Histoire généralités

  • Crazy Horse : l'homme étrange des Oglalas Nouv.

    Cette biographie du chef sioux Crazy Horse est l'exemple même de la fusion entre l'art de la biographie et l'oeuvre littéraire. Né au sein des Oglalas, une des sept bandes des Sioux tetons-lakotas Crazy Horse, comme pour rappeler ses cheveux aux boucles un peu claires, portait tout jeune le nom de Curly. Perçu aux yeux des siens comme énigmatique, solitaire, le jeune chef exerçait auprès du « peuple profond » des Lakotas un prestige mystérieux. Il consacra sa vie à combattre un envahisseur dont la supériorité militaire et les épidémies qu'il apportait ont attiré sur les Indiens les pires malheurs et calamités. Sandoz, outre qu'elle s'attache à décrire « son homme étrange » dans l'émotion comme dans l'affliction, rapporte dans le souffle de sa passion, les événements historiques et personnels qui ont accablé la vie de « son héros ». Après une courte existence où se sont croisées joies simples, déconvenues, trahisons, défaites mais aussi victoires comme à Little Big Horn face au général Custer en juin 1876, Crazy Horse sera contraint, surtout par les siens, de se rendre. Le 5 septembre 1877, après avoir présenté sa reddition, il sera lâchement assassiné à Fort Robinson par un soldat... grâce à l'aide d'un de ses « frères Lakotas ».
    Mari Sandoz (1896-1966) est née dans le Nebraska et a grandi sur les lieux où vécut Crazy Horse. Ses écrits sont imprégnés d'une enfance où elle côtoya toute petite les Indiens. Cela explique en partie une certaine manière d'écrire qui fait sa spécificité. Sandoz a de nombreux livres à son actif dont Automne cheyenne publié dans la présente collection.

  • Elle fut la Jeanne d'Arc du XIXe siècle, la femme à abattre, l'égérie des écrivains. Dans La Recherche, Marcel Proust qui l'idolâtrait la baptisera la « reine soldat ». Luchino Visconti rêvait de la porter à l'écran sous les traits de Greta Garbo. Reine déchue du royaume de Naples et des Deux-Siciles, Marie-Sophie en Bavière s'est toujours dérobée aux historiens qui n'ont pressenti son secret qu'à demi. Ce secret, Lorraine Kaltenbach le connaît, sa famille le garde depuis cent cinquante ans.Marie-Sophie était la plus romanesque des soeurs de Sissi. Aussi rebelle que l'illustre impératrice, elle fut autrement plus vivante et charnelle. À vingt ans, elle bluffa l'Europe en abandonnant ses crinolines pour traverser en pantalon la révolution italienne du Risorgimento. À trente ans, elle devint une figure du Paris de la Belle Époque. Que cachait son attirance pour la Ville Lumière ? La nostalgie de sa passion secrète pour un zouave pontifical français, mais surtout Daisy, leur enfant, dont elle ne put jamais faire l'aveu public : le pape, l'empereur François-Joseph, les rois de Bavière, de Naples et des Deux-Siciles auraient eu trop à perdre si ce scandale avait été divulgué. La reine soldat imposera son droit de renouer avec la fille qu'on lui avait arrachée, et s'alliera avec les anarchistes pour châtier ceux qui l'avaient outragée et chassée de son trône.Lorraine Kaltenbach, qui a exhumé ses archives familiales et pérégriné trois ans à travers la France, l'Allemagne et l'Italie, ressuscite les amours cachées de cette combattante, et lève enfin le voile sur la mystérieuse Daisy de Lavaÿsse.
    Ancienne « plume » de ministres, Lorraine Kaltenbach est l'auteure de Championnes (Arthaud), des Chibret, une saga auvergnate (J.-C. Lattès) et de Filles à papa (Flammarion).

  • « La trilogie des Sioux de Hyde représente une référence dans l'histoire des Indiens d'Amérique du Nord. Son travail était révolutionnaire et innovant, à la fois dans la méthode et dans les détails à tel point que ses livres ont servi de modèles aux historiens qui lui ont succédé. »Raymond J. DeMallie
    L'avènement de cette trilogie sur les Sioux, rédigée de 1937 à 1961, demeure une étape unique quant à l'utilisation de sources écrites allant du XVe au XIXe siècle auxquelles s'ajoutent des témoignages directs par ceux ayant vécu les dernières décennies de la fin d'un monde. Des premières migrations dès 1650 aux années 1890, l'ouvrage reconstitue méticuleusement l'histoire des Sioux tetons-lakotas : fratricide guerres intertribales, affrontements contre l'armée américaine, conflits avec les marchands de la Frontière et les agents de réserve. Quant aux chefs, Hyde démontre que la dynamique de cette histoire a pour beaucoup procédé du succès ou de l'échec de ces derniers à comprendre la futilité de résister aux Américains. En ce sens il établit les différences entre le duo Sitting Bull-Crazy Horse et le duo Red Cloud-Spotted Tail, celui-ci ayant eu la patience, la diplomatie d'effectuer l'inévitable transition du passage des siècles de liberté à l'enferment dans les réserves.
    George E. Hyde (1882-1968) est l'auteur de nombreux ouvrages sur les Indiens des Plaines dont Les Premiers peuples des Plaines traduit dans la présente collection.

