Histoire

  • Les sites les plus célèbres de l'Antiquité reprennent ici vie et forme : ils sont représentés par Jean-Claude Golvin à travers autant d'aquarelles. Plus de cent trente restitutions se répartissent ainsi sur trente siècles, de 2500 av. J.-C. jusqu'au Ve siècle de notre ère. Chaque image représente une synthèse de milliers d'informations, parfois le résultat d'un siècle de fouilles.

  • Il y a dans le monde presque autant d'ouvrages sur Charles de Gaulle que sur Napoléon ; et pourtant, le Général reste une énigme pour la plupart de ses compatriotes. Quel meilleur moyen de le redécouvrir que de le laisser parler ?
    Bien sûr, comme pour la plupart des grands personnages de l'histoire contemporaine, le flot des paroles et des écrits du général de Gaulle est si abondant qu'un voyage accompagné s'impose. Il permet de séparer l'essentiel de l'accessoire, de replacer ses propos dans leur contexte, puis d'en commenter la pertinence et la portée. Les citations sont ordonnées par thèmes, et l'ordre chronologique dans chaque chapitre donnera au lecteur la possibilité de suivre l'évolution des réflexions gaulliennes sur plusieurs décennies.
    /> Qu'il s'agisse de son autoportrait, de ses prophéties, de l'État, de la France libre, de Vichy, de Churchill, de Staline, de Roosevelt, de l'Allemagne, de l'Union soviétique, de l'Angleterre, des États-Unis, du parti communiste, de l'Algérie, des politiciens ou de l'humour, les déclarations publiques et les confidences privées de ce personnage d'exception ménageront bien des surprises...
    « Le plus difficile est de rester réaliste quand on a un idéal, et de garder son idéal quand on voit les réalités. »
    « Savez-vous qu'au fond, je suis un timide ? »
    « Au début, je n'étais pas très gaulliste. Mais petit à petit, en me regardant faire, je le suis devenu... »
    « Il arrive souvent que les intérêts des Français, ou ce qu'ils croient tel, ne coïncident pas avec ceux de la France. »

  • Un manuscrit inédit, oublié depuis 75 ans révèle la vision pétainiste d'une femme sur la guerre.
    Cet ouvrage est le journal intime de Monique Guyot (1906-2001). Ce document inédit nous livre les réflexions et les jugements d'une femme âgée de 38 ans en 1944. Dans sept petits cahiers d'écolier,elle décrit les années difficiles de l'Occupation à la Libération de la France dans le Vercors et la région de Grenoble. Profondément bouleversée par une Résistance qui l'inquiète et des Allemands qu'elle rejette, son journal devient un moyen pour exprimer ses peurs et ses espoirs. Monique Guyot écrit pour comprendre un monde qui lui échappe,crier ses frustrations, compenser l'impossible dialogue avec son frère résistant. Son journal, imprégné des idées pétainistes,est un autre regard sur l'Histoire. Philippe Laborie raconte l'histoire de ce manuscrit qu'il présente, met en lumière, éclaire avec d'autres éléments, compare à ce qu'ont écrit ses contemporains,et ce faisant,il fait oeuvre d'historien.

  • Cet ouvrage a pour ambition de dévoiler l'imbrication qui existe entre les deux disciplines. En effet, en France, c'est autour de la question de l'"archéologie" que s'est structuré l'enseignement de l'architecture aux XIXe et XXe siècles. Or, la seconde prend désormais ses distances avec la première et la formation historique, donc archéologique, des jeunes architectes souffre de carences certaines. Les deux disciplines ont pourtant fort à gagner quand elles dialoguent et réfléchissent ensemble. L'objectif de cet ouvrage collectif est de montrer les parallèles possibles entre l'une et l'autre, les ponts permettant l'élaboration de nouvelles approches méthodologiques, sources d'inspiration mais aussi de remises en question.

