Actualités & Reportages

  • « Les questions économiques sont trop importantes pour être laissées à une petite classe de spécialistes et de dirigeants. La réappropriation citoyenne de ce savoir est une étape essentielle pour transformer les relations de pouvoir. »

    T. P.

    En présentant l'évolution en longue durée des inégalités entre classes sociales dans les sociétés humaines, Thomas Piketty propose une perspective nouvelle sur l'histoire de l'égalité. Il s'appuie sur une conviction forte forgée au fil de ses recherches : la marche vers l'égalité est un combat qui vient de loin, et qui ne demande qu'à se poursuivre au xxie siècle, pour peu que l'on s'y mette toutes et tous.

  • Les grandes oubliées : pourquoi l'Histoire a effacé les femmes Nouv.

    De tout temps, les femmes ont agi. Elles ont régné, écrit, milité, créé, combattu, crié parfois. Et pourtant elles sont pour la plupart absentes des manuels d'histoire.
    " C'est maintenant, à l'âge adulte, que je réalise la tromperie dont j'ai été victime sur les bancs
    de l'école. La relégation de mes ancêtres femmes me met en colère. Elles méritent mieux. Notre
    histoire commune est beaucoup plus vaste que celle que l'on nous a apprise. "
    Pourquoi ce grand oubli ? De l'âge des cavernes jusqu'à nos jours, Titiou Lecoq s'appuie sur
    les découvertes les plus récentes pour analyser les mécanismes de cette vision biaisée de l'Histoire.
    Elle redonne vie à des visages effacés, raconte ces invisibles, si nombreuses, qui ont modifié
    le monde. Pédagogue, mordante, irrésistible, avec elle tout s'éclaire. Les femmes ne se sont
    jamais tues. Ce livre leur redonne leurs voix.
    " Femme libre et engagée, esprit avide et curieux, écrivaine confirmée, Titiou Lecoq livre un
    grand récit, passionnant et vrai. " Michelle Perrot

  • Le premier xxie siecle - de la globalisation a l'emiettement du monde Nouv.

    Le « premier XXIe siècle », comme la première version d'un logiciel insuffisamment testé, révèle chaque jour de nouvelles failles : nous sommes loin du triomphalisme qui saisit les démocraties en 1989 quand le mur de Berlin est tombé.
    L'individu qui croyait changer le monde est de plus en plus écrasé par lui. Il a perdu confiance dans la politique, et l'utopie identitaire remplace l'utopie politique. Comment en est-on arrivé là dans des sociétés aussi différentes que l'Amérique de Trump, le Brésil de Bolsonaro, l'Inde de Modi ou le Royaume-Uni de Boris Johnson ?
    Jean-Marie Guéhenno va au-delà des explications économiques : la crise des démocraties - à laquelle l'élection de Biden ne met pas fin - est une crise des sociétés. Une société qui n'est plus définie que par une seule dimension - que ce soit celle de la réussite matérielle, de la nation, ou de la religion - est une société malade.
    Cette crise se produit alors que le nouvel « âge des données » de l'internet et de l'intelligence artificielle bouscule les hiérarchies du savoir et de la puissance ; comme l'invention du livre, il peut conduire à une Seconde Renaissance, riche de promesses, mais aussi de conflits. La Chine et les entreprises géantes de l'internet, avec des objectifs différents et chacune à leur manière, développent une capacité de contrôle des esprits qui fait secrètement envie à des individus auxquels leur propre liberté fait peur, mais peut aussi déboucher sur des confrontations violentes.
    Un autre avenir est possible : une écologie repensée, des institutions qui organisent une nouvelle séparation des pouvoirs, une Europe qui ne cherche pas à être un super État, sont quelques-unes des voies explorées par ce livre ambitieux et novateur.