  • Dès le lendemain du suicide d'Hitler, le 30 avril 1945, et jusqu'au 23 mai 1945, l'amiral Karl Dnitz est le dirigeant suprême du Reich nazi. Cet ouvrage retrace le parcours de cet homme mal connu et raconte au jour le jour ces 23 jours de pouvoir consacrés à la négociation de la capitulation, à la sauvegarde d'1,5 million d'Allemands coincés à l'Est (opération Hannibal), puis à la recherche d'un consensus avec les Américains et les Britanniques contre les Russes.Karl Dnitz était-il un brillant soldat, à deux doigts de remporter la bataille de l'Atlantique, mais éloigné du coeur du pouvoir nazi et ignorant de ses crimes, comme il l'a plaidé jusqu'à la fin de sa vie ? Un négociateur de paix et un protecteur des civils allemands face à l'armée russe ? Philippe Valode démonte ici le mythe construit après-guerre et nous dévoile la figure d'un fidèle d'Hitler qui conserva jusqu'au bout son credo nazi.
    Philippe Valode a dirigé plusieurs maisons d'édition et a également travaillé dans la presse. Il est l'auteur de nombreux livres d'histoire, parmi lesquels De Gaulle (L'Archipel, 2020), La Ve République (L'Archipel, 2014) et L'histoire de France en 2 000 dates (Acropole, 2011).

  • À Sainte-Hélène, entouré de quelques fidèles officiers et domestiques, Napoléon va vivre de 1815 à 1821 dans des conditions extrêmes. Sur cette île balayée par les alizés, installé dans un bâtiment humide, l'Empereur s'épanche auprès de ses intimes. Avec eux, il va gagner sa dernière bataille: celle de la légende. Dictant ses souvenirs, avouant ses fautes, tout en cherchant à montrer l'acharnement de ses adversaires contre la France, il élabore ce qui doit servir à ses successeurs : un manuel politique doublé d'une importante série de commentaires ou conseils.Ses confidences de captif à Las Cases, Bertrand, Marchand, Montholon, Ali, O'Meara, Gourgaud, Antommarchi ou d'autres témoins constituent un formidable testament à destination des générations suivantes. Ces textes, rassemblés, croisés, sélectionnés et commentés avec soin, sont réunis pour la première fois en un même volume et dessinent un portrait original en creux de Napoléon. Deux siècles jour pour jour après sa mort, la voix de l'Empereur résonne encore et semble plus contemporaine que jamais.
    Historien, David Chanteranne est rédacteur en chef du magazine Napoléon Ier - Revue du Souvenir Napoléonien. Il a publié, seul ou en collaboration, une quarantaine d'ouvrages spécialisés sur Napoléon. Il est également conservateur du musée Napoléon de Brienne-le-Château.Écrivain et journaliste, Jean-François Coulomb des Arts a réalisé cinq documentaires de référence, tournés sur les lieux de l'épopée napoléonienne ; il est aussi l'auteur d'une dizaine d'autres films-documentaires sur le Premier Empire.Les deux auteurs se sont rendus à Sainte-Hélène.

  • Charles Nungesser... Ce nom, associé à celui de Coli, fait immédiatement penser à la traversée de l'Atlantique en avion, tentée le 8 mai 1927 : on n'eut plus jamais de nouvelles des deux pilotes, même si l'on pense qu'ils ont réussi et se sont abîmés quelque part du côté de Terre-Neuve. L'une des plus grandes énigmes de l'histoire de l'aviation, de l'histoire de l'exploration, de l'Histoire tout court.Mais Charles Nungesser est beaucoup plus qu'un explorateur disparu : ce héros français a été hussard, aviateur, as de la Grande Guerre avec 43 victoires homologuées, acteur au cinéma aux États-Unis où il joue son propre rôle. Il a été aussi fondateur d'une école de pilotage, à Orly, et l'époux d'une américaine très fortunée...Son insigne - une tête de mort dans un coeur, encadré par deux flambeaux et un cercueil - et l'une de ses belles automobiles le font connaître sous le surnom de « Hussard de la Mors » ! Il est l'un des pilotes les plus blessés au combat.Ce n'est plus une existence, mais une extraordinaire aventure humaine. Il est l'une des figures marquantes de la Grande guerre, de l'aviation et des Années folles !
    Patrick de Gmeline : historien militaire, il a publié une trentaine d'ouvrages couronnés par une dizaine de prix. Parmi ses titres : Cadets de Saumur, Sous-marins allemands au combat, Tom Morel, le héros des Glières, Chasseurs alpins en Afghanistan, Les As de la Grande Guerre... Mais aussi une biographie de la duchesse d'Uzès (Perrin). Il se spécialise dans les BD historiques aux Éditions du Triomphe.

