• Une vie

    Simone Veil

    • Stock
    • 31 Octobre 2007

    C´est un événement. Simone Veil accepte enfin de se raconter à la première personne. De son enfance niçoise dans une famille juive complètement assimilée, et de sa déportation à Auschwitz avec sa mère et l´une de ses soeurs en mars 1944, jusqu´à ses fonctions les plus récentes, elle a su s´imposer comme une figure singulière et particulièrement forte dans le paysage politique français. Femme libre s´il en est, elle a exercé le pouvoir sans jamais le désirer pour lui-même mais pour améliorer, autant qu´elle l´a pu, les conditions de vie de ses concitoyens : à l´administration pénitentiaire, puis au ministère de la Santé dans le gouvernement Chirac sous la présidence de Valéry Giscard d´Estaing - c´est là qu´elle fait voter, contre son camp, la loi sur l´IVG ; à la présidence du Parlement européen, où elle se montre capable de tenir tête au Premier Ministre français, Raymond Barre ; comme ministre des Affaires Sociales, de la Santé et de la Ville dans le gouvernement dirigé par Balladur et présidé par François Mitterrand ; au Conseil constitutionnel ainsi qu´à la Fondation pour la mémoire de la Shoah. Fidèle à ce qu´elle estime être la fonction des rescapés des camps de la mort, elle a témoigné, chaque fois qu´elle l´a pu, en France comme partout, de son expérience d´Auschwitz. Mais cette femme de mémoire n´est jamais nostalgique, jamais passéiste, elle n´a souci que du monde de demain, celui qu´elle lèguera à ses petits-enfants et à ses arrière-petits enfants dont la place est grande dans sa vie. Elle a beaucoup voyagé, rencontré la plupart des « grands » de ce monde, vécu de près les événements majeurs du XXe siècle. Elle en parle sans forcer sa voix, mais on l´entend.

    1 autre édition :

  • «  Nous ne traversons pas un moment de crise anodin, nous vivons un moment décisif pour l'avenir de l'humanité. Comment s'extraire d'une dynamique qui nous échappe et d'un système qui nous conduit dans une impasse ? Nous avons chacun éprouvé combien les résistances au changement - en nous, comme dans le monde politique et économique - sont grandes. Nous avons vu la beauté de notre planète, la richesse de l'humanité, et nous avons souffert de les voir saccagées.
    Pourtant, comme tant d'autres, nous refusons de nous résigner.
    Un autre monde est à notre portée. Un monde fondé sur l'humilité, la sobriété et le partage. Un monde où les joies profondes seraient plus désirées que les plaisirs éphémères. Un monde plus équitable, plus fraternel, davantage relié à la Terre. Ce monde n'est pas une utopie. Nous pouvons tous contribuer à le faire advenir.
    Mais cela ne sera possible que par une révolution des consciences.
    C'est à cette conversion de notre esprit et de nos modes de vie qu'aimerait contribuer modestement ce livre, fruit du partage de nos réflexions et de nos expériences.  »
     
    Nicolas Hulot et Frédéric Lenoir
     
    Nicolas Hulot a passé une partie de sa vie à voyager dans les zones les plus reculées du monde au fil de son émission télévisée Ushuaïa. Engagé depuis trente ans dans la protection de l'environnement, il fut ministre d'Etat de la Transition écologique et solidaire de mai 2017  à août 2018. Auteur de nombreux ouvrages, il a créé la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme.
     
     
    Frédéric Lenoir est philosophe et sociologue, auteur de nombreux essais et romans traduits dans une vingtaine de langues. Il est notamment l'auteur des best-sellers  : Du Bonheur, un voyage philosophique  ; La Puissance de la joie, ou Le Miracle Spinoza, aux éditions Fayard. Il est cofondateur de la fondation SEVE (Savoir Etre et Vivre Ensemble) qui propose des ateliers de philosophie avec les enfants.

  • Sommes-nous encore en démocratie ? Nouv.

    « Sommes-nous encore en démocratie ? Aujourd'hui, le fait même de poser la question est jugé indécent : les citoyens n'ont aucune raison de se plaindre, eux qui vivent librement, ne sont pas en dictature. Elle paraît même suspecte, comme si s'interroger sur l'état de notre modèle démocratique signifiait en imposer un autre, autoritaire. Voilà à quoi est réduit le débat en France ; la juste mesure est la chose au monde la moins bien partagée. 
    Face à la crise sanitaire et économique, notre vieille démocratie a certes tenu. Mais on ne mesure pas assez la défiance des peuples, comme si à aucun moment il ne fallait envisager qu'elle pût s'expliquer par le fait que ce serait la démocratie qui aurait joué contre eux. Dès lors que la révolte populaire, dont les Gilets jaunes ont constitué une première manifestation, a éclaté, nous ne pouvons ignorer la crise de la représentation que traverse notre pays ; et devons lancer une révolution raisonnable, pour faire tomber les nouvelles Bastille. » Natacha Polony  

