Editions du Rocher

  • Elle fut la Jeanne d'Arc du XIXe siècle, la femme à abattre, l'égérie des écrivains. Dans La Recherche, Marcel Proust qui l'idolâtrait la baptisera la « reine soldat ». Luchino Visconti rêvait de la porter à l'écran sous les traits de Greta Garbo. Reine déchue du royaume de Naples et des Deux-Siciles, Marie-Sophie en Bavière s'est toujours dérobée aux historiens qui n'ont pressenti son secret qu'à demi. Ce secret, Lorraine Kaltenbach le connaît, sa famille le garde depuis cent cinquante ans.Marie-Sophie était la plus romanesque des soeurs de Sissi. Aussi rebelle que l'illustre impératrice, elle fut autrement plus vivante et charnelle. À vingt ans, elle bluffa l'Europe en abandonnant ses crinolines pour traverser en pantalon la révolution italienne du Risorgimento. À trente ans, elle devint une figure du Paris de la Belle Époque. Que cachait son attirance pour la Ville Lumière ? La nostalgie de sa passion secrète pour un zouave pontifical français, mais surtout Daisy, leur enfant, dont elle ne put jamais faire l'aveu public : le pape, l'empereur François-Joseph, les rois de Bavière, de Naples et des Deux-Siciles auraient eu trop à perdre si ce scandale avait été divulgué. La reine soldat imposera son droit de renouer avec la fille qu'on lui avait arrachée, et s'alliera avec les anarchistes pour châtier ceux qui l'avaient outragée et chassée de son trône.Lorraine Kaltenbach, qui a exhumé ses archives familiales et pérégriné trois ans à travers la France, l'Allemagne et l'Italie, ressuscite les amours cachées de cette combattante, et lève enfin le voile sur la mystérieuse Daisy de Lavaÿsse.
    Ancienne « plume » de ministres, Lorraine Kaltenbach est l'auteure de Championnes (Arthaud), des Chibret, une saga auvergnate (J.-C. Lattès) et de Filles à papa (Flammarion).

  • « La trilogie des Sioux de Hyde représente une référence dans l'histoire des Indiens d'Amérique du Nord. Son travail était révolutionnaire et innovant, à la fois dans la méthode et dans les détails à tel point que ses livres ont servi de modèles aux historiens qui lui ont succédé. »Raymond J. DeMallie
    L'avènement de cette trilogie sur les Sioux, rédigée de 1937 à 1961, demeure une étape unique quant à l'utilisation de sources écrites allant du XVe au XIXe siècle auxquelles s'ajoutent des témoignages directs par ceux ayant vécu les dernières décennies de la fin d'un monde. Des premières migrations dès 1650 aux années 1890, l'ouvrage reconstitue méticuleusement l'histoire des Sioux tetons-lakotas : fratricide guerres intertribales, affrontements contre l'armée américaine, conflits avec les marchands de la Frontière et les agents de réserve. Quant aux chefs, Hyde démontre que la dynamique de cette histoire a pour beaucoup procédé du succès ou de l'échec de ces derniers à comprendre la futilité de résister aux Américains. En ce sens il établit les différences entre le duo Sitting Bull-Crazy Horse et le duo Red Cloud-Spotted Tail, celui-ci ayant eu la patience, la diplomatie d'effectuer l'inévitable transition du passage des siècles de liberté à l'enferment dans les réserves.
    George E. Hyde (1882-1968) est l'auteur de nombreux ouvrages sur les Indiens des Plaines dont Les Premiers peuples des Plaines traduit dans la présente collection.

  • À Sainte-Hélène, entouré de quelques fidèles officiers et domestiques, Napoléon va vivre de 1815 à 1821 dans des conditions extrêmes. Sur cette île balayée par les alizés, installé dans un bâtiment humide, l'Empereur s'épanche auprès de ses intimes. Avec eux, il va gagner sa dernière bataille: celle de la légende. Dictant ses souvenirs, avouant ses fautes, tout en cherchant à montrer l'acharnement de ses adversaires contre la France, il élabore ce qui doit servir à ses successeurs : un manuel politique doublé d'une importante série de commentaires ou conseils.Ses confidences de captif à Las Cases, Bertrand, Marchand, Montholon, Ali, O'Meara, Gourgaud, Antommarchi ou d'autres témoins constituent un formidable testament à destination des générations suivantes. Ces textes, rassemblés, croisés, sélectionnés et commentés avec soin, sont réunis pour la première fois en un même volume et dessinent un portrait original en creux de Napoléon. Deux siècles jour pour jour après sa mort, la voix de l'Empereur résonne encore et semble plus contemporaine que jamais.
    Historien, David Chanteranne est rédacteur en chef du magazine Napoléon Ier - Revue du Souvenir Napoléonien. Il a publié, seul ou en collaboration, une quarantaine d'ouvrages spécialisés sur Napoléon. Il est également conservateur du musée Napoléon de Brienne-le-Château.Écrivain et journaliste, Jean-François Coulomb des Arts a réalisé cinq documentaires de référence, tournés sur les lieux de l'épopée napoléonienne ; il est aussi l'auteur d'une dizaine d'autres films-documentaires sur le Premier Empire.Les deux auteurs se sont rendus à Sainte-Hélène.

