• Yasunari Kawabata Les Belles Endormies Dans quel monde entrait le vieil Eguchi lorsqu'il franchit le seuil des Belles Endormies ? Ce roman, publié en 1961, décrit la quête des vieillards en mal de plaisirs. Dans une mystérieuse demeure, ils viennent passer une nuit aux côtés d'adolescentes endormies sous l'effet de puissants narcotiques.
    Pour Eguchi, ces nuits passées dans la chambre des voluptés lui permettront de se ressouvenir des femmes de sa jeunesse, et de se plonger dans de longues méditations. Pour atteindre, qui sait ? au seuil de la mort, à la douceur de l'enfance et au pardon de ses fautes.

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  • Qu'il évoque un couple séparé par la guerre, réuni des années plus tard au pied du mont Fuji, l'amitié entre deux écrivains dont l'un est condamné au silence, ou la mélancolie d'une fin d'automne à Tokyo, c'est par touches subtiles et avec un art consommé de l'image que Yasunari Kawabata esquisse, tel un peintre, portraits et sentiments, rêves et rêveries.
    Première neige sur le mont Fuji rassemble six nouvelles inédites, écrites entre 1952 et 1960, compilées et traduites par Cécile Sakai, spécialiste de l'oeuvre de Kawabata. On y retrouve l'inspiration poétique et sensuelle qui caractérise les chefs-d'oeuvre du Prix Nobel de littérature.
      L'écriture de Kawabata est un nerf à vif, que Cécile Sakai a su disséquer au scalpel dans ce recueil de nouvelles inédites et somptueuses. Marine Landrot, Télérama.

    Esquissé autour d'un vide, d'un manque ou d'un silence, chaque texte possède la beauté dépouillée d'une estampe. Elisabeth Philippe, Les Inrockuptibles. 

  • Yasunari Kawabata Pays de neige A trois reprises, Shimamura se retire dans une petite station thermale, au coeur des montagnes, pour y vivre un amour fou en même temps qu'une purification.
    Chaque image a un sens, l'empire des signes se révèle à la fois net et suggéré. Le spectacle des bois d'érable à l'approche de l'automne désigne à l'homme sa propre fragilité.
    « Le rideau des montagnes, à l'arrière-plan, déployait déjà les riches teintes de l'automne sous le soleil couchant, ses rousseurs et ses rouilles, devant lesquelles, pour Shimamura, cette unique touche d'un vert timide, paradoxalement, prenait la teinte même de la mort. » Yasunari Kawabata, le plus grand écrivain japonais contemporain, a obtenu le Prix Nobel de littérature en 1968.

  • " " La plupart des professionnels du Go aiment aussi d'autres jeux, mais la passion du Maître présentait un caractère particulier : l'incapacité de jouer tranquillement, en laissant les choses suivre leur cours. Sa patience, son endurance s'avéraient infinies. Il jouait jour et nuit, pris par une obsession qui devenait troublante. Il s'agissait peut-être moins de dissiper des idées noires ou de charmer son ennui que d'une sorte d'abandon total au démon du jeu. " Kawabata Texte intégral. "

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  • Nuée d'oiseaux blancs est écrit entre 1949 et 1952, dans un pays en pleine reconstruction, par un auteur déjà considéré comme l'un des plus grands romanciers japonais de son temps. Le héros est un trentenaire, fils unique ayant perdu ses parents. Célibataire, jouissant d'une fortune confortable, il ne sait pas bien quelle direction sa vie est en train de prendre. Il appartient à une génération qui a garndi sous les bombardements et ne sait plus que faire du legs esthétique et philosophique du Japon ancien. De la façon la plus inattendue, il se trouvera confronté à un dangereux héritage spirituel, sentimental et amoureux. Traduction d'Armel Guerne et de Bunkichi Fujimori

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  • Prix Nobel de littérature en 1968, Yasunari Kawabata ne révéla peut-être jamais aussi bien que dans les cinq nouvelles de La Danseuse d'Izu la poésie, l'élégance, le raffinement exquis et la cruauté du Japon.
    Est-ce là ce « délicat remue-ménage de l'âme » dont parlait le romancier et critique Jean Freustié ? Chacun de ces récits semble porter en lui une ombre douloureuse qui est comme la face cachée de la destinée.
    Un vieillard s'enlise dans la compagnie d'oiseaux, un invalide contemple le monde dans un miroir, et ce miroir lui renvoie d'abord son propre visage dans une sorte de tête à tête avec la mort...
    Rechercher le bonheur est aussi vain et aussi désespéré qu'apprivoiser une jeune danseuse, un couple de roitelets ou le reflet de la lune dans l'eau. Voici cinq textes limpides et mélancoliques, aussi pudiques sans doute dans l'expression que troublants dans les thèmes.

