• La montagne. Un village isolé. Dans les parois rocheuses qui le surplombent, se trouve une grotte appelée 'la grotte aux fées'. On dit que, jadis, les fées y cachaient les bébés qu'elles volaient.
    A l'écart des autres habitations, Mariette et son fils ont construit leur vie, il y a des années. Ce fils, étonnante force de la nature, n'a jamais prononcé un seul mot. S'il éprouve une peur viscérale des hommes, il possède un véritable don avec les bêtes.
    En marge du village, chacun mène sa vie librement jusqu'au jour où, au cours d'une randonnée dans ce pays perdu, un touriste découvre une petite fille nue. Cette rencontre va bouleverser la vie de tous...
    Violaine Bérot, dans ce nouveau roman à l'écriture poétique, décrit une autre vie possible, loin des dérives toujours plus hygiénistes et sécuritaires de notre société. Un retour à la nature qu'elle-même expérimente depuis vingt ans dans la montagne pyrénéenne.

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  • Tombée des nues

    Violaine Bérot

    Je vais vous raconter monsieur, ça a eu lieu dans la nuit du lundi au mardi, très tôt, vers 2 heures du matin, même cette date du 29 février est étrange vous ne trouvez pas, un jour qui n'existera plus pendant 4 ans, on voudrait gommer les traces on ne ferait pas mieux, ça se passe donc cette nuit-là et nous on ne se doute de rien, comment voulez-vous que nous puissions nous douter d'une chose pareille, et il ne faut pas compter sur ce grand benêt de Dédé pour informer le village, oh non, en dehors de ses vaches on se demande bien ce qui peut l'intéresser celui-là.

    Baptiste et Marion vivent ensemble et sont heureux.
    Ils ont repris une ferme, à la lisière d'un village un peu paumé et élèvent des bêtes. Une nuit, Marion est prise de douleurs foudroyantes et accouche, à son plus grand étonnement, d'une petite fille. Le roman, qui fait entendre les voix des différents personnages, raconte ces quelques journées sidérantes.

  • Pas moins que lui

    Violaine Bérot

    Vingt ans, vingt longues années à se regarder vieillir tandis que demeure intact le souvenir d'Ulysse. S'emparant de la Pénélope d'Homère, Violaine Bérot comble les lacunes de l'Odyssée à son sujet pour dresser le portrait iconoclaste et sensuel d'une femme fière qui n'admet d'autre loi que celle de son fol espoir dans le retour de l'homme qu'elle aime.
    Pénélope, femme éprise et reine, s'obstine. Elle rendra heureux Ulysse. Pas moins que lui.

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  • « Je ne veux pas penser à toi, je ne veux pas. C'est pour cela que je tremble, parce que l'idée de toi, de toi maintenant quitté, cette idée-là m'obsède. Je suis pourtant sauvée, je vais vivre, ne plus me poser la question de mourir, je vais vivre, mais reste-t-il encore en moi quelque chose de vivant ? » Elle a tout abandonné pour lui. Elle avait du talent et commençait à être reconnue. Comme lui, elle est sculpteur. Mais elle est devenue sa servante. Insidieusement.
    Elle s'est oubliée, reniée et tente, au début de ce court roman intense, de prendre la fuite.
    On pourra évoquer (même si ce n'est pas du tout ça !) l'histoire Camille Claudel/Rodin. Mais le sujet est hélas assez universel. Et des femmes parfois en meurent sans que, autour d'elles, on ne se doute de la raison de leur suicide. Violaine Bérot raconte, avec son style reconnaissable et poétique, cette tragédie que représente le fait de devenir « personne ».