  • Pendant le confinement, depuis sa cuisine, François Ruffin dessine le monde de demain. 
    On en était où ?
    Ah oui.
    On fonçait vers le gouffre, à vitesse accélérée. La calotte glaciaire fondait, les ours polaires se noyaient, le Mont-Blanc reculait, les oiseaux ne se cachaient même plus pour mourir.
    Et soudain, la planète s'arrête.
    C'est une crise, avec son cortège de drames.
    Mais c'est aussi une fenêtre.
    L'occasion d'une bifurcation.
    La mondialisation, le tout-marché, c'était « une folie », regrette le président. Et on nous le promet : « Il y aura un avant et un après ».
    L'espoir renaît.
    La crainte aussi.
    Car, déjà, tout repart comme avant, de l'avant, et même pire qu'avant...
    L'après se mérite.
    L'après est un champ de bataille.
    L'après est un combat, contre les forces obscures qui ne renoncent pas.

    Durant les deux mois de confinement, François Ruffin, journaliste et député de la Somme, a animé sa radio-cuisine, « L'An 01 ». Il a reçu des milliers d'alertes, et beaucoup d'invités : des infirmières bien sûr, un ambulancier, des auxiliaires de vie, des caissières, un libraire, un cariste de chez Amazon, un ouvrier de chez Valeo, une patronne de bar-tabac, un routier à l'arrêt... Des intellectuels, également, pour penser ce moment.
    En reporter, il passe ici cette crise au scalpel, en dresse un récit vivant. Et, en député, il ouvre des voies pour l'après : sur l'économie, la santé, la démocratie, l'égalité...

  • «?Jadis, les rois de France étaient souvent affublés d'un surnom. Tantôt flatteurs, Philippe le Bel ou Louis XV le Bien-Aimé, tantôt moins agréables, Louis le Bègue ou Charles le Chauve. Il est tentant d'accoler aux présidents si monarchiques de la Ve République un tel surnom. Le général de Gaulle n'aura pas dédaigné de se voir honorer d'un Charles le Grand?; François Mitterrand aurait pu prétendre à François le Hutin à l'instar de Louis X ou encore Nicolas Sarkozy à Nicolas le Batailleur. Pour le président actuel, Emmanuel le Hardi semble le plus appro­prié. On aurait pu envisager aussi bien un Emmanuel le Téméraire, tant son élection relevait d'une audace presque impudente, tant son mandat se déroule sous le signe du risque perpétuel et des tensions permanentes. Mais qualifier le jeune président de «?hardi?» semble plus juste, puisque après tout la partie n'est pas jouée, l'échec n'est pas avéré, l'impasse n'est pas inévitable. Macron chevauche la stratégie du risque extrême mais aussi longtemps qu'il n'a pas renoncé, qu'il se bat, il subsiste une part de chance?; hardi plus que téméraire, même si la distance tient parfois à un fil. Car la France reste ce grand pays enviable aux orages non désirés. Y être président, c'est être impopulaire et être impopulaire, c'est être entravé. Voilà la malédiction présidentielle qu'Emmanuel Macron a la prétention d'affronter et de vaincre. Avec son courage et son énergie. Avec ses fautes et ses bourdes. Déterminé à réformer, donc en sursis perpétuel. Hardi.?» A.D.  

  • L'ultra-droite est de retour, obsédée par la fin de la République. Des attentats se fomentent sur notre sol. Des groupuscules se montent partout ; gagnent la bataille idéologique ; pénètrent les principaux mouvements de contestations dans le pays, saccagent nos institutions, l'Arc de triomphe lors d'une manifestation des Gilets jaunes. Leurs relais sont médiatiques, littéraires, politiques. La thèse du  « grand remplacement »  de Renaud Camus a irrigué bien au-delà des rangs extrémistes, pour s'imposer dans le débat public. 
    Ils sont de plus en plus nombreux, sur le territoire, à se radicaliser autour des thèmes du déclin de la France, des crises économiques et sociales, de l'abandon du pays aux musulmans, de la faiblesse de l'État, au point que les services de renseignement pensent désormais inéluctable un affrontement entre communautés, dessinant l'ébauche d'une future guerre civile. Y sommes-nous déjà ? La société craquelle, la «  dissidence  », elle, s'organise. Alain Soral, Dieudonné, Boris Le Lay et autre prêcheur de haine sont interdits de Youtube Facebook ou Twitter, avant d'être poursuivis en justice et de devenir des martyrs de leur cause. Leurs sites sont fermés, ils en ouvrent de nouveaux. Quand leurs mouvements sont  dissous, ils se reforment sous un autre nom. Actions coup de poing contre les immigrés - «  kebabs, mosquées, on en a assez !  », camps d'été survivalistes, projets d'attaques, fermes à trolls, propagande numérique, etc. La DGSI craint l'attaque de loups solitaires de l'ultradroite et relève avec inquiétude l'apparition d'une frange de militants identitaires qui leur étaient jusqu'alors inconnus.
    Jean-Michel Décugis, Pauline Guéna et Marc Leplongeon les ont rencontrés et font parler ceux qui s'estiment être les «  Grands remplacés  ». C'est à une plongée inquiétante que nous invitent ici les auteurs de Mimi. Portraits, réseaux, généalogie du combat, entrée dans la clandestinité : le feu couve.