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  • " Le bonheur, pour le jeune Gimpei, c'était de suivre le chemin qui longe la rive, leurs deux silhouettes confondues reflétées dans le lac. Il marchait, regardait l'eau, et songeait que les deux reflets iraient jusqu'au bout du monde, embrassés pour l'éternité. Mais il fut bref, ce bonheur-là. "

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  • En quittant l'hôpital psychiatrique où ils ont laissé Ineko, qui souffre de cécité partielle, une maladie mentale qui a nécessité son internement, sa mère et son amant, Hisano, poursuivent dans un paysage étincelant de pissenlits en fleur une conversation étrange et surréaliste où se déploient confidences intimes et souvenirs. Inédit en France, ce roman inachevé dévoile une nouvelle facette de la virtuosité littéraire de Kawabata.

  • Ossements / Histoire du visage de la morte / La Mer / La Danseuse d'Izu / Une page folle / Le Pourvoyeur de cadavres / Les Servantes d'auberge / Chronique d'Asakusa / Illusions de cristal / Elégie / Bestiaire / Pays de neige / Le Maître ou le Tournoi de go /...

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  • Yasunari Kawabata Les Servantes d'auberge Ici, la vie quotidienne de jeunes prostituées, pensionnaires d'une maison close dans une petite ville d'eaux ; là, les errances intérieures d'une femme frigide ; mais aussi, les vicissitudes sentimentales d'un homme obsédé par l'image d'une morte.
    Trois récits, trois nouvelles qui se développent sur trois registres littéraires différents et qui témoignent des grandes orientations de l'oeuvre de Kawabata. La subtile peinture des sentiments et des sensations dans « Illusions de cristal ». La poésie et la palette colorée des saisons dans « Les servantes d'auberge ». Les tours inquiétants d'une passion étrange dans « Le pourvoyeur de cadavres ».
    Un quatrième texte accentue la singularité du recueil. « Une page folle » est le texte d'un scénario que Kawabata écrivit en 1926 et qui fut tourné la même année par le réalisateur Kinugasa Teinosuké.

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  • Leurs yeux se cherchèrent et au moment où leurs regards allaient se fondre, les bras de l'homme l'attirèrent vers lui et il posa son visage sur la jeune femme.
    - Imbécile ! dit Yumiko en repoussant la bouche de l'homme de la paume de sa main droite. Les dents n'étaient-elles pas teintées par le poison des pilules que Yumiko lui avait enfoncées dans la bouche ? Elles avaient fondu en libérant le liquide.
    - Décidément, tu n'es qu'un imbécile !
    Akagi blêmit soudain et s'effondra.
    Yasunari Kawabata.
    Chronique d'Asakusa, ou la banale histoire de Yumiko, une jeune femme qui voulait croire aux merveilles de l'amour dans le Tokyo des années 30.
    Texte intégral

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  • Kawabata-Mishima Correspondance « Le sang, l'éclat et l'éros - tel fut l'univers de Mishima; la blancheur spectrale, la pureté meurtrière, le temps orphelin - tel fut celui de Kawabata. Il n'empêche: une phrase, entre toutes, de Kawabata, laisse encore une fois deviner combien les deux écrivains sont proches: «Tout artiste qui aspire au vrai, au bien et au beau comme objet ultime de sa quête est fatalement hanté par le désir de forcer l'accès difficile du monde des démons, et cette pensée, qu'elle soit apparente ou dissimulée, hésite entre la peur et la prière. » C'est peut-être là, dans les enfers, que les deux écrivains se rencontrent le mieux et il n'est pas défendu de penser que, pudique et retenu, Kawabata a secrètement trouvé en Mishima un double allant à l'extrême qui n'a pas manqué, parfois, de le révéler à lui-même. » Diane de Margerie Cette correspondance complète et inédite, qui s'étend sur plus de vingt-cinq ans (1945-1970), met en lumière les affinités secrètes entre deux des plus grands écrivains du siècle et souligne l'indéfectible lien qui unissait ces hommes a priori différents mais dont le suicide, à deux ans d'intervalle, révèle l'étrange ressemblance.

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  • Ogata Shingo, le personnage central de ce roman se présente comme un vieillard, un notable. Sous des apparences rangées, c'est un homme sensitif inquiet, que dévore une vie intérieure tumultueuse : songes et réminiscences, prémonitions et terreurs l'absorbent plus que le monde extérieur dont il se détache, sauf pour trouver une consolation dans ses splendeurs fugitives. Poussé par l'espoir, sans doute vain, de secourir une belle-fille trop attachante, blanche créature que la vie doit broyer, il s'avance à tâtons à la découverte des siens. Sous la surface plate de la vie de famille, chacun, solitaire, vit son drame et se débat contre l'amour et la mort, contre la mort surtout, qui sera le thème obsédant de ces méditations poétiques.
    Yasunari Kawabata sait jouer de façon parfaite avec un rythme lent, dépayser les lecteurs en les entraînant vers un monde où la quotidienneté sert de support à des intuitions fulgurantes, et qui nous fait sentir, à nous lecteurs occidentaux, la profondeur et les beautés de l'éternel Japon.