  • L'histoire de ce magnifique trois-mâts commence en 1895 avec le transport du précieux cacao du Brésil vers la France, pour les fameuses chocolateries Menier. Son premier voyage sera marqué par un incendie qui faillit le détruire, puis il échappe par miracle à la terrible éruption de la Montagne Pelée de 1902. Né sous une bonne étoile, le Belem va traverser les décennies, successivement racheté et transformé en yacht de luxe par le duc de Westminster, puis par le baron Guinness, et enfin en bateau école par une fondation vénitienne. Abandonné dans un chantier naval en 1967, il sera redécouvert en 1970 par le docteur Gosse qui réussira à convaincre la Caisse d'Épargne de l'acquérir, de le ramener en France, de le restaurer et d'en devenir mécène pour qu'il reprenne la mer. Aujourd'hui, Le Belem assure la transmission des savoirs de la marine marchande traditionnelle à des milliers d'amateurs.Belem, le roman d'une aventure nous emmène dans le sillage de ce navire légendaire qui a connu de multiples vies et n'a sans doute pas fini d'inspirer les amoureux du grand large.
    Nicolas Plantrou est le président de la Fondation Belem, et fut également celui du conseil d'orientation et de surveillance de la Caisse d'Épargne de Normandie.

  • Le Roman des tsars est un ouvrage de révélations. Vladimir Fédorovski propose des clés originales pour déchiffrer les énigmes des tsars et éclairer leurs zones d'ombre. Les nouvelles techniques scientifiques, notamment l'examen de l'ADN, permettent à l'auteur de mener l'enquête pour suivre l'histoire de ces tragédies sans nom : Pierre le Grand tue son fils, Catherine II organise le coup de force où son mari est assassiné, le tsar Ivan VI devient le masque de fer russe, prisonnier numéro 1 qui est à son tour éliminé, un marquis français manque de devenir maître de la Russie, le tsar mystique Alexandre I ferme les yeux sur l'assassinat de son père, sans parler des secrets de l'attentat meurtrier conte Alexandre II ou des massacres de la famille impériale par les bolcheviks en 1918. Paradoxalement, cet ouvrage est aussi un livre d'actualité. Poutine joue avec finesse, induisant la référence à l'empire des tsars comme symbole de l'ordre et de la grandeur du pays. On saisit ici le pont historique établi par Vladimir Poutine qui se voit lui-même en réincarnation du premier des Romanov choisi par la Providence pour sauver le pays après le temps des troubles post-communistes", au nom de la puissance de la Russie.".

  • Vous allez être très surpris par l'endroit où je me trouve. Je pensais, comme tout le monde, qu'une fois mort, on traversait un long tunnel de lumière pour se retrouver dans un jardin magnifique, opérant ainsi un retour à l'état originel de l'Homme avant qu'il ne soit chassé de l'Éden. En fait, rien de tout cela. Je me trouve dans la cour d'honneur des Invalides, mon endroit préféré de Paris, à deux pas du tombeau de l'Empereur. Elle est telle que je l'ai connue dans ma vie terrestre, entourée du péristyle sous les arcades duquel s'alignent les canons de la monarchie et de l'empire. Mes pas résonnent sur les pavés inégaux qui m'ont toujours rappelé combien ce lieu est chargé d'histoire. Dans la niche, au-dessus de l'entrée de la cathédrale Saint-Louis, Napoléon me toise dans une attitude à la fois martiale et paternelle. Il est là, celui que Clausewitz a surnommé le dieu de la guerre et au pied duquel se sont alignés tant de cercueils de camarades morts au combat. Les reverrai-je ? Je l'ignore.Qui pourrait croire que le Walhalla se trouve au coeur de Paris ? Qui pourrait imaginer qu'on y rencontre toute une galerie de personnages qui ont marqué l'histoire de l'humanité, de l'Antiquité à nos jours ? Qui sait qu'au paradis des soldats, vainqueurs ou vaincus, personne ne peut plus mentir sur la guerre, qu'elle soit conventionnelle ou clandestine?
    Le général Nicolas Le Nen est saint-cyrien, breveté de l'École de guerre et auditeur du Centre des hautes études militaires et de l'Institut des hautes études de la défense nationale. Il a commandé le 27e bataillon de chasseurs alpins et le service action de la DGSE. Petites mémoires d'outre-guerre est son septième livre.