  • «  À la fin d'une conférence, une femme d'une cinquantaine d'années se présente devant moi, visiblement émue, et me dit qu'elle a peur. "Peur pour samedi prochain." Son mari, Gilet jaune convaincu, prévoit d'aller manifester à Paris. Or l'unité de CRS à laquelle appartient son fils a été désignée pour y assurer le maintien de l'ordre. Ne vont-ils pas se retrouver face à face  ? Cette pensée la hante, comment ne pas la comprendre  ? À cet instant, j'ai ressenti le déchirement qui s'opère dans notre nation, l'impérieuse nécessité d'une véritable réconciliation nationale.  »
    Après ses deux premiers livres,  Servir  et  Qu'est-ce qu'un chef  ?, le général Pierre de Villiers a pris le temps d'une plongée passionnante dans la France, celle des Gilets jaunes, des habitants des villes et des banlieues. Il y a vu une nation profondément divisée et menacée par ses tensions internes, mais aussi par les ruptures d'un monde instable et dangereux. Il y a rencontré des femmes et des hommes entre angoisse et envie de s'en sortir. L'union nationale ne va plus de soi. Les Français ressentent à l'unisson qu'ils sont à un point de bascule, et que vient le moment du courage, d'un équilibre entre ceux qui exercent l'autorité et ceux qui doivent la respecter, entre humanité et fermeté, entre droits et devoirs.  C'est ainsi que nous pourrons nous réconcilier, au-delà de nos différences, sur le chemin de l'unité et de l'espérance. Il y a urgence.

  • « Les Cahiers de l'Avenir en commun » permettent d'aborder le projet présidentiel de Jean-Luc Mélenchon à travers 4 thèmes : Démocratie et 6ème République, Le Progrès social et humain, La bifurcation écologique, et Pour une France indépendante.

    Après une introduction de Jean-Luc Mélenchon, chaque Cahier présente les sujets et les principales propositions. Pour terminer, un questionnaire consultatif permet aux lecteurs d'exprimer leur avis et de contribuer au programme.

    Ce mode de diffusion d'un programme et de consultation citoyenne est une première en France : il doit permettre aux lecteurs d'acquérir une vision globale du programme et d'en discuter.

    Le premier cahier traite de la crise démocratique et de la proposition phare du programme de Jean-Luc Mélenchon : convoquer une assemblée constituante en vue d'élaborer une nouvelle constitution, celle de la 6e République.

  • Le séparatisme islamiste ; manifeste pour la laïcité Nouv.

    "L'islamisme, l'idéologie la plus puissante à l'oeuvre dans le monde contemporain, a privé l'islam de parole, manipulant la religion, pour s'insinuer pleinement dans la société française, pour la combattre et finalement s'en séparer. Voici comment des millions de musulmans se trouvent pris en otage par les militants politiques islamistes. Voici comment notre modèle républicain, laïc et social se découvre sournoisement miné, laissant aux élites le soin de mettre tardivement à jour ce que le peuple ressent depuis un certain temps.
    Le présent manifeste s'inscrit dans le constat et les solutions esquissées par le président de la République. Il espère éclairer le lecteur sur la situation d'urgence que notre pays connaît. Il n'a pas d'autre ambition que celle, comme d'autres avant lui, d'aider à cerner notre ennemi : l'islamisme, terreau du terrorisme. 
    Une prise de conscience est aujourd'hui nécessaire, vitale même. Elle est de salut public. Puisse cet argumentaire venir exposer au lecteur les raisons profondes qui nous ont conduits au texte de loi confortant le respect des principes de la République."
    G. DARMANIN   

