Etoiles

  • S'appuyant sur ses recherches antérieures, sur les archives des associations de déportés et sur les nombreux témoignages, André ROBERT aborde dans une première partie la déportation de répression contre la Résistance et les populations, mise en oeuvre dans le cadre d'une véritable politique de déportation, étroitement liée à l'évolution du contexte historique. La deuxième partie est consacrée à la déportation d'extermination, touchant essentiellement les Juifs à qui le régime nazi a décidé d'appliquer « la solution finale ».
    L'auteur a voulu perpétuer la mémoire des victimes de la déportation en mettant des noms, en retraçant des vies, en tentant de mettre des mots sur cette période de notre Histoire afin que les jeunes générations conservent la mémoire vivante de ces femmes et de ces hommes qui ont lutté pour le respect de la personne humaine, de très longues années s'écoulant très souvent avant qu'ils ne parviennent à parler de l'indicible épreuve qu'ils ont vécue.

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  • Ce texte porte un éclairage différent de celui de la presse occidentale sur ce qui s'est passé en Égypte de janvier 2011 à juin 2013. Analyses et reportages que je considère comme biaisés, tronqués et ne reflétant ni la réalité des faits eux-mêmes, ni la profondeur politique qu'ils signifient.
    On lit, on entend, on donne à voir que la culture démocratique des Égyptiens balbutie alors même que la jeunesse du pays orchestre un spectacle grandiose de démocratie. Le peuple avait porté un Président au pouvoir. Le Président s'est montré incompétent et dangereux. Ce même peuple exprime sa volonté de destituer le Président et délègue aux militaires le pouvoir de négocier sa destitution. Tel est le résumé de mon histoire. Trente-trois millions d'actes de rébellion ont été signés pour réclamer le départ du Président, trente-trois millions de rebelles ont envahi les rues, les ponts du Caire et des autres villes du pays. Même si le mot rébellion, tamarrod, est rarement prononcé.
    L'histoire que je raconte n'échappera pas à la terreur et à la contre-révolution, mais de l'avoir vécue, il en restera une culture populaire de la liberté et de la justice qui ne s'effacera pas de la mémoire collective. Tamarrod a prêté son nom à un parti qui contribuera à la rédaction d'une nouvelle Constitution.

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  • On parle beaucoup d'eux dans les médias mais on ne leur donne jamais la parole. Lisez leur récit. Écoutez-les vous raconter leur vécu, leur quotidien infernal se déroulant sur une île aux allures paradisiaques.

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  • C'est un livre qui n'est ni dans l'enthousiasme béat, ni dans le pessimisme désespéré. Au travers de plus de trente textes, des auteurs originaires duMaghreb et duMoyen Orient dont d'éminentes personnalités, racontent les évènements et leur genèse comme peu ou pas d'écrits l'ont fait. Imaginaire et témoignages livrent une compréhension nouvelle de ces révolutions.

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  • Pendant un an, entre 4 et 5 ans, l'auteure de ce récit fut agressée sexuellement par un homme de son entourage. Par peur, honte et sentiment de culpabilité, elle ne dit rien à ses parents mais dessine, puis, très tôt, se confie à son journal intime. Bien que ses dessins figurent clairement ce qu'elle a subi, les adultes ne voient rien. En grandissant Maya rencontre d'autres agresseurs. Une force incommensurable, comme elle la nomme, la sauve du pire... Depuis son plus jeune âge, elle est envahie chaque nuit par la sensation de mourir. À trente ans, elle entreprend un travail thérapeutique. Cela ne suffit pas. "Alors aujourd'hui - dit-elle - écrire et présenter mes dessins est aussi une manière de rendre sa dignité à l'enfant incomprise." En lisant ses textes, en regardant ses dessins avec leurs commentaires et les scans de son journal, nous ressentons au plus près le traumatisme de l'auteure.?Elle voudrait que ce livre soit un outil qui permette à d'autres enfants d'être écoutés, à des associations de travailler avec eux en utilisant leur créativité. Elle espère aussi inciter les adultes à tenter de décrypter les dessins d'enfants en les faisant s'exprimer. À l'époque où, sur les réseaux sociaux, les témoignages ne cessent de se multiplier sous les hashtags #MeToo, ainsi que les manifestes pour que la peur change de camp, ce recueil apporte sa pierre à l'édifice.

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  • Frontières ! Comment interpréter ce mot riche de tant de sens ? Les frontières sont spatiales, temporelles, psychiques, ethniques, sociales bien sûr. Et dans la profondeur de chacune vivent, se côtoient, s'élaborent de multiples sens. Les frontières se déclinent à l'infini.
    Frontières ! Le corps des femmes et des enfants : détruisons tous les murs si nécessaire, sauf celui qui protège l'intégrité du corps d'autrui. Une frontière inaliénable.
    Universellement inaliénable.
    Frontières ! Nous connaissons aujourd'hui plus que jamais les frontières virtuelles qui font notre quotidien : codes d'entrée à la maison, à notre téléphone, à notre ordinateur, à nos sites utiles. ou inutiles.
    Frontières ! L'actualité nous démontre que les frontières sont mobiles, mouvantes, dérisoires même. Elle démontre aussi leur historicité et leur permanence et le rôle périlleux qu'elles eurent et qu'elles ont encore dans les conflits qui ensanglantent notre planète.