  • «  Le poisson rouge tourne dans son bocal. Il semble redécouvrir le monde à chaque tour. Les ingénieurs de Google ont réussi à calculer la durée maximale de son attention  : 8 secondes. Ces mêmes ingénieurs ont évalué la durée d'attention de la génération des millenials, celle qui a grandi avec les écrans connectés  : 9 secondes. Nous sommes devenus des poissons rouges, enfermés dans le bocal de nos écrans, soumis au manège de nos alertes et de nos messages instantanés.
    Une étude du Journal of Social and Clinical Psychology évalue à 30 minutes le temps maximum d'exposition aux réseaux sociaux et aux écrans d'Internet au-delà duquel apparaît une menace pour la santé mentale. D'après cette étude, mon cas est désespéré, tant ma pratique quotidienne est celle d'une dépendance aux signaux qui encombrent l'écran de mon téléphone. Nous sommes tous sur le chemin de l'addiction  : enfants, jeunes, adultes.
    Pour ceux qui ont cru à l'utopie numérique, dont je fais partie, le temps des regrets est arrivé. Ainsi de Tim Berners Lee, «  l'inventeur  » du web, qui essaie de désormais de créer un contre-Internet pour annihiler sa création première. L'utopie, pourtant, était belle, qui rassemblait, en une communion identique, adeptes de Teilhard de Chardin ou libertaires californiens sous acide.
    La servitude numérique est le modèle qu'ont construit les nouveaux empires, sans l'avoir prévu, mais avec une détermination implacable.  Au coeur du réacteur, nul déterminisme technologique, mais un projet qui traduit la mutation d'un nouveau capitaliste  : l'économie de l'attention. Il s'agit d'augmenter la productivité du temps pour en extraire encore plus de valeur. Après avoir réduit l'espace, il s'agit d'étendre le temps tout en le comprimant, et de créer un instantané infini. L'accélération générale a remplacé l'habitude par l'attention, et la satisfaction par l'addiction.  Et les algorithmes sont aujourd'hui les machines-outils de cette économie...
    Cette économie de l'attention détruit, peu à peu, nos repères. Notre rapport aux médias, à l'espace public, au savoir, à la vérité, à l'information, rien n'échappe à l'économie de l'attention qui préfère les réflexes à la réflexion et les passions à la raison. Les lumières philosophiques s'éteignent au profit des signaux numériques. Le marché de l'attention, c'est la société de la fatigue.
    Les regrets, toutefois, ne servent à rien. Le temps du combat est arrivé, non pas pour rejeter la civilisation numérique, mais pour en transformer la nature économique et en faire un projet qui abandonne le cauchemar transhumaniste pour retrouver l'idéal humain...  »B.P.

  • Les amateurs ; les coulisses d'un quinquennat Nouv.

    En 2017, nous avons confié l'État à des Amateurs.
    Quel est leur bilan, maintenant que le quinquennat se termine ? Si les crises Gilets Jaunes, Covid ont été nombreuses, les fautes, les boulettes et les maladresses aussi. Mal préparés, mal organisés, les Amateurs ont souvent été mauvais. Ajoutez à cela Emmanuel Macron et Édouard Philippe qui se sont détestés, des ministres qui ont déprimé, Nicolas Hulot pris dans la tourmente et Éric Zemmour aux aguets, et vous obtenez la chronique du quinquennat le plus déjanté de la V République.

  • Le proustographe  : Proust et à la recherche du temps perdu en infographie Nouv.

    Quel ouvrage pouvait, avant celui-ci, et en si peu de mots, apprendre à son lecteur combien de livres Proust a vendus, en quelles langues La Recherche a été traduite, quelle en est la chronologie exacte, ce que l'on trouvait dans sa bibliothèque, quels pays il a visités, quelles drogues il prenait, combien de dizaines de milliers de lettres il a envoyées, combien de personnages il a dotés de vie et de langage, quelles sont les particularités de son style, quelle est la véritable histoire de la madeleine, en quelle année il porta la moustache en guidon ? » interroge Thierry Laget dans sa préface.