  • L'engagement

    Arnaud Montebourg

    • Grasset
    • 4 Novembre 2020

    Ce voyage intérieur raconte une expérience d'accession au pouvoir jusqu'à son abandon, nous en faisant vivre et partager les espérances et les échecs.
    Un récit intime et sentimental qui passe de l'enthousiasme au doute, de l'inquiétude au conflit.   La dimension humaine de l'action politique nous fait découvrir la difficulté d'agir, de concrétiser, d'exercer sa volonté au fil de dossiers qui deviennent ici des feuilletons, des imbroglios, parfois des romans noirs
    Arnaud Montebourg est à la fois un homme sincèrement engagé dans l'action et un narrateur toujours sur le fil du doute. Les portraits qu'il dresse sont cruels et joyeux, sa peinture des situations rocambolesque, parfois trépidante, ses confessions troublantes de vérité sur ce monde des puissants qu'il faut pourtant bien contrôler, diriger et conduire.
    Le «  démondialisateur  » raconte de l'intérieur la fermeture des hauts fourneaux de Florange, la quasi-faillite de Peugeot, la vente à la découpe d'Alstom aux Américains par une poignée de dirigeants... Il se bat contre la technostructure, observe la faiblesse des individus confrontés aux rapports de force des sommets internationaux. Il assiste à la naissance du Macronisme dans le ventre de François Hollande, à l'effondrement d'un quinquennat perdu, engage la bataille de la marinière Made in France pour une reconquête industrielle, affronte le mur de l'austérité de l'Union Européenne, jusqu'à la confrontation dans le coeur du collège gouvernemental, menant à la rupture.
    Son retour à la vie au milieu des abeilles est comme un retour à la terre lointaine d'une sincérité retrouvée.
    Ce livre est le récit d'une ligne de vie brisée par les circonstances, mais une ligne de vie une et indivisible, dans la force intime de sa cohérence.

  • Président cambrioleur

    Corinne Lhaïk

    • Fayard
    • 25 Novembre 2020

    « Les Français ne savent pas qui je suis. » Emmanuel Macron se plaint
    souvent de ne pas être compris. Ce livre est une enquête critique au coeur de
    sa personnalité, de son parcours, de sa manière de gouverner. Le huitième
    président de la Ve République s'est construit sur la transgression personnelle,
    familiale et politique. Son audace, son courage, son goût du risque peuvent
    fasciner. Ce président cambrioleur, on l'admire plus qu'on ne l'aime. On le
    hait plus qu'on ne le déteste.
    Son goût de la séduction jette un doute sur son authenticité. Macron prend
    la couleur du bain où il est plongé, il est l'homme de sincérités successives,
    contradictoires à force d'être multiples : quand est-il vrai ?
    Deux crises exceptionnelles, les gilets jaunes, puis la Covid-19, bouleversent
    son quinquennat. En révèlent les manques. Il tente de les combler,
    sans renier ses intentions d'origine, sans reconnaître qu'il est surpris, toujours
    dans la rationalisation a posteriori : au fond, ces choses-là, il les avait
    bien senties...
    Les crises sont pourtant un juge impitoyable et soulignent une faiblesse
    de ce président : sa difficulté à faire les choses. Elles lui offrent une scène où
    peut s'épanouir sa nature théâtrale. La normalité n'existe pas dans le métier
    de président, une bonne dose d'ego est indispensable à son exercice. À la
    condition de l'efficacité pour le pays.
    À la fois récit de l'intérieur, biographie, portrait, ce livre raconte le
    président. Il approche de près la réalité d'un homme qui verrouille
    son intimité. Fait inédit, la plupart des protagonistes de cette histoire
    romanesque, mais vraie, ont accepté de livrer leur témoignage :
    Emmanuel Macron, Brigitte Macron, leurs proches, le premier cercle
    du pouvoir, et tous ceux qui ont croisé, combattu, affronté ce président
    a-normal. Séduits ou déçus.
     
    Corinne Lhaïk est journaliste. Après avoir dirigé le service politique du
    magazine L'Express, elle rejoint la rédaction de L'Opinion en janvier 2020.
    Elle suit le parcours d'Emmanuel Macron depuis 2011.
     