  • Antoni Fontana, docteur en médecine, est allongé sur une chaise conçue par Le Corbusier. Il contemple, satisfait, le tableau qu'il vient d'acquérir pour une somme fabuleuse. Le personnage du tableau le fascine. L'éclat, la pureté du regard, sa grâce jusqu'au bout des ongles, le ravissent. La jeune femme porte une main à ses cheveux sombres. Elle appuie l'autre sur sa cuisse, que l'on devine à travers une robe de gaze. Antoni Fontana ne quitte pas des yeux ces mains aux ongles roses. Ce portrait appartient à la série 'Aux ongles roses' et s'intitule : 'La femme aux ongles roses. En été'. "Si elle écrit parfaitement en français dans une langue qui ne laisse pas place à la lenteur du rythme, une langue haletante, Michèle Juan i Cortada pense et rêve en catalan. Sa langue d'héritage et d'origine. Les associations étranges et les images audacieuses qui inscrivent au long du récit une poésie nerveuse et rauque, un souffle venu de la Catalogne, sont là pour nous rappeler que l'Espagne aussi bien que le Maghreb a nourri notre écriture de mots sonores et de tournures lumineuses. Et que notre langue est, comme toutes les langues résolument vivantes, un métissage réussi. Et puis, il y a ce parti pris totalement féminin de l'héroïne de faire passer la vie avant la force de l'histoire, de privilégier l'instant au temps, d'aimer avant tout et par-dessus tout. Murcia, un personnage que Goya aurait aimé comme il aima la Duchesse d'Albe. Une de celles qui aurait pu poser pour"La femme aux ongles roses".

  • L'étude qui nourrit l'esprit ne doit pas dépasser un certain stade chez les filles car leur vie ne doit être occupée que par le travail et la prière. Voici en quelques mots l'essentiel de l'éducation proposée dans l'établissement - des jeunes files du Bon Pasteur - à la fin des années cinquante. On devait s'en tenir au travail qui vous abrutissait dès huit heures du matin, après la messe et le petit-déjeuner avalé en quinze minutes, quinze minutes qui comprenaient aussi le débarras de la table et le rangement des couverts, couverts qu'on devait garder dans un tiroir aménagé sous la table devant la place de chacune : on n'avait pas le droit de les laver, il fallait bien les nettoyer avec notre bout de pain, manger le bout de pain et les essuyer ensuite avec la serviette. (...) Il y avait parmi les filles celles qui communiaient tous les matins, c'était sans doute déjà ça de pris me disais-je, vu que le petit-déjeuner se résumait à un café d'orge avec du lait, lait si clair qu'il en était presque bleu, ou d'une soupe aux grands yeux gras dans laquelle on trempait les vieux bouts de pain de la veille. (...) Au repas du midi nous avions une partie de - Grand Silence - pendant la lecture de la soeur ou de la fille préposée à cet office, et le reste du temps, environ quinze minutes, c'était le - petit silence -, entendez par là que nous avions le droit de nous parler pour des choses qui ne concernaient que ce que nous étions en train de faire, en l'occurrence manger. « J'écris depuis bientôt quarante ans. Sur des feuillets, des cahiers, des bouts de carton, sur n'importe quoi d'autre où je pouvais écrire. Dans des trains, des voitures, au bord de la mer... près d'un fleuve de passage... Mais aussi dans une chambre sur un lit, plus sagement sur une table, par terre et dans les "chiottes", pourquoi pas oeDe tout ceci est né Un demi-siècle de la vie d'une femme. Cinq volumes dont le premier Itinéraire d'une délinquante juvénile. Ambitieuse ? Non. Simplement désespérance, errance... Tantôt "Bateau Ivre" tantôt "Radeau de la Méduse", ma bouée, mon point d'encrage, mais aussi Voilier, Frégate volant ici en "mère houleuse", là en calmes eaux. Pour moi c'est ça écrire. »Eugénia patrizia Soldà styliste dans sa propre boutique, rue Mouffetard à paris de 74 à 84.

  • Des femmes, des jeunes filles parlent. Librement, elles abordent des sujets dits « tabous », et Behja Traversac les sollicite, les écoute, les accompagne avec un désir inentamable d'élucidation et de justice. Elles évoquent leur vie, leurs choix, leur volonté d'obéir ou de se rebeller face à l'intolérance d'une société où les traditions sont si étroitement amalgamées à la religion qu'elles ne s'en distinguent plus. Lucidité, objectivité et clarté sont les mots qui caractérisent ces pages, accompagnés de celui qui, au centre de tout, maintes fois prononcé au cours de ces entretiens, anime la flamme, ravive les
    bonheurs et les douleurs, illumine des vies parfois sans que les « disantes » n'en prennent conscience : le mot Amour. Un mot que tous les censeurs et toutes les censures évoqués çà et là voudraient oblitérer, mais qui resurgit, à la pointe d'une exclamation, d'un regret, d'un silence.