    Véritable encyclopédie visuelle consacrée à l'auteur d'À la recherche du temps perdu et à ses livres ; Le Proustographe apporte, en près de 100 infographies, un regard inédit et moderne sur Marcel Proust, romancier adulé à l'oeuvre monumentale, à l'occasion du centenaire de sa mort.

  • Le candidat idéal Nouv.

    Le candidat idéal

    Ondine Millot

    Jeudi 29 octobre 2015, 9h15, tribunal de Melun. L'avocat Joseph Scipilliti tire à bout portant trois balles sur son collègue le bâtonnier Henrique Vannier. Voyant arriver la balle qui doit l'achever, celui-ci demande : « Épargne mon visage, pour mes enfants, pour qu'ils puissent me dire au revoir. » Joseph Scipilliti suspend son geste, et retourne l'arme contre lui.Les médias annoncent immédiatement que les deux hommes sont morts. Anne, la femme d'Henrique Vannier, s'est précipitée sur place, elle accompagne l'ambulance. Pour que leurs proches la croient, elle en vient à jurer que son mari est vivant.Hasard - ou pas ?  -, Ondine Millot, alors journaliste à  Libération, se trouve dans ce même tribunal. Elle résiste aux injonctions du commentaire en direct, pour comprendre les raisons du crime.Comprendre surtout la rencontre de destins étrangement symétriques : deux hommes, nés de familles franco-italiennes modestes, grandissant dans une forme d'adversité, qui à force de volonté, deviennent avocats. Pour tous deux, le monde était une conquête. Pour Joseph Scipilliti, il est devenu une guerre à mener seul contre tous. Pourquoi a-t-il basculé de l'univers de la justice au sentiment d'injustice universel ? Pourquoi a-t-il vu en Henrique Vannier, selon ses mots, « le candidat idéal » ?Ondine Millot nous plonge dans une France pleine d'espoirs et de malentendus, où la famille croise la route de la liberté individuelle, où le courage se heurte à l'obsession, où ce qui semble un fait divers prend l'ampleur symbolique d'une tragédie. Un hymne à la survie.Une enquête menée d'une écriture virtuose. Une révélation littéraire.

  • Pensees libres

    Simone Veil

    « Nous vous aimons, Madame », déclarait l'écrivain Jean d'Ormesson dans son discours de réception à l'Académie française, tant il est vrai que Simone Veil bénéficie d'une place bien particulière dans le coeur et l'histoire des Français. Que ce soit son discours de 1974 à l'Assemblée nationale en faveur de la dépénalisation de l'avortement, ou encore celui prononcé à l'occasion des soixante ans de la libération d'Auschwitz, ses mots résonnent encore puissamment aujourd'hui.

    Cet ouvrage rassemble les plus belles, les plus instructives et les plus inspirantes citations de Simone Veil, afin de faire entendre la voix ferme et douce de cette figure majeure du XX siècle et d'éprouver la singulière trajectoire qui fut la sienne.

  • 11 septembre 2001 avant, pendant, après Nouv.

    11 septembre 2001, vingt ans après, une analyse détaillée des faits, des causes et des conséquences

    Vingt ans après, le 11 septembre 2001 reste l'événement qui nous a brutalement fait entrer dans le xxie siècle, provoquant une rupture spectaculaire, et pour longtemps irréparable, dans l'ordre mondial. Le journaliste Sylvain Cypel, spécialiste des États-Unis et du Moyen-Orient, pose ici cette question lancinante : comment une cellule terroriste de quelques dizaines de personnes a pu encastrer deux Boeing dans l'épicentre du commerce international, provoquant les attentats les plus meurtriers de l'histoire ?

    Des signes avant-coureurs, bien visibles mais largement ignorés, jusqu'aux conséquences désastreuses pour le Moyen-Orient, voici le récit saisissant et méticuleux des rouages infernaux, pièce par pièce, qui ont permis l'émergence de Ben Laden ; qui ont entraîné aussi la guerre américaine contre l'" Axe du Mal ", l'invasion de l'Afghanistan, puis surtout de l'Irak, sur la base de motifs mensongers. Ce récit-fleuve s'articule dans sa temporalité : les causes (la formation d'Al-Qaïda et sa préparation), l'événement-hécatombe, et les conséquences (le fourvoiement américain).

