencée avec Commandeur du sucre.

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