  • Parmi les ouvrages consacrés au général de Gaulle et à son oeuvre, ce livre sera remarqué par son originalité. Il est en effet le résultat brut, sans suppression ni ajout, d'entretiens que le Général eut, de la dernière période de la guerre d'Algérie jusqu'à son départ des affaires, avec Michel Debré, son premier Premier ministre et l'un de ses plus proches collaborateurs.
    Au-delà de la qualité même des interlocuteurs, on est frappé par la diversité de leurs propos, leur très grande franchise, parfois la rudesse du ton. Tous les sujets importants de l'heure sont abordés avec la plus totale liberté de parole. L'Histoire est là, sous nos yeux, en train de se faire : quelle position adopter alors que s'ouvrent les premières négociations avec la Rébellion en Algérie ? Le Général doit-il se présenter aux élections présidentielles de 1965 ? Comment gouverner dans la tourmente de l'après-Mai 68 ? Pourquoi le référendum suicidaire de 1969 ?
    À travers ces conversations dans le secret du bureau de l'Elysée ou le calme des forêts proches de Colombey, on pénètre au coeur de l'Etat et l'on comprend mieux nombre de décisions qui ont façonné un certain visage de la France.

  • Les restes des constructions anciennes sont les premières choses qui nous apparaissent du passé. Les vestiges des bâtiments que construisirent les hommes forment le témoignage le plus visible de leur ancienne présence. Grâce à des méthodes mises au point ces dernières années, l'étude des constructions est à même d'enrichir nos connaissances. Un mur peut posséder une histoire complexe, qu'il faut savoir lire depuis l'extraction de la pierre jusqu'aux techniques de construction.

  • Cet ouvrage vise à faciliter l’étude de l’histoire et de la civilisation grecque de l’Antiquité. S’il privilégie les notions d’ordre institutionnel, ce lexique aborde aussi les notions d’ordre politique, religieux, économique et artistique, ainsi que certains aspects de la vie quotidienne des Grecs.Enrichi de cartes, de croquis, de tableaux, d’une chronologie générale et de tableaux généalogiques des principales dynasties, c’est un véritable instrument de travail pour les étudiants en histoire, en archéologie et en lettres classiques, de la première année universitaire jusqu’à la préparation des concours. Ce lexique apporte, de manière rapide et précise, les éclaircissements dont ils ont besoin pour préparer exposés et examens. 

  • Le 27 avril 1848, alors que la France abolit l'esclavage pour la seconde fois, le gouvernement accorde dans le même temps une indemnité aux colons « dépossédés » de leurs esclaves. Ils reçoivent, par la loi du 30 avril 1849 et son décret d'application du 24 novembre 1849, 126 millions de francs, en versement direct et en rentes.
    La France traverse alors une crise économique et cette indemnité représente 7 % des dépenses publiques. Les législateurs prennent pourtant la décision de la verser : c'est la condition que les anciens propriétaires d'esclaves posent à l'Émancipation générale. Tout en abolissant l'esclavage, la France ne veut ni perdre ses possessions ni supprimer l'ordre colonial.
    Cet ouvrage reproduit les discussions qui ont conduit à l'élaboration de cette loi. S'y trouvent les plaidoyers des planteurs, les positions de personnalités telles que Cyrille Bissette ou Victor Schoelcher, les échanges au sein de la commission instituée pour en préparer le règlement et les délibérations parlementaires qui ont suivi. Ces textes permettent de saisir les enjeux de cette indemnisation dont les conséquences sont dénoncées aujourd'hui.

  • Depuis le début de sa carrière de bourreau en 1891, Anatole Deibler a pris pour habitude de noter dans des carnets d'écolier de toile grise, en face de la date et du lieu de la condamnation, les noms de chaque condamné à mort et leur « curriculum vitae ». Une liste interminable de parricides, de satyres, d'égorgeurs, d'assassins, d'empoisonneurs de tous âges et de toutes conditions. Une fois l'exécution menée à son terme, Anatole Deibler complète son catalogue : en face du nom du condamné une croix tracée à l'encre bleue signifie qu'il a été gracié, le texte rayé d'un trait bleu, que le verdict a été cassé, enfin, une croix rouge cerclée de noir, qu'il a été guillotiné... Ces derniers auront le privilège de constituer ce qu'Anatole appelle « son palmarès ». Les extraits de ces carnets sont complétés par des photos inédites : les derniers portraits des condamnés à mort exécutés tels que conservés par les archives de la police nationale. Au-delà du témoignage historique, cette litanie de visages hallucinés ou résignés, apeurés ou bravaches, et ces fragments de vies brisées donne un éclairage tout particulier sur cette « Belle Époque », dont la nostalgie fait oublier la violence.