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  • Dans ce livre Catherine Rossi, aquarelliste et écrivaine tente de faire le portrait d'Alger, un portrait qu'elle-même dit impossible. Amoureuse de la ville d'Alger, elle la regarde de tous côtés, elle la sillonne de long en large, de bas en haut, revisite son passé et projette son futur. Elle nous parle aussi bien de la vision des peintres, des écrivains, des chanteurs, des poètes ou des mystiques que de celle des architectes et des politiques. Elle observe le rapport des Algérois avec leur ville. En recherchant l'identité de la ville, c'est sur celle de toute la société algérienne que l'auteure s'interroge : " En grande partie parce que la colonisation, puis l'Indépendance, comme l'arabisation puis l'islamisation n'ont toujours restitué qu'une part incomplète, tronquée et subjective de ce qu'elle est. " Agrémenté d'aquarelles peintes de 2004 à 2008, ce livre est un ouvrage majeur pour tous ceux qui de près ou de loin s'intéressent à cette capitale méditerranéenne et à l'Algérie en général.
    Catherine Rossi est titulaire d'un DEA de sciences politiques obtenu sous la direction de Lucien Sfez - Paris Dauphine.

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  • Après « Itinéraire d'une délinquante juvénile », Eugénia Patrizia Solda continue pour nous son parcours et nous plonge dans la France des années 60. A dix-sept ans, elle étouffe dans une famille dont elle ne peut accepter l'étroitesse et l'hypocrisie et se retrouve aussi confrontée à une société de classes, encore bardée de rejets et où elle, la Ritale, peine à trouver des repères. Avec une finesse et une justesse qui donnent le ton de ce livre, elle nous décrit une France ouvrière où, dans les ateliers de confection, l'arrogance et le mépris des chefs faisaient courber la tête des « petites mains », la France d'avant mai 68 où sont déjà perceptibles les frémissements et la révolte d'une jeunesse qui rêvait de briser les carcans.

    Quelques jours dans la vie d'une femme, une errance, des amours et des adieux, des rencontres dans les rues et les nuits de Paris, une ville magnifiquement décrite, et surtout une quête : celle d'une presque femme à la recherche d'ailleurs impossibles, et surtout en quête d'elle-même dans un univers où son corps de femme lui est prison, et où elle sait que si elle ne veut pas se perdre, il lui faut « se battre, mordre et survivre ».

  • Le quizz 2012

    Maïna Lecherbonnier

    • Etoiles
    • 13 Avril 2012

    Découvrez Le quizz politique 2012, le livre de Maïna Lecherbonnier. L'heure du droit d'inventaire est venu : 30 années de lois absurdes, inapplicables ou inappliquées. Des lois pour les oies ! Depuis trente ans se multiplient lois bâclées, inapplicables, dangereuses qui détruisent peu à peu le socle de l'Etat. Ne parlons même pas des lois qui, comme le CPE, jettent la France dans la rue, ou d'HADOPI ! Le livre dénonce toutes ces lois improvisées sous le coup de l'émotion créées par un fait divers, toutes ces lois qui sont le fruit du lobbying et des intérêts privés, toutes ces lois qui se retournent contre leur propre objectif, tel un boomerang. Trente lois qui sont autant d'absurdités coûteuses, voilà ce que révèle ce livre "Quizz 2012 : La vérité si je veux !". Vous ne serez pas déçus ! Les plus médiatiques de nos vedettes de la politique sont en première ligne. Il est vrai que depuis trente ans il n'est pas un politicien qui ne rêve d'accrocher son nom à une loi : loi Raffarin, loi Besson, loi Fillon, loi Lang, loi Taubira. La loi à la binette se porte bien.

  • On murmure autour de lourds secrets, de terribles secrets, on va confesser un secret ou simplement, dans la complicité, le confier. Selon la démarche, tout dans l'attitude craintive ou abandonnée changera et le ton de la voix qui tremblera ou s'emballera, se cassera ou s'envolera, murmurera ou s'excitera, orientera l'écoute. De nos jours, tout le monde invoque les secrets, depuis le secret d'Etat jusqu'au secret de Polichinelle ; mais les secrets de l'âme, existent-ils encore ?
    Cette question posée par Rosa Cortès trouvera-t-elle sa réponse dans les textes des auteures de ce numéro ?
    Carte blanche à Suzanne Ruta Depuis New York où elle nous raconte ses nombreuses tentatives pour apprendre l'arabe pour protéger nos petits-fils de la folie de nos chefs, Suzanne Ruta, écrivaine, traductrice et critique littéraire a partagé cet espace avec ses amies. Qu'elle soit poète et traductrice comme Lucy McNair, écrivaine comme Shirley Abott, journaliste comme Jean Freas, peintre comme Huguette Martel ou photographe comme Gea Koenig, chacune d'elles est proche de la conception du monde de Suzanne, une conception très généreuse qui a permis sa rencontre avec notre revue.

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