    Cet ouvrage se poursuit sur les portraits détaillés d'Ahmed Chah Massoud, ministre de la Défense afghan assassiné par Al-Qaïda deux jours avant les attentats, Dick Cheney, vice-président de Bush et véritable architecte de la guerre préventive, et Condoleezza Rice, conseillère à la sécurité nationale lors du 11 septembre. Enfin, trois entretiens exclusifs viendront ponctuer la lecture dont celui de Francis Fukuyama, auteur de
    La Fin de l'histoire et le Dernier Homme, figure intellectuelle du néoconservatisme qui a influencé l'administration Bush.

  • Billets politiques : sur le fil du quinquennat Nouv.

    Est-il encore possible de parler de politique sans perdre son calme ? De débattre sans se battre ? En chroniquant la vie politique chaque matin sur France Culture, Frédéric Says croque les travers de notre époque sur époque. 8h16. " Bonjour Guillaume, bonjour à tous... " Un rendez-vous et un rituel. Le " Billet politique " est l'occasion d'échapper aux engouements de l'instant, au culte de l'immédiateté. Il s'offre aussi le luxe de la nuance. Dans un écosystème médiatique souvent confondu avec une arène, la pondération est un refuge pour celles et ceux qui refusent d'être enfermés dans des débats binaires.
    De 2016 à 2021, Frédéric Says a analysé avec finesse les rebonds de notre vie politique. En quelques années, le " nouveau monde " a perdu de sa superbe. Les élus locaux, les mouvements citoyens, les scientifiques ont gagné en influence. Les réseaux sociaux sont devenus des acteurs publics tandis que les discours politiques - signe de leur impuissance - ont été envahis de formules creuses : " la société civile ", " les territoires ", " j'assume "...
    C'est cette métamorphose, entre hier et aujourd'hui, entre le " dire " et le " faire ", que ce livre se propose de disséquer, avant la prochaine élection présidentielle. Avec la volonté d'éviter deux écueils : une vision trop clémente ou une posture de la critique permanente. Un billet politique sur le fil matinal, c'est un exercice d'équilibrisme.

  • L'amélioration de la santé humaine est une anomalie à l'échelle de l'évolution.
    Pendant des dizaines de milliers d'années, les humains ne vivaient pas plus de trente ans en moyenne. La grande extension de notre espérance de vie a commencé autour des années 1750 en Occident. Lente mais continue, elle est principalement due à la désinfection et à une meilleure alimentation. C'est ainsi que, en deux siècles, notre longévité a doublé. Depuis 1950, les progrès de la médecine et de la pharmacie ont permis de gagner encore vingt-cinq années de vie.
    Mais, en parallèle, les humains ont fait émerger deux énormes risques, environnemental et comportemental, qui causent les maladies chroniques et rendent possible une rétrogression de la santé humaine. La pandémie de Covid-19 n'est pas le fait du hasard. Elle est une illustration sévère des dysfonctionnements des sociétés humaines et notamment de leur rapport à l'environnement. Le SARS-CoV-2 est un produit naturel, mais son émergence et sa persistance sont des produits humains.
    Le grand récit de la santé humaine.

  • Le bloc arc-en-ciel : pour une stratégie politique radicale et inclusive Nouv.