  • Ce livre est un ouvrage de référence dans l'historiographie internationale de l'esclavage. De façon argumentée, il démontre l'importance de l'esclavage dans l'histoire de l'Afrique et met en exergue un phénomène historique central qui a eu ses propres déclinaisons régionales et sa propre périodisation. Il offre une synthèse des connaissances et un cadre structurel pour penser l'esclavage en Afrique.
    S'appuyant sur de nombreuses archives, Paul Lovejoy montre que l'esclavage s'est transformé dans le temps sous l'effet d'influences externes à l'Afrique - principalement par la demande de la traite européenne et la traite islamique, puis par l'abolition européenne - et sous l'effet de dynamiques internes, à travers l'usage d'esclaves comme mode de production.
    Comment l'Afrique et ses populations furent-elles pleinement impliquées dans le système global de l'esclavage qui s'étendit dans le monde entier? Quels furent les effets sur le continent? Comment quantifier la traite, selon les époques, selon les lieux? Quelles furent les conséquences sur les relations sociales et culturelles en Afrique?
    Ce livre ouvre aussi des pistes pour penser les diasporas des Africains en mettant en relation l'Atlantique et le continent. Briser le silence sur les implications de l'esclavage dans l'histoire de l'Afrique mais aussi dans l'histoire du monde : tel est l'objectif de cet ouvrage, indispensable.

  • Ce livre porte un autre regard sur Léopold II (1835-1909), deuxième roi des Belges, premier Congolais de l'histoire, créateur de l'État indépendant du Congo (1885) et son souverain durant un quart de siècle (1885-1908). L'auteur, congolais, met en évidence ce que le roi souverain Léopold II a laissé en héritage au pays. Il est indispensable de se souvenir que des crimes ont été commis sous son règne, mais ils ne doivent pas empêcher de mettre en valeur ses qualités et les réalisations qu'il a menées à bien lesquelles plaident en faveur d'une réhabilitation de son image et de son action.

  • Dans cet ouvrage, il s'agit de montrer les soldats romains hors des camps militaires, occupés à des travaux de génie civil par des chefs soucieux de les arracher à l'oisiveté générée par les temps de paix. Ces travaux, qui contribuent à la romanisation des provinces, servent aussi des intérêts économiques, sociaux et politiques. Les différents types de travaux de génie civil sont ainsi passés à la loupe : construction et améliorations de routes, aménagements de pont, creusement de canaux et percement d'isthmes, construction d'aqueducs ou création de villes.. Le tout illustré par des aquarelles inédites de Jean-Claude Golvin.

  • Entre 1842 et 1871, c'est-à-dire jusqu'à l'incendie du bâtiment lors de la Commune de Paris, la cour des comptes, aux côtés du Conseil d'État, a siégé au Palais d'Orsay. L'édifice se trouvait à l'emplacement de l'actuel musée d'Orsay. Le Palais fut incendié comme d'autres symboles de l'État. Mais, contrairement à l'Hôtel de Ville, au Louvre, au Palais de Justice et l'hôtel de Salm, il ne fut pas reconstruit. La République vendit le terrain et les ruines à la compagnie des chemins de fer d'Orléans et ainsi fut édifiée la gare d'Orsay. La Cour des comptes, quant à elle, fut réinstallée dans les vestiges d'un ancien couvent de la rue Cambon.

