Futuropolis

  • Après avoir enquêté sur le fonctionnement d'un hyper marché à Hennin-Beaumont dans Le Grand A, Xavier Bétaucourt et Jean-Luc Loyer ont suivi pendant un an la marche d'un palais de justice en province, à Angoulême, là où vit J.L. Loyer. Loin des images à sensation souvent relayées par la télévision, les auteurs nous montrent à contrario l'envers du décor : comment les 23 magistrats, les 48 greffiers et les 3 directrices du greffe du palais de justice d'Angoulême gèrent les 35 682 dossiers en attente...
    Entre lourdeurs administratives et sens de la débrouille, entre écoute et sanctions, le lecteur suit pas à pas le déroulement de la justice en France, où souvent le drame côtoie le cocasse, découvrant ainsi des personnes souvent attachantes, dévouées corps et âmes à la grandeur de leur métier.

  • Quand le Grand A a été construit à l'aube des années 70, nul ne savait quelles seraient les conséquences de sa présence sur le centre-ville d'Hénin-Beaumont et sa région. Aujourd'hui, le chômage est omniprésent et la ville est dirigée par un élu Front National. Pour mieux comprendre le fonctionnement de cet hypermarché, les auteurs ont interrogés des clients, bien sûr, mais aussi, des caissières, des employés, la direction, des agriculteurs et des fournisseurs. Et les commerçants délaissés du centre-ville. Ils tentent de répondre à de multiples questions : L'Hypermarché est-il un « état » indépendant qui peut imposer sa loi ? Quelle organisation dans cet état ? Comment vendre à ceux qui n'ont pas les moyens ? Comment créer les besoins, de la baguette de pain au service bancaire ? L'Hypermarché est-il un ogre qui dévore et détruit tout sur son passage ou est-il source de progrès, de développement ? Comment fonctionnent les filières d'approvisionnement ? Les producteurs locaux sont-ils les laissés pour comptes de ce gigantisme ? Les clients sont-ils les victimes de la guerre économique liée au modèle de consommation ou les bénéficiaires? Les hypermarchés sont-ils les responsables de la malbouffe ? Le petit commerce et la vie des centres villes sont-ils victimes ou coupable de ne pas s'être adaptés ?

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  • Années 70. Le rock s'ennuie. Quatre jeunes paumés vont lui donner un nouveau ton. L'histoire du groupe est racontée du point de vue de DeeDee Ramone, âme emblématique du quatuor punk, bassiste et parolier des titres, inspiré par ce qu'il vivait : la drogue, l'angoisse, le désespoir, la prostitution. Une enfance brisée en Allemagne entre un père soldat américain et une mère allemande, violents et alcooliques. Une adolescence berlinoise sous le signe de la découverte de la défonce et du rock'n'roll. Une jeunesse new-yorkaise où il croise ses trois faux frères Ramones, tous presqu'autant à la dérive que lui... Le récit nous plonge dans les bas-fonds de la ville à la recherche de la prochaine dose de Dee Dee, de l'inévitable coup de poing de Johnny, des inquiétantes bizarreries de Joey ou du mutisme de Tommy. Aujourd'hui, tous les membres fondateurs sont morts. Musique frénétique et furieuse. Jeans et baskets usés, cuir, cheveux longs. L'influence des Ramones reste vivace, dans le look autant qu'en musique. Cet album sait rendre hommage à la famille Ramones et au mouvement punk rock, tout en évitant la caricature. Figure de l'underground, Cartier dont la souplesse du dessin est en accord avec l'univers punk des Ramones a lui-même vécu les années Ramones à New York. Son dessin porte les souvenirs de cette époque et marque sa revanche aujourd'hui sur cette période « no future », dévoilant du rock tous ses accords rimbaldiens. Un récit documenté* de Bétaucourt et Cadène qui révèle avec vigueur le parcours du groupe et signe la topographie d'une époque. Un scénario sec et vif comme une chanson des Ramones. Un album d'anthologie pour public averti qui a aussi le talent d'ouvrir l'univers des Ramones aux néophytes.
    * Un dossier de 16 pages augmente leur récit fouillé, sensitif et fidèle à l'histoire du rock.

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