    Partout, la colère monte ; partout, l'aspiration à un changement profond se fait entendre. Après vingt années d'engagement au coeur des mouvements sociaux, Aurélie Trouvé analyse dans ce livre comment l'exigence d'égalité réelle exprimée par les populations dominées est en train de bouleverser l'ordre établi. En s'engageant frontalement, sans le concours des médiations traditionnelles, ces dernières heurtent le vieux monde de la politique. Mais cette puissance qui se dégage du côté de l'écologie dissidente, des insurrections populaires, des luttes antipatriarcales et antiracistes et des mouvements syndicaux reste fragmentée, incapable de se constituer en véritable force politique.
    L'hypothèse de ce livre est que la radicalité des prises de position actuelles est en réalité un facteur d'inclusion, et non de déliaison. Car cette radicalité est aussi celle des urgences écologiques, économiques et sociales, qui sont liées entre elles et qui requièrent de nous que nous nous hissions collectivement à leur hauteur. En 1969, à Chicago, la Rainbow Coalition rassemblait Black Panthers, Young Lords et Young Patriots. Cette alliance en apparence modeste d'organisations jusqu'alors désunies pour lutter contre la ségrégation raciale et sociale fit trembler les fondations de la démocratie bourgeoise états-unienne. Il est temps de renouer avec la stratégie du Bloc arc-en-ciel et de créer les conditions d'un exercice résolument démocratique du pouvoir politique.

  • « Nous savons que l'Humanité fait face au plus grand défi de son histoire. Nous savons que les écosystèmes dont
    nous dépendons menacent de s'écrouler. Nous savons qu'il y a urgence. Le doute n'est plus d'actualité.
     
    Chaque jour, au coin de la rue ou à l'autre bout de la planète, un nouveau front s'ouvre. Partout, des femmes et
    des hommes ont décidé de se lever pour sauver ce qui peut encore l'être, ou pour poser les bases d'un nouveau monde. Qu'ils soient scientifiques, activistes, militaires, ou lanceurs d'alerte, ils mettent toutes leurs forces dans la bataille.
     
    Leur victoire sera la nôtre, leur défaite aussi. Allons renforcer leurs rangs. Unissons-nous pour faire basculer la balance du bon côté. Ensemble, nous pouvons remporter cette nouvelle guerre mondiale. »
     
    Auprès de celles et ceux qui s'engagent sur le front de l'environnement, Hugo Clément dessine une carte stratégique des actions à mener. La Terre restera-t-elle une planète habitable pour notre espèce ? Tel est l'enjeu de notre dernier combat.
     
    Hugo Clément est journaliste, engagé dans la défense de l'environnement. Il produit et anime la série documentaire Sur le Front
    (France Télévisions), et a publié Comment j'ai arrêté de manger les animaux (Seuil, 2019).

  • Continent'Italia Nouv.

    Continent'Italia

    Samuel Brussell

    Samuel Brussell nous fait aborder le continent italien comme on saute dans un train pour Vintimille à quinze ans : léger, libre et curieux. Dans une rue de Florence, dans un bateau pour Palerme, à Naples, à Rome, à la frontière slovène, l'auteur aborde son voisin, échange quelques mots et déplie une histoire.Au fil des courts chapitres, le voyage s'étoffe de souvenirs. Les instantanés ouvrent autant de mondes, incarnés dans un gamin des rues, une Romaine furieuse, deux adolescentes au bord d'un lac... Leurs voix modulent les dizaines de dialectes que comprend l'Italie, et leurs paroles ont la profondeur et la simplicité des vraies rencontres.Attentif aux vies minuscules et aux vagues de l'Histoire, l'auteur nous emmène dans une promenade sentimentale en compagnie de Fellini, Stendhal, Catulle, Brodsky... Car on c'est aussi à travers les livres ou le cinéma que le regard s'affine et que la vie est plus intense.Continent' Italia  est une déclaration d'amour à l'Italie, au voyage et à la littérature.  « Et quelle barbare peuplade irait nier qu'aimer, c'est être ? Qui aime ainsi pourra sans peine se croire italien, et se croire aimé de l'Italie. »