  • Ce livre est politique. Le lecteur y trouvera des rappels historiques, des analyses économiques, des réflexions sur la société et sur la réalité internationale.
    Mon regard porte sur la vie politique et ses forces, il s'élève vers le sommet de l'État où plus que jamais le pouvoir se concentre et il embrasse les craintes, les colères et les espérances des citoyens.
    Membre du Conseil constitutionnel pendant quatre ans, j'ai scrupuleusement respecté la neutralité et la réserve de celui qui avait revêtu, symboliquement s'entend, la toge du juge constitutionnel. Quand j'ai retrouvé en 2019 ma tenue de citoyen et ma liberté de parole, j'ai entrepris d'écrire ce livre.
    Le paysage politique de notre pays avait changé. J'ai voulu comprendre pourquoi et comment. J'ai aussi observé ce qui en résultait, non plus comme un acteur mais comme un témoin.
    Que s'est-il passé en 2017 ? Où en sommes-nous en 2020 ? Quelles perspectives s'offrent pour 2022 ? La promesse chimérique d'un « nouveau monde » est restée lettre morte. Notre pays est loin d'adhérer à ce qu'on lui propose aujourd'hui : un néolibéralisme orné de progressisme. Nous vivons un temps troublé.
    J'examine aussi trois confrontations mondiales à mes yeux décisives pour notre avenir commun : entre la démocratie et le despotisme, entre les migrations et les nations, entre l'expansion de l'homme et la sauvegarde de la vie sur terre.
    La postface de ce livre est consacrée à la pandémie qui en cette année 2020 a bouleversé le monde.


    Lionel Jospin

  • Les visiteurs du soir

    Renaud Revel

    • Plon
    • 21 Janvier 2021

    Conseillers de l'ombre et invités cachés, enquête sur ces " Visiteurs du soir " qui ont l'oreille des présidents de la République.
    Ils ont l'oreille du " Président " et pour certains un rond de serviette à sa table. Ils murmurent à son oreille et se gaussent dans les dîners en ville de nourrir son cerveau. Certains vont jusqu'à dire qu'ils ont influé sur le cours de l'histoire de ce pays. Et tous ont la même démarche à l'approche de l'Elysée : ils franchissent son seuil avec l'assurance et la décontraction de ceux qui en connaissent tous les recoins. Politiques, chefs d'entreprise, communicants, artistes et intellectuels... que serait ce Château sans ces " visiteurs du soir " qui le hantent à la nuit tombée ? Quand le locataire des lieux a tombé la veste et refermé ses dossiers pour recevoir cette armée de l'ombre venue lui baiser l'anneau et lui souffler des conseils, qui hante ces murs depuis l'aube de la Cinquième République.
    Chaque président a ainsi sacrifié à ce rite. Car l'Élysée, coeur de la République, est un lieu de solitude. Pour remédier à cet enfermement, ses locataires successifs ont toujours tenu à recevoir des conseils de personnalités extérieures, invitées à passer au Château en dehors de l'emploi du temps officiel et du protocole habituel, parfois en catimini, à l'abri des regards indiscrets. À chaque président, ses " visiteurs ". Le général de Gaulle et Georges Pompidou inaugurèrent ce rituel, Valérie Giscard d'Estaing le reprit et François Mitterrand, sous le règne duquel le terme " Visiteurs du soir " apparut dans la presse, en fit un mode de gouvernance. Avant que l'ensemble de ses successeurs le perpétuent à des degrés divers. Jacques Chirac s'en amusa, Nicolas Sarkozy et François Hollande en abusèrent et Emmanuel Macron s'en moque.
    Certains de ceux qui ont franchi le pas du bureau du chef de l'État, depuis bientôt soixante ans, ont pourtant joué un rôle important en influant sur l'histoire politique de ce pays, en corrigeant des trajectoires, en promouvant des réformes qui n'auraient pas vu le jour sans leur obstination.
    Le propos de cet ouvrage est de raconter ces " visiteurs ", au travers d'une foultitude de récits, d'anecdotes, de situations et de portraits variés. L'auteur s'est appuyé pour cela sur une importante somme d'interviews recueillies depuis un an : des " visiteurs " de tous horizons qui racontent l'Élysée et son locataire le soir venu, à l'abri des regards, tel qu'ils l'ont vécu.

