Alain Baudry Et Compagnie

  • Prince réformateur qui lança le processus d'occidentalisation de la Russie, créateur de la ville nouvelle de Saint-Pétersbourg, Pierre le Grand n'a jamais cessé de hanter l'imagination des Européens. Qui était cet homme ? Que pensait-il faire en changeant la face de son pays ? Ses livres personnels, conservés au sein du Département des manuscrits de la Bibliothèque de l'Académie des sciences de la Russie à Saint-Pétersbourg, nous en donnent une compréhension inédite. C'est tout sauf une bibliothèque d'apparat. Montagne de documentation scientifique, technique et artistique, et tout particulièrement architecturale, c'est une bibliothèque de travail, d'"usuels" : consultée, manipulée avec passion jusqu'à l'usure. Les volumes, pour la plupart illustrés, publiés en Europe au XVIIe siècle, en français, allemand, hollandais, anglais, latin, portent les traces de l'impatience de leur propriétaire, de sa curiosité dévorante pour la modernité européenne. Grâce à cette source exceptionnelle jamais réellement explorée, la personnalité du prince-bâtisseur, sa ville, ses réformes, ses institutions apparaissent d'une manière nouvelle, libérée des clichés historiographiques. Fruit d'un projet international, mené grâce au soutien de nombreuses institutions académiques russes et françaises, cette publication comprend le catalogue raisonné et illustré des 287 volumes identifiés comme ayant appartenu au Tsar, ainsi qu'un choix de sept études qui ouvrent la réflexion sur le processus de l'européanisation de la Russie, sujet plus qu'actuel aujourd'hui.

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  • Cette « Guerre oubliée », qui a quand même couté, entre novembre 1942 et mai 1943, 50 000 morts et disparus, toutes armées confondues, dont 10 000 pour l'Armée française d'Afrique et presque la moitié de morts civils. Cette «Guerre oubliée» a propos de laquelle l'auteur a écrit: Je ne sais plus qui a écrit que les guerres d'Afrique, entre 1940 et 1943, avaient été les dernières «guerres propres» de l'Aventure humaine... Je ne sais ce qu'il entendait par «propres», mais ce dont je me souviens c'est que, malgré les moyens matériels énormes mis en oeuvre sur un si petit territoire, ce furent des guerres « d'hommes au sens noble du mot. C'est la raison principale pour laquelle je dédie cet essai de synthèse de la Cam pagne de Tunisie a tous les anonymes, morts ou survivants, de cette o Guerre oubliée » et de quelque bord qu'ils aient été. Je le dédie à leur faim, a leur soif, à leur peur, à leur sentiment de l'inutilité de leur sacrifice et à l'honneur de celui-ci... Quant à l'auteur, le professeur André Martel écrit de lui : «Il appartient a la catégorie des acteurs-témoins dont on ne sait trop où, quand, ni comment us ont pris part aux événements qu'ils relatent et commentent... mais une seule chose est certaine «il y était»... Il ne raconte pas sa guerre mais a tenté d'en faire comprendre les enjeux et les étapes, après avoir été, sur le terrain, l'accompagnateur d'acteurs concernés et confirmés.»

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  • Le quartier historique de la cathédrale à Metz, tel que nous le connaissons, fut construit pour l'essentiel au milieu du dix-huitième siècle à l'occasion d'importants travaux d'urbanisme et de l'agrandissement de l'ancienne place d'Armes. Ces embellissements s'inscrivaient dans la volonté de la monarchie de moderniser et aérer ses villes, caractéristique du siècle des Lumières. À Metz, ils répondaient en outre à des exigences logistiques liées à la situation géographique et au rôle militaire de cette cité forteresse sur le flanc nord-est du royaume. Le caractère de cette nouvelle place d'Armes symbolise la ville encore aujourd'hui. Un homme d'État cultivé, le maréchal de Belle-Isle, gouverneur de Metz, est l'initiateur de ce projet. Son successeur le maréchal d'Estrées, autre grand seigneur, dut se charger de la réaliser, aidé par l'expertise de l'ingénieur municipal Gardeur-Lebrun. Les travaux traînèrent pendant six ans, jusqu'à ce que par hasard, un architecte parisien, plus connu alors pour ses écrits que pour ses réalisations, vînt à Metz. Il prit la responsabilité de reconstruire l'ensemble du quartier de la cathédrale. Jacques-François Blondel, collaborateur de " L'Encyclopédie ", académicien en 1755, professeur à l'Académie royale d'architecture en 1762, avait été commissionné en 1761 par la famille Choiseul pour établir les plans de l'abbaye royale Saint-Louis à Metz. Une fois dans cette ville, il ne put que constater l'état de désolation d'un chantier inachevé. Chargé de la reconstruction d'un nouvel hôtel de ville, d'un nouvel évêché et d'un nouveau parlement, Blondel allait pouvoir proposer un plan d'ensemble cohérent et homogène, et appliquer dans la pierre ce qu'il enseignait tous les jours à ses élèves: le "bon goût en architecture". Ce grand représentant de l'architecture classique à la Française, à la fois critique de l'excès rocaille et de l'excès néoclassique, allait appliquer à la conception de la place d'Armes un "style mâle", comme le caractère de convenance l'exige pour une ville militaire comme Metz.