  • «  Je marche dans la rue en levant les yeux au ciel. Il paraît que c'est ultra-efficace pour éviter de pleurer. J'inspire à fond. J'écoute battre mon coeur. Je viens d'entrer dans un tunnel immense... C'est le début du grand huit. Il va falloir que je m'accroche. 
    Longtemps, je n'ai pas voulu voir, pas voulu savoir. J'étais dans le déni et la mauvaise foi. J'ai joué à merveille mon rôle d'actrice lumineuse, pétillante et légère. J'avais une double vie  : celle à laquelle je voulais croire, et l'autre, celle que je vivais vraiment...  Il m'aura fallu dix ans pour accepter la différence de ma fille. Dix ans de fuite, dix ans de combat.  Je ne m'attendais pas à un tel voyage. 
    Je voudrais aujourd'hui partager ce chemin de rires et de larmes, de colères, de doutes, de joies et d'amour. Parce que, si longue que puisse être la route, si gigantesques que soient les montagnes à franchir, nous avons tous le choix d'être heureux.  »

  • Le président de trop ; la question française Nouv.

    Le présidentialisme est au régime présidentiel ce que l'intégrisme est aux religions, ce que l'absolutisme est aux monarchies, ce que le sectarisme est aux convictions. Le problème n'est pas l'existence d'une présidence de la République mais l'accaparement de cette fonction par un seul homme, véritable monarque sans couronne. Legs du bonapartisme français, notre présidentialisme est un régime d'exception devenu la norme. Une norme dont l'excès n'a cessé de s'étendre depuis le long règne de François Mitterrand.
    Avec Emmanuel Macron aujourd'hui, mais dans le droit fil des ambitions de Nicolas Sarkozy et des renoncements de François Hollande hier, le présidentialisme français ne cesse de s'affirmer comme l'ennemi foncier d'une République démocratique et sociale. Cette confiscation de la volonté de tous par le pouvoir d'un seul la mine de l'intérieur, la corrompt et l'affaiblit, creusant la dépression citoyenne et accroissant la démobilisation électorale. En nos temps incertains et imprévisibles, elle pose les bases d'un régime autoritaire au service d'intérêts sociaux minoritaires.
    Face à ce danger,
    Le Président de trop plaide pour une radicalité démocratique. Celle d'une République garantissant l'expression, la mobilisation et l'invention de la société contre les inégalités, injustices, corruptions et mensonges qu'enfantent, inévitablement, pouvoir et domination en place dans leur éternelle volonté de se succéder à eux-mêmes.

  • No bra : ce que ma poitrine dit de moi Nouv.

    « Il paraît qu'elle en dit long sur moi, ma poitrine. Il paraît qu'il vaut mieux en avoir une grosse, pour plaire aux garçons. Il paraît qu'on s'en fiche, qu'elle plaise ou non aux femmes. Il paraît qu'elle doit être grosse, mais pas trop, sinon c'est vulgaire. Il paraît que si on m'insulte, c'est ma faute parce qu'on la voyait trop. »
    Pour des questions de confort, de plus en plus de femmes deviennent adeptes du No Bra. Pour Gala Avanzi, s'émanciper de son soutien-gorge est aussi un acte militant. C'est une arme pour dénoncer le sexisme ordinaire, la culture du viol et les injonctions à la beauté, souvent contradictoires, subies par les femmes, mais aussi l'hypersexualisation de la poitrine, trop petite, trop grosse, trop décolletée, trop rembourrée, trop découverte, trop cachée, etc.
    Et si pratiquer le No Bra permettait de se libérer du contrôle exercé sur le corps des femmes ? De défier ses complexes et de se réapproprier son corps en combattant l'idée reçue que des seins parfaits, ronds et rebondis existent ? Et si c'était bien plus que le simple fait de ne pas porter de soutien-gorge ?
    À la lumière de sa propre expérience, d'études scientifiques et sociologiques et de l'histoire, Gala Avanzi donne des clés pour se défaire des diktats et avancer vers un peu plus de liberté.

  • Après la foudre Nouv.