  • L'histoire de ce magnifique trois-mâts commence en 1895 avec le transport du précieux cacao du Brésil vers la France, pour les fameuses chocolateries Menier. Son premier voyage sera marqué par un incendie qui faillit le détruire, puis il échappe par miracle à la terrible éruption de la Montagne Pelée de 1902. Né sous une bonne étoile, le Belem va traverser les décennies, successivement racheté et transformé en yacht de luxe par le duc de Westminster, puis par le baron Guinness, et enfin en bateau école par une fondation vénitienne. Abandonné dans un chantier naval en 1967, il sera redécouvert en 1970 par le docteur Gosse qui réussira à convaincre la Caisse d'Épargne de l'acquérir, de le ramener en France, de le restaurer et d'en devenir mécène pour qu'il reprenne la mer. Aujourd'hui, Le Belem assure la transmission des savoirs de la marine marchande traditionnelle à des milliers d'amateurs.Belem, le roman d'une aventure nous emmène dans le sillage de ce navire légendaire qui a connu de multiples vies et n'a sans doute pas fini d'inspirer les amoureux du grand large.
    Nicolas Plantrou est le président de la Fondation Belem, et fut également celui du conseil d'orientation et de surveillance de la Caisse d'Épargne de Normandie.

  • Le Roman des tsars est un ouvrage de révélations. Vladimir Fédorovski propose des clés originales pour déchiffrer les énigmes des tsars et éclairer leurs zones d'ombre. Les nouvelles techniques scientifiques, notamment l'examen de l'ADN, permettent à l'auteur de mener l'enquête pour suivre l'histoire de ces tragédies sans nom : Pierre le Grand tue son fils, Catherine II organise le coup de force où son mari est assassiné, le tsar Ivan VI devient le masque de fer russe, prisonnier numéro 1 qui est à son tour éliminé, un marquis français manque de devenir maître de la Russie, le tsar mystique Alexandre I ferme les yeux sur l'assassinat de son père, sans parler des secrets de l'attentat meurtrier conte Alexandre II ou des massacres de la famille impériale par les bolcheviks en 1918. Paradoxalement, cet ouvrage est aussi un livre d'actualité. Poutine joue avec finesse, induisant la référence à l'empire des tsars comme symbole de l'ordre et de la grandeur du pays. On saisit ici le pont historique établi par Vladimir Poutine qui se voit lui-même en réincarnation du premier des Romanov choisi par la Providence pour sauver le pays après le temps des troubles post-communistes", au nom de la puissance de la Russie.".

  • L'invasion arabo-musulmane de l'Espagne wisigothique, initiée en 711 pour culminer en 719 avec la conquête de la Gaule narbonnaise, a été l'événement aux conséquences les plus considérables de l'histoire d'Espagne.On oublie souvent que, pendant des siècles, la majeure partie de la population fidèle à la religion chrétienne et la minorité juive ont été soumises à un régime de très forte discrimination. Celui-ci reposait sur la ségrégation sociale, l'absence de liberté religieuse, l'exploitation économique et fiscale, l'immersion culturelle et, en cas de protestation ou de révolte, sur la plus sévère répression. La dureté de ce régime s'est accentuée au fil du temps et a fini par provoquer, dès le XIIe siècle, la complète disparition des communautés chrétiennes et juives d'al-Andalus.Ce livre offre une vision complète de la situation de ces chrétiens espagnols, appelés mozarabes, unique peuple européen médiéval à avoir vécu pendant tant de générations sous la rigueur de la dhimma. Il permet de mieux faire connaître la réalité de leur vie, loin des rêves et falsifications intéressées qui alimentent le mythe de la convivialité pacifique entre cultures et religions construit en marge de la vérité de l'histoire.
    Rafael Sánchez Saus est professeur d'histoire médiévale à l'université de Cadiz. Auteur d'une douzaine d'ouvrages, il est considéré comme l'un des meilleurs spécialistes de la frontière entre maures et chrétiens dans l'Espagne médiévale.