  • L'invasion arabo-musulmane de l'Espagne wisigothique, initiée en 711 pour culminer en 719 avec la conquête de la Gaule narbonnaise, a été l'événement aux conséquences les plus considérables de l'histoire d'Espagne.On oublie souvent que, pendant des siècles, la majeure partie de la population fidèle à la religion chrétienne et la minorité juive ont été soumises à un régime de très forte discrimination. Celui-ci reposait sur la ségrégation sociale, l'absence de liberté religieuse, l'exploitation économique et fiscale, l'immersion culturelle et, en cas de protestation ou de révolte, sur la plus sévère répression. La dureté de ce régime s'est accentuée au fil du temps et a fini par provoquer, dès le XIIe siècle, la complète disparition des communautés chrétiennes et juives d'al-Andalus.Ce livre offre une vision complète de la situation de ces chrétiens espagnols, appelés mozarabes, unique peuple européen médiéval à avoir vécu pendant tant de générations sous la rigueur de la dhimma. Il permet de mieux faire connaître la réalité de leur vie, loin des rêves et falsifications intéressées qui alimentent le mythe de la convivialité pacifique entre cultures et religions construit en marge de la vérité de l'histoire.
    Rafael Sánchez Saus est professeur d'histoire médiévale à l'université de Cadiz. Auteur d'une douzaine d'ouvrages, il est considéré comme l'un des meilleurs spécialistes de la frontière entre maures et chrétiens dans l'Espagne médiévale.

  • Mêlant analyses historiques et anecdotes drôles, émouvantes et parfois tragiques, Joëlle Chevé retrace les destins exceptionnels des Premières dames sur plus de deux siècles. Theresa Tallien, Élise Thiers, Michelle Auriol, Yvonne de Gaulle, Danielle Mitterrand, Brigitte Macron... Une trentaine de portraits officiels et intimes qui dévoilent comment chacune a vécu ce redoutable honneur, entre nostalgies monarchiques, égalitarisme républicain, évolution de la condition féminine et violence médiatique.La Première dame doit-elle s'en tenir à des rôles traditionnellement féminins ? Peut-elle s'en inventer d'autres ? A-t-elle vocation à représenter plus spécifiquement les femmes ? Bref, à quoi sert-elle et doit-elle servir à quelque chose ? Autant de questions qui ouvrent un nouveau débat sur la notion même de « couple présidentiel ».
    Joëlle Chevé est historienne, diplômée de l'Université de Paris IV Sorbonne, journaliste pour la revue Historia et chroniqueuse pour l'émission Secrets d'Histoire. Spécialiste de la société d'Ancien Régime et de l'histoire des femmes, elle a consacré une biographie à Marie-Thérèse d'Autriche, chez Pygmalion/Flammarion (rééditée en 2015) et publié Les Grandes Courtisanes chez First (2012).
    « De sa plume enlevée, Joëlle Chevé bat en brèche l'imagerie classique des potiches et raconte avec une jubilation évidente ces histoires de femmes, qui sont autant d'histoires de couples. Une réflexion salutaire. » Historia
    « Dans un livre truffé d'anecdotes, l'historienne Joëlle Chevé retrace, sur plus de deux siècles, l'épopée des premières dames en France, de Joséphine Bonaparte à Brigitte Macron. Des femmes qui ont marqué l'histoire. À leur façon. » Figaro Madame

  • Si le général de Gaulle réécrivait Vers l'armée de métier, quelle version nous proposerait-il aujourd'hui ?À cette question singulière, Charles de Gaulle lui-même apporte une réponse d'une actualité saisissante. Mais alors, la France et le monde de 2020 seraient-ils semblables à ceux de 1934, année où parut Vers l'armée de métier ? Non, car l'histoire des peuples ne bégaie pas, pas plus qu'elle n'est finie. Elle suit le cours de lignes de forces intemporelles sur lesquelles le général de Gaulle a bâti ses idées de chef de guerre et de chef politique.En ces temps incertains où notre pays s'interroge sur lui-même et son avenir, le général de Gaulle nous rappelle, dans ce livre inédit, que la France n'est vraiment elle-même que dans l'unité de sa nation, la permanence de sa défense et la souveraineté de sa politique. Il nous demande de ne jamais oublier que tout au long des siècles, « la France fut faite à coups d'épée ».
    Le général Nicolas Le Nen est saint-cyrien, breveté de l'École de guerre et du Centre des hautes études militaires. Il est l'auteur de livres de stratégie parmi lesquels Enjeux de guerre (prix Edmond Fréville-Pierre Messmer de l'Académie des Sciences morales et politiques). Il a commandé le 27e bataillon de chasseurs alpins et le Service action de la DGSE.