  • " Dieu a donné à la France l'empire des mers " : Richelieu fondait cette conviction sur un royaume ouvert sur trois mers – Manche, Méditerranée et mer du Nord –, un océan – l'Atlantique – et des peuples marins aussi audacieux qu'expérimentés – Bretons, Normands, Basques ou Provençaux. Comment expliquer alors que notre pays, aussi richement pourvu d'atouts, n'ait saisi qu'en partie le destin maritime qui s'offrait à lui ? L'aventure du grand large a longtemps été en butte à la préférence continentale : les Normands sillonnaient les côtes du Brésil quand les guerres d'Italie occupaient nos souverains, Louis XIV laissa passer sa chance de maîtriser les mers pour mieux se consacrer à sa gloire terrestre et Louis XV négligea un empire sur lequel le soleil ne se couchait jamais. Napoléon III relança certes une ambition maritime mais la perte de l'Alsace-Lorraine conduisit la France à se tourner de nouveau vers le continent. De Philippe Auguste à Charles de Gaulle, des tentatives d'implantation en Floride à la conquête de la Louisiane, du premier arsenal de Rouen à Port 2000 au Havre, de la bataille de l'Écluse à celle de Guetaria, des Bretons sillonnant le Pacifique aux porte-conteneurs de la CMA-CGM, des premiers bâtiments à vapeur aux sous-marins nucléaires, cet atlas déploie la grande épopée de la France des mers et de ses marins. Un livre richement illustré pour revisiter un passé glorieux et découvrir les nouveaux atouts d'une nation.

  • Quand la rigueur scientifique s'allie au plaisir de la projection graphique restituée par Jean-Claude Golvin, dessinateur de talent et spécialiste de l'architecture antique, c'est tout l'univers de Rome que l'on (re)découvre : ses quartiers, ses temples et ses palais, ses cirques et ses théâtres, autant de merveilles sillonnant cette cité qui, pendant cinq siècles, voulut posséder ce que le monde pouvait construire de plus grand et de plus beau. Le dialogue entre la restitution et la photographie offre une approche originale au-delà du temps et renouvelle la vision de la capitale des Césars pendant les premiers siècles de notre ère.

  • Cet ouvrage propose une enquête passionnante : partir des langues vernaculaires actuelles du Maghreb pour essayer de démêler l'écheveau des origines de ces dialectes, retrouver l'ancêtre commun de tous ces mots. Pour ce faire, l'auteur adopte une position originale: elle se base sur les mots de la cuisine, les recettes traditionnelles transmises oralement de mère en fille, et qui conservent en leur sein le socle millénaire dont ils sont issus. À travers les mets et les mots, elle entreprend donc un véritable cheminement de paléontologie linguistique.

  • L'histoire singulière de la Confédération générale des vignerons est étroitement liée à celle des bouleversements subis entre 1907 et la fin du XXe siècle par une société viticole languedocienne ramenée à partir des années 1970 au rang de groupe social minoritaire dans la nouvelle société polymorphe du Languedoc actuel. Une grande partie des notables viticulteurs et de la masse des vignerons travaillant dans « le plus grand vignoble du monde » s'est vue obligée de quitter ses terres et de changer de métier et de société. Cette contribution, qui sur le plan universitaire avait pour ambition d'enrichir les apports de l'historiographie existante, est aussi un hommage à tous ces vignerons languedociens, à leur famille, et à leurs souffrances.

  • Mystères de la Kabbale au Moyen-Âge à Narbonne, Alet, Perpignan, liens entre les communautés de pensées des soufistes, cathares, kabbalistes de l'Aude et des Pyrénées-Orientales, traversée des Pyrénées par Hannibal Barca au IIIe siècle av. J.-C., portraits de grands hommes de notre territoire, Georges Méliès, Georges Canguilhem, Armand Barbès, Déodat Roché, aventures incroyables ayant pour cadre notre région avec les André Malraux, Joseph Kessel, Jim Harrison, Don Quichotte, ésotérisme planant sur des lieux magiques, forêt de Nébias, Puilaurens, Cubières, Coustaussa, Arques, Bouriège, St Martin Lys...
    Une itinérance journalistique et historique étayée par des érudits et des historiens qui ont croisé les pas de l'auteur, pour révéler un aspect souvent délaissé de notre passé. Une mystique commune, qui nous relie par une attache philosophique imprégnée par notre destin commun. Un livre qui par l'étude et le travail in situ, révèle les liens des différentes communautés qui parsèment nos départements méditerranéens. Loin de tout ostracisme néfaste et vulgaire.