    Après la foudre

    Claire Fercak

    Après la foudre est le portrait d'Helena, une femme fulgurée, dont le quotidien va se trouver bouleversé par cette expérience inouïe.
    Des divinités mythologiques au phénomène naturel, des croyances ancestrales aux découvertes de la physique, de l'acception scientifique au sentiment amoureux, la foudre fascine par sa puissance et son mystère. Entre littérature et enquête, Claire Fercak explore dans cette fiction documentaire les effets de la foudre sur le vivant et retrace une histoire de cette manifestation météorologique si commune et pourtant si énigmatique.

  • « La Chine n'est plus communiste » : la rumeur s'est répandue, comme une évidence. Mais ne serait-ce pas le plus grand malentendu de notre époque ?

    Malgré l'ouverture économique de 1978, les mesures d'internationalisation des entreprises d'État, l'établissement de relations diplomatiques avec les puissances occidentales, la Chine demeure fidèle à ses racines rouges. « Le communisme est un idéal vers lequel nous devons tous tendre » affirment aujourd'hui encore les cadres du Parti.

    Renforcé par l'arrivée au pouvoir de Xi Jinping en 2013, le Parti communiste chinois s'infiltre au quotidien dans toutes les strates de la société : politique et économique, bien sûr, mais aussi culturelle, artistique, éducative, sociale ou religieuse, et ambitionne d'étendre cette influence à l'international.

    Il fallait bien sept années d'observation et plus de 400 entretiens menés par Alice Ekman auprès de hauts cadres du Parti et fonctionnaires, diplomates, représentants d'entreprises, chercheurs et étudiants pour parvenir à comprendre la Chine contemporaine, son fonctionnement, ses évolutions récentes et sa stratégie de puissance, dans un contexte périlleux de tensions avec les États-Unis et de rapprochement avec la Russie. Car, alors que l'idéal libéral est de plus en plus contesté, la Chine cherche désormais à s'imposer comme une puissance de référence, une « solution » pour le monde, selon les propres mots de Xi Jinping, pour un jour parvenir à la « disparition ultime du capitalisme et la victoire finale du socialisme ».

  • Ouvrir grand les frontières, une semaine de travail de quinze heures, le revenu de base universel... Des idées naïves et dépassées ou bien la force de l'utopie renouvelée ? Résolument anti-décliniste, Utopies réalistes tombe à pic et nous explique comment construire un monde idéal aujourd'hui et ne pas désespérer ! D'une ville canadienne qui a totalement éradiqué la pauvreté à l'histoire d'un revenu de base pour des millions d'Américains sous Richard Nixon, Rutger Bregman nous emmène dans un voyage à travers l'histoire, et, au-delà des divisions traditionnelles gauche-droite, il défend des idées qui s'imposent par la force même de l'exemple et le sérieux de la démarche historique. Tout progrès de la civilisation – des débuts de la démocratie à la fin de l'esclavage – fut d'abord considéré comme un fantasme de doux rêveurs.
    À la fois stimulant et passionnant, appuyé sur les travaux d'Esther Duflo, Thomas Piketty, David Graeber, etc., cet essai vif, pédagogique et amusant rouvre plusieurs perspectives : la réduction du temps de travail, le revenu universel, et plus largement la lutte contre la pauvreté et la réduction des inégalités, la taxation des flux financiers, et enfin l'ouverture des frontières. Alors laissons l'enthousiasme de l'auteur, à contre-courant du pessimisme ambiant, nous convaincre que de nouvelles propositions utopiques peuvent être envisageables à court terme.
    Historien, journaliste pour le magazine en ligne De Correspondent, Rutger Bregman a publié quatre livres sur l'histoire, la philosophie et l'économie. Formidable succès au Pays-Bas, Utopies réalistes est en cours de traduction dans 17 pays et depuis sa sortie au Royaume-Uni est dans la liste des meilleures ventes.
    " SI VOUS NE SUPPORTEZ PLUS LES PROPHÈTES DU MALHEUR, VOUS DEVEZ LIRE CE LIVRE ! " Evening Standard