  • La mise en oeuvre d'un revenu universel d'existence et la promotion de l'écologie sociale sont les deux réponses les plus adéquates pour surmonter les crises que nous traversons et assurer la relève de notre société. L'alternative au statu quo ou au repli nationaliste sous le seul prétexte de reconstituer une souveraineté industrielle disparue, est l'écologie sociale. Il faudra engager une transition écologique et énergétique radicale au niveau européen et permettre le changement d'échelle de l'économie sociale et solidaire. Mais le passage à une autre société plus tempérante, plus respectueuse des personnes et de l'ensemble du vivant suppose que nous changions aussi notre regard sur le travail. Reconnaissons que notre société s'est lourdement trompée en préférant systématiquement les biens aux liens, la valeur économique à la valeur sociale.
    Dans plusieurs pays occidentaux, la proposition d'un revenu universel d'existence ou d'un revenu de base est réapparue avec la crise du Covid. La réponse sociale française est insuffisante et reste arrimée aux cendres d'un monde qui se consume sous nos yeux. L'accès au chômage partiel est conditionnel et de surcroît réservé aux salariés. Il est loin de couvrir les besoins de tous, notamment des indépendants, dont la propagation de l'épidémie et les décisions de confinement du gouvernement ont brutalement réduit les revenus à néant. Un revenu universel et inconditionnel réparerait cette injustice. Qui peut affirmer que d'autres crises sanitaires mondiales liées aux conséquences écologiques du néolibéralisme n'auront pas lieu à court terme ?
    S'il faut bien sûr prévenir ces crises en reconstituant une réponse sanitaire efficace, il faut nous prémunir de leurs conséquences économiques et sociales tragiques. Le revenu universel et inconditionnel est l'antidote social à la répétition de ces crises sanitaires.
    Il est enfin un outil incomparable d'émancipation. On peut aujourd'hui avoir un emploi et un salaire sans vivre décemment, sans être véritablement libre ni maître de son destin. En libérant chacun d'une dépendance exclusive au revenu qu'il tire de l'emploi, le revenu universel donne une capacité de négociation et de choix à chaque individu. En ce sens, il permet l'exercice d'une citoyenneté intégrale, y compris dans l'ordre économique.
    L'émancipation sociale passe par cette pratique individuelle de la liberté. Nous ne fabriquerons pas de société plus coopérative, moins égoïste et moins cupide sans donner davantage d'autonomie et de liberté à chaque citoyen.

  • Les liquidateurs Nouv.

    Les liquidateurs

    Olivier Marleix

    Depuis quarante ans, une élite veut liquider la France. Depuis 2017, cette élite est au pouvoir.
    Olivier Marleix a été l'un des premiers hommes politiques à dénoncer les moeurs d'une certaine élite, au moment de la vente d'Alstom. C'est à cette occasion qu'il a rencontré celui qui deviendrait un des plus grands liquidateurs du pays : Emmanuel Macron, alors ministre de l'Économie. Depuis 2017, le jeune président poursuit son projet : ouvrir les portes de la France aux capitaux et gouvernances étrangers, à une mondialisation déloyale.Dans cet essai, Olivier Marleix fait un bilan sans concession des années En Marche, où les intérêts privés et l'appétence pour l'argent ont définitivement supplanté l'intérêt général. Il nous dit ainsi combien il est urgent d'en finir avec le macronisme, au risque sinon de voir notre souveraineté défaite et notre pays et ses industries définitivement liquidés.

  • Ce court opuscule de Stéphane Hessel, ancien résistant, diplomate et militant politique, est devenu en 2009 un phénomène d'édition avant d'inspirer un mouvement social d'une ampleur planétaire! Indignez-vous! défend l'idée selon laquelle l'indignation est le ferment de l'esprit de résistance et constate que les raisons de s'indigner dans le monde d'aujourd'hui ne manquent pas : l'écart grandissant entre les très riches et les très pauvres, l'état de la planète, le traitement fait aux sans-papiers, aux immigrés, aux Roms, la course au "toujours plus", à la compétition, la dictature des marchés financiers, jusqu'aux acquis bradés de la Résistance - retraites et Sécurité sociale. Stéphane Hessel en appelle à une "insurrection pacifique". François Morel fait résonner les propos pleins de sagesse et d'indignation de Stéphane Hessel. En bonus, une interview de Stéphane Hessel réalisée en 2012.

  • Parce que, depuis plusieurs décennies maintenant, la gauche ne cesse de stagner, de régresser, de perdre les combats qu'elle engage, il est nécessaire d'interroger nos
    stratégies, nos modes de pensée et nos manières de lutter.
    À quelles conditions les forces progressistes peuvent-elles redevenir puissantes politiquement ?

  • Tout ça pour ça

    ,

    • Plon
    • 21 Janvier 2021

    Couacs, déceptions, démissions : enquête au coeur de l'Assemblée nationale. C'est l'histoire d'une promesse non tenue. Celle du renouvellement de la classe politique et de ses vieilles pratiques, à l'heure où la crise de la démocratie représentative est à son paroxysme. On accusait les " anciens " députés d'être déconnectés de la réalité, ne faisant pas toujours preuve d'exemplarité. Qu'en est-il des nouveaux, élus en masse en 2017 ? S'ils ont fait leurs premiers pas à l'Assemblée nationale avec les meilleures intentions, ils ont rapidement montré leurs limites en faisant preuve d'amateurisme, de maladresse et de suivisme. Certains d'entre eux ont même commis des erreurs plus ou moins graves.
    En seulement trois ans de législature, les parlementaires de la majorité comme de l'opposition ont dû faire face aux crises majeures de l'affaire Benalla, des " gilets jaunes ", de la réforme des retraites ou du coronavirus. Des événements qui ont révélé au grand jour leur méconnaissance du rôle de député, et parfois, osons-le, leur incompétence.
    Entre erreurs de casting et grand désenchantement, ce livre relate, à travers une année d'enquête et d'entretiens, les ambitions ratées d'un " nouveau monde " qui, malgré les traits rajeunis, ressemble beaucoup à l'ancien, l'expérience en moins. L'échec n'en est que plus cuisant.