  • À seize ans, la future reine du cancan est blanchisseuse. Mais le soir, Louise Weber «emprunte » les robes des clientes pour courir à l'Élysée-Montmartre. Celle que l'on va surnommer La Goulue se fait rapidement remarquer par sa gouaille et son culot : puisqu'il est interdit aux femmes d'entrer dans un lieu public sans être accompagnées par un mâle, elle arrive au Moulin Rouge avec un bouc en laisse ! Immortalisée par Toulouse-Lautrec et Renoir, elle s'impose dans le milieu mondain et côtoie le prince de Galles, le shah de Perse, le baron de Rothschild... avant de devenir dompteuse de fauves et de tomber en disgrâce.À partir de son journal intime et diverses recherches menées notamment aux archives de la société des amis du Vieux Montmartre, Maryline Martin a dessiné le portrait tendre et intimiste d'une figure incontournable de la Butte : une femme libre, fantasque, généreuse et attachante.
    Journaliste littéraire, Maryline Martin a écrit des nouvelles et des romans dans lesquels elle s'interroge sur la place et le rôle des femmes dans l'histoire.

  • Qui s'attend à trouver, derrière la figure rose bonbon de Sissi impératrice, une femme moderne ? Une esthète férue de poésie, une grande cavalière soucieuse de sa silhouette, une rebelle fascinée par les révolutions ? Elle aimait la Hongrie dont elle fut sacrée reine, et haïssait la Cour de Vienne dont elle fuyait les fastes aux quatre coins de l'Europe. Élisabeth Reynaud révèle la véritable dimension d'Élisabeth d'Autriche, qui ne craignit pas d'offrir à son époux, l'empereur François-Joseph, une maîtresse, et perdit son fils Rodolphe, suicidé à l'âge de 31 ans. À travers les journaux intimes de ses dames d'honneur, de sa nièce, la comtesse Larisch von Wittelsbach, de son répétiteur grec et de sa fille Marie-Valérie, ressort le portrait d'une Sissi méconnue, d'une grâce, d'une fragilité et d'une force peu communes, sans oublier un humour ravageur.
    Scénariste, romancière, Élisabeth Reynaud vit à Paris. Elle a écrit une vingtaine d'ouvrages, dont Marie-Antoinette, l'indomptée, Thérèse de Lisieux ou Madame Élisabeth, soeur de Louis XVI (prix Bel Ami).

  • Vous allez être très surpris par l'endroit où je me trouve. Je pensais, comme tout le monde, qu'une fois mort, on traversait un long tunnel de lumière pour se retrouver dans un jardin magnifique, opérant ainsi un retour à l'état originel de l'Homme avant qu'il ne soit chassé de l'Éden. En fait, rien de tout cela. Je me trouve dans la cour d'honneur des Invalides, mon endroit préféré de Paris, à deux pas du tombeau de l'Empereur. Elle est telle que je l'ai connue dans ma vie terrestre, entourée du péristyle sous les arcades duquel s'alignent les canons de la monarchie et de l'empire. Mes pas résonnent sur les pavés inégaux qui m'ont toujours rappelé combien ce lieu est chargé d'histoire. Dans la niche, au-dessus de l'entrée de la cathédrale Saint-Louis, Napoléon me toise dans une attitude à la fois martiale et paternelle. Il est là, celui que Clausewitz a surnommé le dieu de la guerre et au pied duquel se sont alignés tant de cercueils de camarades morts au combat. Les reverrai-je ? Je l'ignore.Qui pourrait croire que le Walhalla se trouve au coeur de Paris ? Qui pourrait imaginer qu'on y rencontre toute une galerie de personnages qui ont marqué l'histoire de l'humanité, de l'Antiquité à nos jours ? Qui sait qu'au paradis des soldats, vainqueurs ou vaincus, personne ne peut plus mentir sur la guerre, qu'elle soit conventionnelle ou clandestine?
    Le général Nicolas Le Nen est saint-cyrien, breveté de l'École de guerre et auditeur du Centre des hautes études militaires et de l'Institut des hautes études de la défense nationale. Il a commandé le 27e bataillon de chasseurs alpins et le service action de la DGSE. Petites mémoires d'outre-guerre est son septième livre.