  • Ancien agent à la DGSE, Olivier Mas a dédié trois ans de son existence au service des « légendes », envoyé sous couverture à l'autre bout du monde. À chaque mission il a dû inventer et endosser une nouvelle identité relevant du secret absolu, une personnalité fictive, mais aussi simuler une nouvelle profession, tisser à partir de rien un réseau d'amitiés, se procurer des faux papiers, et plus encore... Désormais libéré du poids du secret, il dévoile, pour la première fois à découvert, comment la DGSE et les autres services d'espionnage internationaux forment, préparent et encadrent ces mystérieuses et fascinantes « légendes » : du montage méticuleux de la légende pendant plusieurs mois à la réalité opérationnelle, puis au démontage de la légende et de la vie construite autour, abandonnée une fois la mission terminée. En s'appuyant sur sa propre expérience et celle de cinq « légendes » qui ont marqué l'histoire de l'espionnage dans le monde entier - un espion du Mossad, un agent américain du service des douanes, deux agents de la Résistance et un espion russe -, Olivier Mas nous plonge dans les rouages techniques mais aussi psychologiques à l'oeuvre chez chaque agent secret, sans cesse confronté au secret, au risque de préférer leur vie exaltante de clandestin, et à la peur, permanente, d'être découvert...    

  • L'historienne américaine Anne Applebaum n'est pas la seule à faire le constat alarmant que nos démocraties sont en danger. Mais son expérience - les années qu'elle a passées en Pologne après avoir travaillé à Londres - donne à son regard une acuité que peu d'observateurs possèdent. Son livre nous propose un voyage en Pologne, en Hongrie, au Royaume-Uni puis aux Etats-Unis qui nous conduit de l'intérieur de la droite modérée vers cette nouvelle droite flirtant avec l'illibéralisme et la tentation autoritaire. Son analyse est précise et s'appuie sur une connaissance approfondie des politiques mises en place par Droit et Justice en Pologne ou par le gouvernement Orban en Hongrie, en décrivant notamment les purges dans les administrations, institutions culturelles et médias. Applebaum examine  ensuite les raisons qui ont poussé des hommes comme Boris Johnson à soutenir l'idée du Brexit et comment le mensonge assumé est devenu une arme politique d'une efficacité redoutable. L'hypocrisie, le cynisme, la soif de pouvoir d'une droite prête à tout prend des formes légèrement différentes dans ces pays, mais la tentation de gouverner de manière autoritaire est la même partout, et le trumpisme en fut l'illustration la plus spectaculaire pour Anne Applebaum. Son livre est un cri d'alarme à la fois rigoureusement argumenté et infiniment personnel.
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Aude de Saint-Loup et Pierre-Emmanuel Dauzat 

  • Depuis 2018, Teresa Cremisi écrit toutes les semaines dans le Journal du Dimanche une chronique appelée « Ma tasse de café ». Les 100 textes choisis et présentés dans ce recueil sont autant de petits hublots sur notre époque. Elle y attrape l'air du temps avec une gravité espiègle qui s'adapte aux sujets les plus variés Des histoires proches et lointaines (presque de petits récits) alternent avec des réactions à l'actualité politique et sociale ; les clichés, les ridicules, les tics de langage de nos contemporains sont racontés avec amusement et en évitant tout dogmatisme.

  • Voilà ce qu'il faut que tu saches : en Amérique, la destruction du corps noir est une tradition - un héritage. Je ne voudrais pas que tu te couches dans un rêve. Je voudrais que tu sois un citoyen de ce monde beau et terrible à la fois, un citoyen conscient. J'ai décidé de ne rien te cacher.
    "Je me suis demandé qui remplirait le vide intellectuel après la mort de James Baldwin. Sans aucun doute, c'est Ta-Nehisi Coates... Une lecture indispensable."
    Toni Morrison, Prix Nobel de Littérature.
    National Book Award 2015

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