  • Palmarès Les 100 livres de l'année 2020 - Lire-Magazine LittéraireL'ancien secrétaire général de l'Élysée raconte quarante ans de notre vie politique.Chirac, Sarkozy, Hollande, Macron : Jean-Pierre Jouyet a servi quatre présidents de la République. Il a tout vu et (presque) tout connu. De l'Élysée à Bercy, de la Commission européenne à Matignon, il a vu fonctionner l'État de l'intérieur. Avec ses forces et ses faiblesses ! Il a aimé travailler pour l'intérêt général. Mais il a détesté les archaïsmes du pouvoir, l'inertie des corporatismes... et certaines polémiques. Un récit d'une grande liberté de ton sur un petit monde qui prétend nous diriger. Un témoignage exceptionnel, parfois féroce, toujours informé. Jean-Pierre Jouyet a été haut fonctionnaire avant de jouer un rôle politique. Directeur du Trésor, il est ensuite devenu secrétaire d'État aux Affaires européennes, puis il a occupé les fonctions de directeur général de la Caisse des dépôts  et consignations. Il a enfin été nommé par le président François Hollande secrétaire général de la présidence de la République, avant de devenir ambassadeur.

  • « Toute ma vie j'ai eu de la chance, beaucoup de chance, peut-être même trop de chance quand je pense à tous ceux qui n'ont d'autre choix que d'affronter la grisaille d'un quotidien désespérant et, souvent, douloureux. Ce n'est pas que les épreuves m'ont été épargnées. J'ai eu mon lot d'échecs professionnels et personnels. J'ai même l'impression d'avoir parfois dû payer un prix élevé au succès, et à la notoriété. Mais jamais, au grand jamais, je n'ai connu l'ennui.
    D'aussi loin que je me souvienne, j'ai pu vivre avec passion, rencontrer des interlocuteurs souvent hors normes, et me confronter à des événements dont l'histoire pourra garder le souvenir. La passion et le besoin d'engagement ont toujours été présents au coeur de mon identité. Au fond, si je ne connais pas le "pourquoi" de cette inclination si ancrée en moi, au moins ai-je eu l'envie d'expliquer le "comment". J'ai pris beaucoup de temps avant de m'engager sur ce chemin d'une vérité que je veux la plus sincère possible, même si je sais qu'elle sera, par nature, relative. »

  • Jean-Pierre Chevènement nous fait entrer, pour la première fois, dans sa vie personnelle et familiale pour mieux nous raconter cinquante ans d'histoire française, d'engagements et de combats hors du commun. D'une enfance meurtrie dans la France occupée, il tirera l'énergie de paris successifs, mû par l'idée que celui " qui veut risquer sa vie la sauvera " (saint Matthieu). Il rencontre " l'Histoire en train de se faire " durant la guerre d'Algérie. À son retour, il entreprend avec une poignée de camarades de construire une autre offre politique à gauche, qui passe par la création du CERES, la rencontre avec François Mitterrand, le congrès socialiste d'Épinay, d'où s'élance une génération avide de " changer la vie ". Le " Che " nous raconte la conquête du pouvoir de 1971 à 1981 comme un véritable roman, où se mêlent audaces stratégiques et luttes opiniâtres. Multipliant savoureuses anecdotes et portraits sans concession, il démythifie la " deuxième gauche " et croque avec une douce ironie son leader, Michel Rocard. Il évoque Mitterrand à différents moments d'une relation de trente ans, où la complicité le dispute à l'affrontement. Il dépeint aussi les figures de Laurent Fabius et de Lionel Jospin, et rappelle le rôle injustement sous-estimé de Pierre Mauroy et de Jacques Delors qui surent dire " non " à Mitterrand. Éducation nationale, Défense, Intérieur : pendant près de dix ans, Chevènement donnera une colonne vertébrale à l'État. Quand viennent, en 1989-91, le grand retournement du monde et le triomphe planétaire du capitalisme financier, il ne renonce pas : non à la guerre du Golfe et au clash des civilisations ! non à Maastricht et à une Europe coupée des peuples ! Il éclaire les raisons toujours actuelles qui le conduisirent à mettre en pratique à trois reprises sa célèbre formule " Un ministre, ça ferme sa gueule. Si ça veut l'ouvrir, ça démissionne ", contre la " parenthèse libérale " en 1983, contre la guerre du Golfe en 1991 et contre le démantèlement de l'État républicain en Corse en 2000. Bref, il nous explique comment nous en sommes arrivés là. Ce récit majeur passionnera tous ceux qui se demandent comment relever les défi s d'aujourd'hui et de demain. Il permet aussi de mesurer la dimension exceptionnelle de l'homme d'État, son exigence morale et intellectuelle qui lui valent aujourd'hui respect et considération.