  • À l'instar de la rencontre en 1930 entre Black Elk, homme-médecine lakota, et John G. Neihardt, de laquelle résultat le célèbre Élan Noir parle (Black Elk Speaks), la rencontre dans les années 1970 entre Thomas E. Mails et Frank Fools Crow, chef cérémoniel lakota, procède du même « hasard » de Grand Rendez-Vous spirituel. Né en décembre 1890, année et mois du massacre de Wounded Knee, dans la réserve des Sioux oglalas de Pine Ridge, ce neveu de Nicholas Black Elk est le dernier descendant d'une grande lignée de Saints-Hommes. Outre son parcours personnel, il nous relate un monde et un mode de vie entrelacés à des valeurs morales et spirituelles consubstantielles de l'identité lakota. Au début de sa vie, Fools Crow dut vivre caché, presque exilé sur sa propre terre, pour échapper à l'école des Blancs. Longtemps il pratiqua des rites secrets interdits par le Bureau des Affaires indiennes, particulièrement la danse du Soleil. Toute sa vie au service des siens, Fools Crow a conduit aussi d'autres cérémonies des plus importantes dont celle du Yuwipi, de la Pipe Sacrée, du Hunka, de la quête de la Vision. Tenant à la fois du passé comme du présent, les propos de l'homme-médecine, à leur façon, répondent aux questions que se pose aujourd'hui un vaste public quant au devenir des Indiens d'Amérique du Nord, en l'occurrence sur l'héritage spirituel les Sioux lakotas. En cela la préface de Didier Dupont répond en partie, aujourd'hui, à certains aspects de ce questionnement.
    Reconnu comme un des principaux interlocuteurs de personnalités indiennes d'Amérique du Nord à l'instar de John G. Neihardt, Richard Erdoes, Harvey Arden, Thomas E. Mails (1920-2001) pasteur luthérien, a notamment publié Mystics Warriors of the Plains, Buffalo Soldiers, People Called Apache, The Hopi Survival Kit, Secret Native American Pathways, The Cherokee People.

  • Arrière-petite-nièce de Lamartine, d'un anticonformiste aussi affiché dans ses publications et ses chorégraphies que dans sa vie privée, elle fut l'égérie de l'avant-garde artistique et littéraire de la Belle Époque. La beauté et les provocations de Valentine de Saint-Point, tout comme ses liaisons illustres, lui offrirent l'image d'une scandaleuse à la mode. Elle posa pour Mucha et Rodin, Satie et Ravel mirent en musique ses vers. Apollinaire, Stravinski, Picabia, Chagall, Léger, Sonia et Robert Delaunay fréquentèrent son salon.Mais la Grande Guerre fut pour cette idéaliste effrontée une prise de conscience du matérialisme et de la violence du monde occidental. Convertie à l'islam, elle s'installa au Caire, devint intime de René Guénon et fut l'une des premières voix européennes à dénoncer la colonisation et à militer pour l'indépendance des pays arabes. Dérangeante, combattue de tous les côtés, elle mourra dans la misère et l'anonymat.
    Sa vie passionnante, sa pensée avant-gardiste et son parcours à la Lawrence d'Arabie méritent d'être redécouverts.
    Fawzia Zouari est une romancière et journaliste franco-tunisienne. Prenant parti pour les droits des femmes, chevalier des Arts et des Lettres, elle a déjà publié, entre autres, La deuxième épouse, Ce voile qui déchire la France, et Le corps de ma mère (Prix des cinq continents).

  • Mêlant analyses historiques et anecdotes drôles, émouvantes et parfois tragiques, Joëlle Chevé retrace les destins exceptionnels des Premières dames sur plus de deux siècles. Theresa Tallien, Élise Thiers, Michelle Auriol, Yvonne de Gaulle, Danielle Mitterrand, Brigitte Macron... Une trentaine de portraits officiels et intimes qui dévoilent comment chacune a vécu ce redoutable honneur, entre nostalgies monarchiques, égalitarisme républicain, évolution de la condition féminine et violence médiatique.La Première dame doit-elle s'en tenir à des rôles traditionnellement féminins ? Peut-elle s'en inventer d'autres ? A-t-elle vocation à représenter plus spécifiquement les femmes ? Bref, à quoi sert-elle et doit-elle servir à quelque chose ? Autant de questions qui ouvrent un nouveau débat sur la notion même de « couple présidentiel ».
    Joëlle Chevé est historienne, diplômée de l'Université de Paris IV Sorbonne, journaliste pour la revue Historia et chroniqueuse pour l'émission Secrets d'Histoire. Spécialiste de la société d'Ancien Régime et de l'histoire des femmes, elle a consacré une biographie à Marie-Thérèse d'Autriche, chez Pygmalion/Flammarion (rééditée en 2015) et publié Les Grandes Courtisanes chez First (2012).
    « De sa plume enlevée, Joëlle Chevé bat en brèche l'imagerie classique des potiches et raconte avec une jubilation évidente ces histoires de femmes, qui sont autant d'histoires de couples. Une réflexion salutaire. » Historia
    « Dans un livre truffé d'anecdotes, l'historienne Joëlle Chevé retrace, sur plus de deux siècles, l'épopée des premières dames en France, de Joséphine Bonaparte à Brigitte Macron. Des femmes qui ont marqué l'histoire. À leur façon. » Figaro Madame