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  • L'adolescent

    Yasunari Kawabata

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  • " La beauté, tôt vouée à se défaire ne s'arrête pas à la simple histoire du meurtre de deux jeunes femmes pendant leur sommeil, cette nouvelle joue également un rôle explicatif pour les deux récits qui précèdent, concernant le travail du " condamné à perpétuité " qu'est l'écrivain et le thème de l'impossibilité d'une relation pure et belle à la réalité.
    La beauté, tôt vouée à se défaire est une oeuvre rigoureuse qui n'a pas du tout vieilli. Et je crois que si elle nia pas vieilli, c'est sans doute à cause de la sérénité qui s'en dégage. Je me demande où l'auteur arrive à trouver cette tranquillité artistique. Il a vu la tristesse dans le coeur du criminel Saburo Yamabe, pour qui " provoquer la mort ", c'était " flirter avec la vie ", sans pour autant flirter lui-même avec la vie.
    C'est cette distance, que même une légère ivresse ne permet pas, qui l'a conduit aux Belles endormies et au Bras. " Yukio Mishima Novembre 1967 Inédites en français, La beauté, tôt vouée à se défaire et Le bras, les deux nouvelles qui composent ce recueil, furent publiées au Japon en 1967, à la suite des Belles endormies.

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  • Shimamura is tired of the bustling city. He takes the train through the snow to the mountains of the west coast of Japan, to meet with a geisha he believes he loves. Beautiful and innocent, Komako is tightly bound by the rules of a rural geisha, and lives a life of servitude and seclusion that is alien to Shimamura, and their love offers no freedom to either of them. Snow Country is both delicate and subtle, reflecting in Kawabata's exact, lyrical writing the unspoken love and the understated passion of the young Japanese couple.

  • The successful writer Oki has reached middle age and is filled with regrets. He returns to Kyoto to find Otoko, a young woman with whom he had a terrible affair many years before, and discovers that she is now a painter, living with a younger woman as her lover. Otoko has continued to love Oki and has never forgotten him, but his return unsettles not only her but also her young lover. This is a work of strange beauty, with a tender touch of nostalgia and a heartbreaking sensitivity to those things lost forever.

  • Ogata Shingo is growing old, and his memory is failing him. At night he hears only the sound of death in the distant rumble from the mountain. The relationships which have previously defined his life - with his son, his wife, and his attractive daughter-in-law - are dissolving, and Shingo is caught between love and destruction. Lyrical and precise, The Sound of the Mountain explores in immaculately crafted prose the changing roles of love and the truth we face in ageing.

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Yasunari Kawabata, Prix Nobel de littérature. C'est d'une rupture de fiançailles et d'une rencontre avec une troupe de théâtre itinérant dans la péninsule d'Izu que le futur auteur des "Belles Endormies" et de "Pays de neige" s'est inpiré pour son premier chef-d'oeuvre, "La Danseuse d'Izu". La nouvelle -- qui donne son titre à ce recueil de cinq textes exprimant tous dans leur subtil dépouillement stylistique l'amour, la mort, la solitude, la beauté et le silence -- relate l'histoire d'un jeune orphelin parvenant à découvrir le sens de la vie et la valeur d'une bonté sans limites, trouvant ainsi une certaine communion de sentiments avec les autres. Délicat, raffiné, contemplatif, tout en touches impressionnistes, ce récit de pure mélancolie fournira en quelque sorte la base de la vaste production littéraire de Kawabata, qui, tout en étant destinée par sa nature aux happy few et aux amateurs de haute culture japonaise, a aussi le bonheur d'être appréciée par des millions de lecteurs dans le monde entier.

  • Le Lac

    Yasunari Kawabata

    Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Yasunari Kawabata. Gimpei, le personnage central du "Lac", s'attache aux pas des jeunes filles dans la rue. Rien ne peut l'empêcher de les suivre. Elles sont belles, radieuses, pures, encore enfantines. Il est envoûté par leur séduction. Il marche derrière des silhouettes d'une exquise fraîcheur, il détaille une nuque sans défaut, des épaules fragiles... Il ferait n'importe quoi plutôt que de les perdre. Oui, parfois, il se dit qu'il préférerait les tuer, ou mourir lui-même. Pour Gimpei, la beauté est indispensable. Comme une nécessité, il la poursuit. Il sait au fond qu'elle est inaccessible, mais il essaie de la gagner, du moins de la surprendre. Ainsi éprouve-t-il de rares et fugitifs moments de grâce, l'illusion d'un bonheur. Lorsqu'il croise une jeune fille, il aimerait pouvoir "nager dans la limpidité de ces yeux" et se "plonger dans ce lac de ténèbres". C'est là le bonheur convoité. Qu'est-ce qui peut faire fuir, ou du moins faire oublier, la mort, sinon la beauté dans son rapport avec l'éternité ?

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