• Andrée Putman (1925-2013) s'impose dès la fin des années 1970 comme l'ordonnatrice hors pair des intérieurs, la fée des logis chics.

    Consacrée « grande prêtresse de la décoration », elle érige sa silhouette hiératique en image de marque d'un métier, architecte d'intérieur, qu'elle s'invente à 53 ans. On vante la folle allure de sa mèche crantée et de ses tailleurs cintrés autant que son apologie du noir, du blanc, des beiges et des gris, de l'épure domestique et des lignes sobres d'un mobilier Art déco revisité. Connue dans le monde entier, elle est l'incarnation d'un minimalisme élégant, à la française.

    Mais qui était vraiment cette grande bourgeoise piquée de rébellion, ex-jeune fille mutique muée en night-clubbeuse senior, musicienne défroquée intronisée « Coco Chanel du design » ?

    À la lumière de minutieuses recherches et de nombreux témoignages, cette première biographie d'Andrée Putman révise l'histoire officielle d'une styliste de sa propre vie. Elle donne chair à une icône.

  • «Biarritz est la ville que les Basques ont donnée au monde pour se faire connaître» ! dit avec flamme un protagoniste de ce voyage en «Euskal-Herria». On oublie souvent que la mythique station des rois et des reines est la vitrine souriante d'un peuple millénaire, uni par une langue sans pareille, qui court entre France et Espagne et jusqu'au-delà des mers. Le roman de Biarritz et du pays basque mêle la grande Histoire et celle des grands de ce monde. On y croise des personnages illustres : des premiers rois basques au pape du rugby Serge Blanco, de Charlemagne, battu à Roncevaux par des «Vascons», à l'impératrice Eugénie escaladant la Rhune, d'Ignace de Loyola, fondateur des Jésuites, à Jules Supervielle, et de Luis Mariano à nos «people» d'aujourd'hui. Au fil d'une véritable épopée, ce livre tente aussi de comprendre comment ce pays de Cocagne se teinte parfois de sang... Une approche inédite, tendre, sensible, d'une terre au charme puissant, qui fait également la part belle aux saveurs, à la fête et au bien-vivre. Sylvie Santini est grand reporter à Paris Match. La passion de Biarritz, contractée dès l'enfance, est chez elle une histoire de famille.


  • Sylvie Rocard raconte sans détours la vie d'un homme d'Etat, moderne et précurseur pas comme les autres.

    Elle a partagé les vingt dernières années de la vie de l'ancien Premier ministre disparu le 2 juillet 2016.
    Qui eut cru que l'austère héraut de la deuxième gauche succomberait au charme volubile et sans façons d'une ex-U.D.F, aujourd'hui providence des chiens et chats perdus? Sylvie a rencontré Michel Rocard en 1994, au pire moment de sa carrière : torpillé aux élections européennes par une candidature félonne de Bernard Tapie et aussitôt destitué de la tête du PS. A ses côtés, il reprendra son inoxydable tonus.
    Elle raconte et se raconte. Sans détours. Les débuts d'une idylle " senior " et néanmoins clandestine; les voyages planétaires en compagnie d'un Rocard partout célébré et reconnu; des diners avec Barre ou Bayrou, qui démontrent que l'éminent socialiste n'avait pas attendu ce quinquennat pour être " en même temps ". Elle se souvient de nombreuses rencontres avec un certain Emmanuel Macron, tout juste arrivé à Paris pour rejoindre la commission Attali ; les Rocard seront les seuls représentants du monde politique au mariage du couple pas encore présidentiel en 2007.
    Sylvie Rocard raconte son propre mariage, veille d'un fatidique 21 avril 2002. Huit ans plus tard, à 65 ans, elle chaussera les pointes pour danser en tutu aux 80 ans de son " ambassadeur des pôles "...
    Ses souvenirs dépeignent un homme hyperactif et concentré, curieux de tout, combatif et secret, sensible aux honneurs, mais aussi... sensible tout court, ému au soir de sa vie par la détresse animale : " Un jour, j'ai vu deux grosses larmes couler sur tes joues après que je t'ai raconté la triste histoire de Basile, un corniaud que je venais de récupérer à la Fondation Brigitte Bardot ".

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