  • Si le général de Gaulle réécrivait Vers l'armée de métier, quelle version nous proposerait-il aujourd'hui ?À cette question singulière, Charles de Gaulle lui-même apporte une réponse d'une actualité saisissante. Mais alors, la France et le monde de 2020 seraient-ils semblables à ceux de 1934, année où parut Vers l'armée de métier ? Non, car l'histoire des peuples ne bégaie pas, pas plus qu'elle n'est finie. Elle suit le cours de lignes de forces intemporelles sur lesquelles le général de Gaulle a bâti ses idées de chef de guerre et de chef politique.En ces temps incertains où notre pays s'interroge sur lui-même et son avenir, le général de Gaulle nous rappelle, dans ce livre inédit, que la France n'est vraiment elle-même que dans l'unité de sa nation, la permanence de sa défense et la souveraineté de sa politique. Il nous demande de ne jamais oublier que tout au long des siècles, « la France fut faite à coups d'épée ».
    Le général Nicolas Le Nen est saint-cyrien, breveté de l'École de guerre et du Centre des hautes études militaires. Il est l'auteur de livres de stratégie parmi lesquels Enjeux de guerre (prix Edmond Fréville-Pierre Messmer de l'Académie des Sciences morales et politiques). Il a commandé le 27e bataillon de chasseurs alpins et le Service action de la DGSE.

  • Lui ? Landru, Henri-Désiré de son prénom, celui que la presse baptisa « le sire de Gambais », « le Barbe-Bleue de Seine-et-Oise », « l'homme aux 283 femmes »...Car c'est moi, Jean Belin, commissaire divisionnaire en retraite, ancien inspecteur à la 1re brigade mobile, qui l'ai arrêté et démasqué cet ogre, au tout début de ma carrière. C'est moi qui l'ai identifié, malgré la dizaine de faux noms sous lesquels il opérait, moi qui l'ai interrogé le premier, moi qui ai failli obtenir ses aveux - avant que la bêtise d'un juge fît échouer mon travail de sape...Car Landru n'avoua jamais et jamais on ne retrouva de cadavres chez lui, ni nulle part ; et tant d'années plus tard, je dois bien le reconnaître dans mes songeries du soir, près de la cheminée, quand la torpeur de la veillée me ramène au temps des lorgnons, des jupons et des chapeaux-melons, il demeure pour moi « l'homme-mystère » de son siècle.
    Bruno Fuligni, écrivain, historien, maître de conférences à Sciences Po, est l'auteur de trente livres sur l'histoire politique et policière de la France.

  • Ces dialogues avec le grand écrivain kiowa N. Scott Momaday sont des conversations à bâtons rompus, jubilatoires et emportées, riches et joyeuses, sérieuses, jamais graves et par lesquelles nous côtoyons avec une étrange facilité la littérature, l'esthétique, la spiritualité, le langage liés à l'univers des Indiens d'Amérique du Nord. Nous y accédons par ces échanges avec un géant de la littérature, autant indienne qu'américaine, dont la voix profonde résonne à notre entendement et nous met en contact direct avec son oeuvre.Par sa nature, le livre donne à apprécier la chance d'avoir l'opportunité d'entrer dans l'art de la Conversation, la puissance évocatrice que cela peut revêtir. Momaday révèle ici à quel point, et comment, il a été profondément influencé par ses racines kiowas. Dans son travail incessant de création, tant comme écrivain que comme peintre, Momaday, comme l'écrit Woodard, étonne par la « diversité et l'ampleur de son expression artistique ». Voix ancestrale nous emmène aux sources de sa création, au coeur de son univers. De ces échanges viennent à nous les voix calfeutrées dans les livres, dans les replis de l'esprit et les ressacs de l'Histoire. En exprimant la quintessence de son monde mythologique, en nous faisant part de certains aspects de son histoire personnelle liée à celle des Indiens d'Amérique du Nord, Momaday replace l'individu au centre du processus de création artistique, de son identité propre, dans son environnement originel et de son émotion unique.
    N. Scott Momaday, écrivain kiowa, est connu dans le monde entier pour ses écrits, ses activités de conférencier international et de peintre. Outre son roman, House made of Dawn, Prix Pulitzer 1969, traduit en 1993 dans la présente collection aux éditions du Rocher sous le titre La Maison de l'Aube qui a fait connaître en France cet écrivain, la présente collection a également publié aux éditions du Rocher quatre autres livres de Momaday.