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  • Loin des caricatures que s'est permises Voltaire, Alain Niderst voit en Leibniz le plus grand esprit des XVIIe et XVIIIe siècles, dont on ne peut qu'admirer l'universelle curiosité et l'intrépide audace qu'il a montrées dans tous les domaines. Ce n'est pas une statue solennelle de Leibniz que le lecteur trouvera dans cet ouvrage. Il verra au contraire comment Laineur de la Théodicée a été amené à un combat mille fois répété pour édifier et pour défendre son système. Ainsi, Bayle, Locke, Fontanelle, Clarke et bien d'autres furent les correspondants du philosophe de Hanovre et ses lecteurs, souvent admiratifs, parfois critiques. Si le système de Leibniz s'est forgé dans cette lutte si longue et si audacieuse, ce n'est, peut-on dire, que dans ses dernières années qu'il parviendra à des certitudes, et donc à une forme de sérénité. Le livre d'Alain Niderst n'est pas seulement l'histoire d'un homme et de son siècle : on y trouve l'histoire toujours renouvelée de la pensée à la recherche de vérités sûres qui la justifient et la consolident.
    Alain Niderst, professeur honoraire à l'université de Rouen, est l'auteur de nombreux ouvrages importants sur la littérature française des XVIIe et XVIIIe siècles (Corneille, Molière, Fontenelle, Madame de Lafayette, Mademoiselle de Scudéry...).

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  • Cuesta Rassegna bibliografica, realizzata da Mario Selvaggio con la collaborazione di Lucilla Pelagalli, dedicata all'Italia, alla Francia e alla Germania, è uno specchio fedelissimo dell'interesse che è seguito agli eventi, e quindi della loro straordinaria importanza. Si tratta di una sistemazione dei dati fondamentale, dalla quale certamente nasceranno altri studi. Per la prima volta, abbiamo un quadro completo della letteratura sul Sessantotto. Non è assolutamente agevole offrire una soddisfacente chiave di lettura dell'enorme produzione biblio-emerografica sul Sessantotto. Si pub, intanto, osservare che non esiste soluzione di continuità, nel corso del quarantennio che ci porta sino ad oggi, nelle attenzioni e nelle analisi dedicate ad un evento dal quale hanno tratto origine comportamenti e modelli culturali che hanno toccato diverse generazioni. Vi sono stati i decennali e, quindi, gli obbligati riti della commemorazione, della riscrittura e della critica, se non della condanna. Ma, si pub a ragione sostenere che quella che taluno ha definito, per l'Italia in particolar modo, 'l'onda lunga' di un Movimento ideologico che ha interessato i due Mondi, è stata accompagnata da un'attività quasi ininterrotta di ricerca, di analisi, di riflessione. Da quarant'anni, il Maggio francese occupa nell'immaginario collettivo una posizione singolare. La sua percezione ha conosciuto nel corso dei decenni metamorfosi considerevoli e, nel contempo, sorprendenti. Al momento attuale, in cui i dibattiti e le rassegne commemorative si susseguono a ritmo frenetico, ci è sembrato opportuno soffermarci su cib che ha rappresentato il Maggio francese e sul suo forte impatto emotivo nelle nostre coscienze. Per comprenderne appieno il messaggio e la valenza, è fondamentale ritornare aile fonti, per riannodare le fitte trame di quell'intenso e travagliato momento storico. Nel mondo di lingua tedesca, il Sessantotto, con tutto quanto fa capo all'etichetta temporale, è generalmente avvertito corne un momento di rottura, un improvviso precipitare di situazioni che si stavano maturando o corne il momento rivoluzionario da cui sarebbero dovuti nascere il nuovo mondo e un nuovo modo di sentire. Le diversità di approccio e di lettura del fenomeno rivelano allo stesso tempo un conflitto non risolto, un disagio, derivante dal giudizio condiviso sul terrorismo corne figlio degenere del Sessantotto stesso. I modi della comunicazione sopravvivono tuttavia nella cultura e nella società.