  • Quand tout sera privé, nous serons privés de tout ! Ce slogan, vu dans les manifestations contre la réforme des retraites ou en défense de l'hôpital public, à l'hiver 2019-2020, est le révélateur d'une prise de conscience collective : alors que les controverses autour des privatisations n'ont longtemps intéressé que des cercles restreints, désormais des mobilisations citoyennes nombreuses s'opposent à ces opérations de prédation, considérant qu'il serait irresponsable d'abandonner des biens publics aux logiques concurrentielles.
    Depuis 1986, la France est frappée par les privatisations. Avec le temps, le séisme a pris de l'ampleur et, après les banques, l'industrie et la finance, de nombreux secteurs stratégiques et services publics sont cédés aux appétits privés (aéroports, autoroutes, EDF) et d'autres sont directement menacés (Sécurité sociale, hôpital public, université, La Poste, SNCF). Le modèle français est démoli par pans entiers au profit d'une marchandisation généralisée.
    Le nouveau capitalisme, plus tyrannique que le précédent, ne connaît pas de bornes, et ce livre apporte de nombreuses révélations sur l'affairisme qui a constamment accompagné ces cessions. Toutefois l'analyse de ce processus montre que toutes les grandes vagues de nationalisations du xxe siècle ont débouché sur des échecs. C'est pourquoi il invite à former un nouvel avenir loin du capitalisme (comme du communisme) d'État : celui des communs.

  • La question essentielle, pour la compréhension de l'état du monde contemporain, est celle de l'inégale répartition des richesses entre les sociétés : pourquoi une telle domination de l'Eurasie dans l'histoire ? Pourquoi ne sont-ce pas les indigènes d'Amérique, les Africains et les aborigènes australiens qui ont décimé, asservi et exterminé les Européens et les Asiatiques ?
    Cette question cruciale, les historiens ont renoncé depuis longtemps à y répondre, s'en tenant aux seules causes prochaines des guerres de conquête et de l'expansion du monde industrialisé. Mais les causes lointaines, un certain usage de la biologie prétend aujourd'hui les expliquer par l'inégalité supposée du capital génétique au sein de l'humanité.
    Or l'inégalité entre les sociétés est liée aux différences de milieux, pas aux différences génétiques. Jared Diamond le démontre dans cette fresque éblouissante de l'histoire de l'humanité depuis 13 000 ans. Mobilisant des disciplines aussi diverses que la génétique, la biologie moléculaire, l'écologie des comportements, l'épidémiologie, la linguistique, l'archéologie et l'histoire des technologies, il marque notamment le rôle de la production alimentaire, l'évolution des germes caractéristiques des populations humaines denses, favorisées par la révolution agricole, le rôle de la géographie dans la diffusion contrastée de l'écriture et de la technologie, selon la latitude en Eurasie, mais la longitude aux Amériques et en Afrique.

  • Dernieres nouvelles du mensonge Nouv.

    S'il y a toujours eu des mensonges dans le discours public, ceux-ci occupent aujourd'hui un nouvel espace, notamment à la faveur des réseaux sociaux. La volonté de contrôler les outils l'emporte de plus en plus sur une réflexion de fond quant à l'effacement des frontières qui séparent le mensonge de la vérité. On tend à organiser la surveillance d'internet au risque de réduire les libertés de tous, alors qu'il faudrait rechercher les racines d'une confusion essentiellement politique et philosophique.

    La classe dirigeante n'hésite pas à instrumentaliser la lutte contre les fake news pour se maintenir au pouvoir. Elle cherche ainsi à faire oublier sa responsabilité dans l'installation du mensonge au coeur de la vie publique et dans l'avènement d'un monde où il importe surtout de mieux mentir que l'adversaire. Ce dévoiement de la politique transforme encore plus l'électeur en spectateur et impose des formes de vérités indiscutables, voire une vérité officielle.

    Pour reconstituer l'espace public démocratique, il devient impératif de réaffirmer la place de l'humain en tant qu'être pensant capable d'exercer sa faculté de jugement.

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