  • L' Amour avec un grand A. Dans un très beau texte, parseméd' exemples ancrés dans la réalité, Michel-Marie Zanotti-Sorkine entre avec délicatesse dans ce qu' est l' Amour, le grand, levrai. Sans jamais désespérer, il montre combien l' Amour a besoind'un cadre et de temps, de patience et d' écoute pour atteindreson plein épanouissement. De l' enfance à l' âge d' homme enpassant par l' adolescence, de la rencontre de l' être aimé à la viecommune, comment s' aimer et s' aimer bien ?Michel-Marie Zanotti-Sorkine répond : « [...] l' Amour, le vrai,l' enivrant, le fort, l' éclatant, l' absolu, l' irrésistible et l' immuable,vous désire depuis la nuit des temps, vous espionne à tous âgeset sur tous les fronts, vous guette sur chaque seconde, et surtout,vous espère, vous attend et vous veut, pour qu' un brin d' éternitédescende en votre temps. »

  • « Jamais je n'oublierai cette bataille. »Chef de guerre cheyenne Two Moon
    Un brûlant dimanche de juin 1876, dans la vallée de la Little Big Horn, au coeur de l'Ouest américain : une coalition de Sioux et Cheyennes, réunie par les chefs Sitting Bull et Crazy Horse, anéantit le 7e de cavalerie du général Custer. Immédiatement, la bataille est propulsée au rang de mythe identitaire des États-Unis.Un mythe qui dure : à ce jour, aucune bataille nationale ne déclenche une telle fascination outre-Atlantique. L'historien, pour sa part, se retrouve face à de nombreux mystères : la défaite était-elle due aux erreurs et aux ambitions de George Armstrong Custer ? Comment les Indiens ont-ils vécu leur victoire emblématique ? Comment expliquer ces témoins que l'on a voulu faire taire ou ces cartes truquées ?Du fracas de la guerre de Sécession aux clameurs des Grandes Plaines, l'auteur nous plonge dans une Amérique brutale, brossant le portrait sans fard des icônes Custer, Sitting Bull et Crazy Horse mais aussi d'acteurs moins connus de la période. L'immersion se poursuit avec la bataille elle-même, qui reprend vie à hauteur d'homme, à travers la voix de dizaines de témoins oculaires et d'experts.Fruit de sept ans de recherches et de voyages sur le terrain, cette «autopsie » d'une légende a été considérée dès sa première édition comme la référence sur le sujet.
    Membre des Little Big Horn Associates, titulaire d'une maîtrise d'Histoire, David Cornut ouvre ici l'un des dossiers les plus controversés de l'histoire américaine.

  • Haydée Tamara Bunke, jeune femme de parents allemands, aurait pu avoir une belle vie de famille, simple et sans trop de complications. Et pourtant, elle choisit de rejoindre le combat révolutionnaire mené par Ernesto « Che » Guevara qu'elle rencontre à Cuba et devint Tania, espionne et guérillera morte au combat en Bolivie.Ce livre est le fruit de recherches basées sur de nombreux témoignages et du matériel bibliographique et hémérographique de grande richesse. Nous découvrons, dans ce portrait riche en détail, des passages très peu connus de la vie de Tania qui consacrera son existence à la libération de l'Amérique latine et sera déterminée à s'engager auprès de la poignée de guerilleros regroupés au sein de l'armée de libération nationale (ELN), dirigée par le Che.Tania La guerrillera du Che rend hommage de façon éloquente à cette femme ; en même temps, il s'avère être une contribution éminente à nos connaissances de l'histoire latino-américaine du siècle dernier. Il nous livre l'une des pièces maîtresses de la stratégie de Che Guevara et de son armée révolutionnaire.Mariano Rodríguez Herrera, (Camaguey, Cuba, 1936) est journaliste, écrivain et historien. Il a combattu au sein du « Mouvement du 26 juillet » cubain dont l'un des leaders n'était autre que le Che. Il est l'auteur aux éditions du Rocher, en 1995, de l'ouvrage : Les Survivants du Che.Traduit de l'espagnol (Cuba) par Beatriz Muñoz Estrada-Maurin