  • L'objet de cette étude consacrée a la Philosophie du Langage de la Bourse est d'élucider le sens d'une trentaine de concepts comme Ratio - Raison calculatrice, Scepticisme, Spéculation, Territoire négatif, Paradis fiscal ou Virtuel : les fausses circulations... Ce langage, ici démasqué comme le terme de " banqueroute " dans le vocabulaire personnel de Heidegger, pousse les hommes politiques des pays capitalistes à questionner la légitimité de leur système bancaire en faillite. Que l'économie, arbitrée par la fausse éthique du marché, puisse se trouver un beau matin, et patatras ! par terre, qu'elle ait besoin de l'Appel de Marge d'un Etat pour se relever - à l'opposé du système de la privatisation, que sa mort annoncée entérine celle politique, la bande des "nouveaux philosophes" ne l'a jamais imaginé.
    Branko Aleksic a dirigé le séminaire " Alliance Poésie-Philosophie " à l'Université Philosophique Européenne (Paris, 1986-1996). Ses découvertes en philosophie vont des sources héraclitéennes chez Descartes (Revue de Phil. Ancienne) à la présentation d'un texte méconnu d'Eugen Fink publié à Belgrade en 1937 (Colloque Fink à Cerisy-la-Salle).

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  • Peut-on parler de République des lettres dans une époque (1919-1939) où triomphent les nationalismes?? Certains écrivains et intellectuels s'engagent pour la ressusciter afin de faire vivre l'Europe entre les deux guerres. Il s'agit non seulement de rencontres entre tous ceux qui croient au rapprochement franco-allemand, mais aussi, à travers la création d'institutions, de faire dialoguer, correspondre les plus grands intellectuels européens. «?Place à la conciliation, à l'arbitrage et à la paix?», déclare Aristide Briand à la SDN en septembre?1926.
    Quelques années plus tard, l'Europe devait traverser une des périodes les plus sombres de son existence, la barbarie devait triompher de tous les pacifismes et balayer les défenseurs de la culture. L'examen de ces divers espoirs culturels européens est le propos du colloque international «?La République des lettres dans la tourmente (1919-1939) » qui s'est tenu au Collège de France les 27 et 28?novembre 2009, sous la direction du professeur Antoine Compagnon.

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  • Colliard s'est affirmé comme l'un des meilleurs connaisseurs du premier XVIIe siècle, période de "l'humanisme dévot", dont saint François de Sales est l'une des figures emblématiques. Il a apporté sur ce sujet plusieurs contributions de valeur, dont ses Studi e ricerche su san François de Sales (Vérone 1970). L'élaboration de la correspondance générale de François de Sales est un vaste chantier, toujours ouvert, tant en ce qui concerne l'établissement du texte des lettres que la collecte de missives encore inconnues. Colliard avait déjà contribué à cette entreprise dans une première étude: Sur les pas de saint François de Sales. Nouvelles recherches d'autographes et d'inédits (Aoste 1993). La qualité des documents mis au jour par sa quête est particulièrement intéressante. Tous les "salésianistes" et, plus généralement, ceux qui s'intéressent à l'histoire religieuse et à la littérature française, lui en sauront gré.