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  • Jehanne

    Violaine Bérot

    Réédition du tout premier roman de Violaine Bérot, paru en 1995, chez Denoël, Jehanne, n'a pas pris une ride. Dans un style épuré, direct et néanmoins sensible, l'auteur malmène l'image lisse et froide comme une armure de la Pucelle d'Orléans pour dresser le portrait d'une jeune fille indépendante, à l'esprit vif et au coeur consumé d'amour pour un homme, et non des moindres, Gilles de Rais.
    « C'est l'histoire de Jeanne d'Arc mais refaite à ma sauce. C'est-à-dire que je ne raconte pas l'Histoire (avec un grand H) mais juste une sorte de journal intime d'une nana de 17 ans qui se barre de chez elle parce qu'elle peut plus supporter son père et parce qu'elle veut vivre des trucs pas raisonnables. » (propos recueillis par L'Ours Polar) Jehanne est loin d'être une sainte. Jehanne a menti. C'était le prix à payer pour s'affranchir d'une vie trop sage, trop étriquée, imposée par sa condition paysanne : « Je vais partir. Tout quitter. Fuir cette vie où je ne suis rien. Rien, que la fille de ce rustre, ce Jacques d'Arc qui me dégoûte. Il y a longtemps déjà que je pense à cela. J'ai bien réfléchi. Je ne dois pas partir sans but. Je sens que je suis capable de faire de belles choses. Il ne me manque que l'idée. » Et l'idée, nous la connaissons tous pour l'avoir apprise à l'école : « J'avais treize ans. C'était dans le jardin de mon père, en été, en plein midi. Il y a eu une voix. Et en même temps une immense clarté. "Dieu t'ordonne de lever le siège d'Orléans et de conduire le roi à Reims pour son sacre." » Jehanne n'est pas dupe du châtiment qui l'attend : « Je n'ai pas le droit de gâcher le peu de temps qu'il me reste à vivre. » Et pourtant : « Je préfère cette vie que je m'invente, cette vie qui ne pourra être que débordante, à toute autre vie, si longue soit-elle. » Et ses rêves « au-delà des autres » la mèneront à la mort.
    Le roman s'ouvre sur une Jehanne recluse dans sa cellule, à quelques heures de son supplice. Et c'est avec une désarmante franchise qu'elle livre son histoire de jeune paysanne qui n'hésite pas à faire de faux serments, pourvu qu'on la laisse librement caracoler, saluant au passage ses fidèles compagnons d'armes, Xaintrailles, La Hire ; égratignant Charles vii ; et clamant sans détour sa folle passion pour le Sire de Rais, commandant des armées royales. Lucide, Jehanne s'exprime avec des mots simples, tantôt durs, tantôt doux, mais jamais complaisants.
    Fuyant un monde pour lequel elle n'était pas taillée, Jehanne « la pas-normale », éprise de liberté, s'enferrera dans le blasphème pour se constituer, à son coeur défendant, prisonnière d'une armure et d'un état de grâce, éloignant à jamais ces hommes - cet homme, Gilles de Rais - pour qui elle a bataillé avec la fougue de ses dix-neuf ans.

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  • « On ne sait pas où elle va. Elle, ne le sait sans doute pas non plus. Elle est maintenant dans la rue, son sac sur l'épaule. Elle marche, non pas comme on a l'habitude de la voir marcher dans son habituelle frénésie, non, elle marche d'un pas nouveau, décidé et calme. Elle est dans la rue. Elle a commis l'impensable et pourtant elle paraît légère comme jamais elle ne l'a été. Elle est une princesse se réveillant d'un sommeil de cent ans. » Elle est l'aînée et, depuis toujours, ne s'est jamais comportée en enfant. Elle s'occupe de ses frères et soeurs, de son père et de sa mère. Elle est la maîtresse de maison. C'est le rôle qu'elle tient et dans lequel elle s'est enfermée.
    Elle est fascinée, depuis son premier regard, par l'amour inusable qui lie ses parents. Elle-même est solitaire. Un jour, pourtant, il lui faudra quitter les siens.
    Des mots jamais dits est un conte. Avec sensibilité, Violaine Bérot explore les liens mystérieux qui unissent une famille et les blessures vives de l'enfance.

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  • Tout pour Titou

    Violaine Bérot

    • Zulma
    • 23 Septembre 1999
  • Quelque part au fond des Pyrénées, il existe un endroit extraordinairement beau : Gavarnie, huitième merveille du monde. C'est là que Lise, 18 ans est retrouvée morte.
    À Cheryl, la copine du Poulpe, cette mort ne plaît pas beaucoup. Alors elle n'hésite pas : elle décide d'aller voir.
    Mais c'est où Gavarnie ? N'y aurait-il pas Lourdes dans les parages ?
    Lourdes et sa Bernadette qui voit la Vierge partout. Lourdes et ses commerces qui débordent d'eau bénite. On ne se rend pas compte, vu de la capitale, comme c'est moche,Lourdes.

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  • Retrouvée morte. Et ça plait pas du tout à Cheryl, alors elle n'hésite pas, elle veut aller voir. Mais c'est où Gavarnie ? Y aurait pas Lourdes dans les parages ? Lourdes et sa Bernadette qui voit la Vierge partout. Lourdes et ses commerces qui débordent d'eau bénite. On se rend pas compte, vu de la capitale, comme c'est moche, Lourdes.
    LE POULPE est un personnage libre, curieux, contemporain. C'est quelqu'un qui va fouiller, à son compte, dans les failles et les désordres apparents du quotidien. Quelqu'un qui démarre toujours de ces petits faits divers qui expriment, à tout instant, la maladie de notre monde. Ce n'est ni un vengeur, ni le représentant d'une loi ou d'une morale, c'est un enquêteur un peu plus libertaire que d'habitude, c'est surtout un témoin.

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