  • En janvier 2000, au Forum économique de Davos, une question simple avait été posée par un journaliste occidental à la délégation russe : « Qui est M. Poutine ? » Elle était restée sans réponse et le silence gêné des délégués russes avait suscité l'hilarité de l'assistance. Quelques semaines plus tôt, le 31 décembre 1999, cet inconnu avait reçu le pouvoir des mains de Boris Eltsine. En mars 2000, il était élu président de la Fédération de Russie dès le premier tour.Vladimir Poutine est depuis 18 ans à la tête de la Russie - trois mandats de président et un mandat de Premier ministre. Mais il reste un mystère. Peu d'Occidentaux comprennent la popularité réelle dont il jouit, aujourd'hui encore, dans son pays.Né quelques mois avant la mort de Staline, huit ans seulement après la fin du tragique blocus de Leningrad, Vladimir Poutine est le fils de l'histoire mouvementée de la Russie. Il a connu les appartements communautaires, le règne du parti unique, le prestige de l'armée et des « services », auxquels il pensait vouer sa vie professionnelle. Il a connu aussi l'effondrement de l'URSS, le capitalisme sauvage et les terribles années 1990 qui n'ont rien de glorieux dans la mémoire collective. Russe ordinaire dans sa jeunesse et sa première vie d'adulte, il a été appelé au tournant du siècle à un destin extraordinaire. Depuis, il s'emploie à relever le pays disent ses soutiens, à confisquer les richesses au profit de son clan, disent ses détracteurs.
    La trajectoire de cet homme, qui inquiète autant qu'il fascine en Occident, est vue par une femme au parcours singulier, qui l'a rencontré à plusieurs reprises. Française de langue maternelle russe, familière des cercles de pouvoir russes et français, et connaissant aussi intimement la Russie « ordinaire », Héléna Perroud a essayé avec cet ouvrage documenté, reposant sur de nombreux entretiens, y compris à l'Élysée et au Kremlin, de faire comprendre au public français comment Vladimir Poutine est perçu par les Russes. Sans a priori idéologique, en se basant sur les réalités de la Russie d'aujourd'hui.

  • Pour la première fois, Vladimir Fédorovski, qui fut au centre des événements majeurs du XXe siècle, notamment en tant que promoteur de la perestroïka et porte-parole du mouvement des réformes démocratiques pendant la résistance au putsch du KGB durant l'été 1991, nous raconte les faces cachées de cette période charnière. Dans les années 70, le grand romancier anglais, Graham Green et Vladimir Fédorovski, diplomate du Kremlin, ont, lors de leurs nombreuses conversations, évoqué le siècle des espions que fut le XXe siècle. Ils ont ainsi établi ensemble la liste des espions qui ont changé le cours de l'Histoire. Vladimir Fédorovski, en souvenir des ces conversations, a mis en scène ces personnages hors normes. A partir d'archives et de témoignages inédits, l'auteur évoque les figures mythiques du renseignement : Sorge, les 5 de Cambridge, Farwell, Colonel Boris,... Le scandale, avec l'arrestation dans le courant de l'été 2010, d'espions à Washington soupçonnés d'intelligence avec la Russie, montre que le sujet est encore et toujours d'actualité. L'AUTEUR Né en 1950 à Moscou, romancier et essayiste d'origine russe, Vladimir Fédorovski fut diplomate pendant les grands bouleversements à l'Est. Il est actuellement l'écrivain d'origine russe le plus édité en France. Ses livres directement écrits en français ont reçu huit prix littéraires (notamment Le Roman de Saint-Pétersbourg et Le Roman du Kremlin). Il dirige aux Editions du Rocher la collection emblématique «Le Roman des Lieux et Destins magiques». Le Roman de l'espionnage est son 27e ouvrage.

  • Enfouie sous la terre pendant quarante ans, la vérité sur les structures de répression de l'URSS vient frapper la conscience du monde contemporain dans les années 90. Cette vérité, c'est le récit authentique de la déportée Dalia Grinkeviciute (1927-1987), arrêtée la nuit du 14 juin 1941, à l'âge de 14 ans, avec son frère et sa mère. Dalia fera partie des 14 600 Lituaniens qui, sur ordre de Staline, furent brutalement arrachés à leur foyer par les agents de la Tchéka. Emmenés de force dans des wagons à bestiaux, puis par bateau sur l'île gelée de Trofimovsk, au-delà du cercle polaire, ils durent y accomplir des travaux titanesques. Sans vêtements adaptés, sans nourriture ni abris chauffés, ces malheureux étaient voués à une mort certaine.Les mémoires de Dalia, d'une grande qualité littéraire et rédigés après son évasion avec sa mère en 1949, nous exhortent au souvenir des déportés de toutes nations que le régime stalinien a condamnés sans pitié à une fin solitaire, déshumanisée, tous ces morts dont les traces des tombes ont été effacées par les glaces et les vents de l'ex-Union soviétique.
    Traduit en plusieurs langues, ce texte fait désormais partie des oeuvres classiques de la littérature des camps.
    Les dessins de Gintautas Martynaitis, rescapé qui s'était lui-même retrouvé dans l'enfer de Trofimovsk à l'âge de 6 ans, illustrent admirablement ce récit.

empty