  • Dis-moi comment tu enterres et je te dirai qui tu es. Une synthèse pour un public élargi d'une des grandes problématiques de l'archéologie contemporaine.

  • Presque toutes les langues d'Europe et plusieurs grandes langues d'Asie sont apparentées par le vocabulaire et les structures grammaticales, et proviennent d'une source commune, une langue-mère baptisée "indoeuropéen". Ce livre présente les trois volets essentiels du problème indo-européen : linguistique, culturel et archéologique. Il retrace l'histoire des recherches jusqu'à leurs avancées les plus récentes et les plus discutées.

  • Synthèse sur la Horde d'Or, héritière de l'empire Mongol, qui a exercé une influence politique et culturelle à la fin du Moyen Age en Europe. La future Russie demeura sous son contrôle jusqu'en 1480.

  • Ce livre se veut, au-delà d'une collection d'étymologies insolites ou cocasses, une introduction aux études indo-européennes. Il remonte à l'origine de notre patrimoine abstrait et à la formation de nos concepts, qui s'enracinent bien au-delà de l'Antiquité où s'arrête si souvent notre vision du plus lointain passé. Ludique et accessible à tous, il présente 100 mots ou racines indo-européennes aboutissant à huit cents mots ou noms propres du français contemporain, en en montrant le cheminement jusqu'à nos jours par les intermédiaires historiques que sont le latin, le grec, le germanique, le gaulois et, pour quelques cas, le sanskrit, l'iranien ou le slave.

  • Après avoir étudié la pyramide "rhomboïdale" de Snefrou à Dahchour-Sud, père de l'illustre Kheops, les deux auteurs rapportent leurs investigations dans la pyramide de Khephren (vers 2400 av. J.-C.), la deuxième des pyramides de Giza, haute de 136,50 mètres. Accessible aux égyptologues comme aux amateurs, cet ouvrage nous conduit au coeur d'une des aventures les plus controversées de l'égyptologie : la construction des pyramides. Au cours de cette enquête captivante, les auteurs nous font revivre l'aventure de ces travaux archéologiques : avec une clarté exemplaire, ils analysent les problèmes que suppose une telle construction et expliquent les solutions possiblement trouvées par les Égyptiens bâtisseurs pour construire cette pyramide, ce qui nous conduit à la probabilité de l'existence d



  • Ce livre est la suite chronologique du précédent ouvrage d'Yves Perrousseaux, consacré à l'époque qui court de Gutenberg au XVIIe siècle. L'ensemble est conçu pour proposer une vision générale et relativement complète de l'histoire typographique.
    Depuis son invention, au XVe siècle, le tracé des lettres typographiques s'est toujours inspiré de celui des lettres calligraphiées alors en usage. À l'époque des prototypographes, il s'agissait de concevoir des caractères imitant au plus près les écritures gothiques, car le livre imprimé n'avait comme raison d'être que de reproduire industriellement le livre manuscrit, voire d'en faire des fac-similés. Avec le temps, le tracé des lettres typographiques a nécessairement évolué et, à leur tour, les calligraphes se sont inspiré de ces formes nouvelles. Dans le courant du XVIe siècle, la typographie romaine prend le pas sur la typographie gothique. Au siècle suivant, certains maîtres d'écriture, calligraphes renommés, s'inspirèrent du tracé des Garaldes, mais ils le modifièrent quelque peu en y apportant des caractéristiques pertinentes que le « Romain du roi » (caractère créé pour l'Imprimerie royale, et prototype des caractères de la famille des Réales) va reprendre à son compte.
    L'écriture typographique du XVIIIe siècle se caractérise par ces nouveaux caractères, par une constellation d'ornements modulables et autres vignettes à combinaisons, par des formats d'imprimés et des configurations de titres et de textes entièrement différents de tout ce qui avait précédé, certaines préfigurant les éditions de bibliophilie du début du XIXe siècle.


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