  • La traduction française de l'iconologia de Cesare Ripa par Jean Baudoin constitue, à bien des égards, un événement capital de l'histoire culturelle de la première moitié du XVIIe siècle français.
    Certes, les relations, alors intenses, entre les milieux artistiques français et l'Italie, Rome en particulier, avaient sans doute permis que le texte de Ripa fût connu dans l'original italien dont la publication remontait à 1593. Cette première édition, dépourvue de figures, avait été suivie d'une réédition milanaise datée de 1602, mais surtout d'une édition romaine, publiée en 1603, accrue de figures gravées, inspirées pour certaines du Cavalier d'Arpin.
    Cette édition fut elle-même à l'origine de nombreuses rééditions ultérieures assurant à l'oeuvre une diffusion continue jusqu'au XVIIIe siècle. La traduction française n'en contribua pas moins à la pénétration de l'iconologia dans les milieux artistiques français, établissant un point significatif entre le "baroque" italien et le " classicisme " français. La redécouverte de Ripa par Emile Mâle en 1927 constitua, par ailleurs, une étape déterminante dans la compréhension et l'évaluation d'un corpus pictural que le XIXe siècle.
    "iconologie ou, Explication nouvelle de plusieurs images, emblèmes, et autres figures Hyérogliphiques des Vertus, des Vices, des Arts, des Sciences, des Causes naturelles, des Humeurs différentes, et des Passions humaines [...] nécessaire à toutes sortes d'esprits, et particulièrement à ceux qui aspirent à être, ou qui sont en effet, Orateurs, Poètes, Sculpteurs, Peintres, Ingénieur, Autheurs de Médailles, de Devises, de Ballets, et de Poèmes dramatiques."

  • Tout oppose le marquis de La Fare et le duc de Saint-Simon : les hommes étaient de complexion différente, l'un bon vivant et l'autre réservé, la taille de leurs ouvrages étant inversement proportionnelle à leur corpulence.
    Les mettre face à face ne vise pas à les placer sur un pied d'égalité ; l'intérêt de la rencontre de deux textes aussi dissemblables est de nous amener à nous interroger sur l'activité de mémorialiste au Grand Siècle. L'un nous parle de campagnes militaires, et des conséquences que peuvent avoir sur elles les intrigues de la Cour, alors que l'autre placé au coeur du cyclone, non loin de l'âtre royal, explore avec minutie les méandres de l'étiquette.
    Le changement de perspective est loin d'être inintéressant. En outre, les Mémoires et Réflexions de La Fare qui n'ont pas été réédités depuis 1884, redonnent des couleurs à des figures que l'Histoire a momifiées.

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  • L'université européenne constituera le ciment de la culture de l'europe et de son intégration, en conservant ses valeurs d'excellence, d'humanisme et de bien commun.
    La nouvelle université européenne unifiera la science et son application dans la vie, entre formation et sens de la professionnalisation. elle n'aura pas d'horizons limités, sinon ceux du nouveau, de l'avenir et de l'espoir. elle écoutera les organismes locaux, les entreprises, les réseaux, les professeurs, les chercheurs, les étudiants, le personnel, les citoyens, les communautés. elle inventera de nouveaux modèles de didactique, implantera de nouvelles recherches, réalisera des programmes avancés, sera la ressource stratégique de l'europe, transmettra les valeurs éternelles de la liberté, de la culture et de la connaissance.
    Cette université européenne est-elle possible ? elle est déjà sous nos yeux. nous sommes en train de la construire, dans la plus grande solidarité.

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  • Erudit universel, humaniste polyglotte, philologue et antiquaire, astronome et botaniste, Nicolas-Claude Fabri de Peiresc (1580-1637) fut le " prince " de la République européennes des Lettres, de 1621 à sa mort. Né dans une famille de l'aristocratie provençale d'origine toscane, Peiresc étudia les lettres et le droit héritant de son oncle la charge de Conseiller du Roi au Parlement de Provence. Son long séjour d'études en Italie en 1600 et 1601, marquera profondément le jeune homme. Les cours à l'université de Padoue, ses visites à Venise, Bologne, Florence et Rome, enrichies de précieuses amitiés, de contacts et de lectures, le mettront en rapport avec les esprits les plus brillants et les plus raffinés de la péninsule dont Giovan Vincenzo Pinelli à Galilée, Ulisse Aldrovandi à Pierre Paul Rubens et au cardinal Del Monte. Le colloque napolitain de 2006 et ce volume d'Actes réitère la question posée, Il y a quarante ans, par la recherche de Cecilia Rizza (Peiresc e l'Italia, Torino Giappichelli 1965) sur les liens et la correspondance de Peiresc avec les savants, hommes de science et hommes politiques d'Italie. Encore méconnues, ces correspondances italiennes de Peiresc seront publiées dans une collection conçue par Marc Fumaroli, réalisée par son Institut européen d'histoire de la République des Lettres - Respublica Literaria en collaboration avec l'Istituto Italiano per gli Studi Filosofici, l'Ecole normale supérieure et l'Institut d'études littéraires du Collège de France

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  • Skené n°8

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