  • Depuis des décennies, la défaite française de 1940 hante toujoursla mémoire collective comme un épisode honteux de l'histoirenationale, durant lequel l'armée française se serait effondréeen quelques jours, contre des troupes allemandes surpuissantes etinvincibles.Réalité des forces en présence, erreurs ducommandement, résistance militaire héroïque, exploits méconnus,sacrifices oubliés, récits de civils pendant l'exode ou sous lesbombardements... Dominique Lormier, comme il l'a fait dans LesVérités cachées de la Seconde Guerre mondiale, a mené une enquêteminutieuse. Son livre passionnant, reposant sur des documents et destémoignages inédits, et sur les archives militaires françaises etallemandes, revient sur les véritables raisons de la défaite de1940 et révèle beaucoup de non-dits sur cette période houleuse quireste encore à découvrir.
    Historien et écrivain, Dominique Lormierest l'auteur de plus de 140 ouvrages (documents historiques,biographies, littérature, spiritualité). Lieutenant-colonel deréserve, il est également membre de l'Institut Jean-Moulin, prixde la Légion d'honneur et chevalier de la Légion d'honneur. Ilest l'un des meilleurs spécialistes de la Seconde Guerre mondiale.

  • Lui ? Landru, Henri-Désiré de son prénom, celui que la presse baptisa « le sire de Gambais », « le Barbe-Bleue de Seine-et-Oise », « l'homme aux 283 femmes »...Car c'est moi, Jean Belin, commissaire divisionnaire en retraite, ancien inspecteur à la 1re brigade mobile, qui l'ai arrêté et démasqué cet ogre, au tout début de ma carrière. C'est moi qui l'ai identifié, malgré la dizaine de faux noms sous lesquels il opérait, moi qui l'ai interrogé le premier, moi qui ai failli obtenir ses aveux - avant que la bêtise d'un juge fît échouer mon travail de sape...Car Landru n'avoua jamais et jamais on ne retrouva de cadavres chez lui, ni nulle part ; et tant d'années plus tard, je dois bien le reconnaître dans mes songeries du soir, près de la cheminée, quand la torpeur de la veillée me ramène au temps des lorgnons, des jupons et des chapeaux-melons, il demeure pour moi « l'homme-mystère » de son siècle.
    Bruno Fuligni, écrivain, historien, maître de conférences à Sciences Po, est l'auteur de trente livres sur l'histoire politique et policière de la France.

  • Ces dialogues avec le grand écrivain kiowa N. Scott Momaday sont des conversations à bâtons rompus, jubilatoires et emportées, riches et joyeuses, sérieuses, jamais graves et par lesquelles nous côtoyons avec une étrange facilité la littérature, l'esthétique, la spiritualité, le langage liés à l'univers des Indiens d'Amérique du Nord. Nous y accédons par ces échanges avec un géant de la littérature, autant indienne qu'américaine, dont la voix profonde résonne à notre entendement et nous met en contact direct avec son oeuvre.Par sa nature, le livre donne à apprécier la chance d'avoir l'opportunité d'entrer dans l'art de la Conversation, la puissance évocatrice que cela peut revêtir. Momaday révèle ici à quel point, et comment, il a été profondément influencé par ses racines kiowas. Dans son travail incessant de création, tant comme écrivain que comme peintre, Momaday, comme l'écrit Woodard, étonne par la « diversité et l'ampleur de son expression artistique ». Voix ancestrale nous emmène aux sources de sa création, au coeur de son univers. De ces échanges viennent à nous les voix calfeutrées dans les livres, dans les replis de l'esprit et les ressacs de l'Histoire. En exprimant la quintessence de son monde mythologique, en nous faisant part de certains aspects de son histoire personnelle liée à celle des Indiens d'Amérique du Nord, Momaday replace l'individu au centre du processus de création artistique, de son identité propre, dans son environnement originel et de son émotion unique.
    N. Scott Momaday, écrivain kiowa, est connu dans le monde entier pour ses écrits, ses activités de conférencier international et de peintre. Outre son roman, House made of Dawn, Prix Pulitzer 1969, traduit en 1993 dans la présente collection aux éditions du Rocher sous le titre La Maison de l'Aube qui a fait connaître en France cet écrivain, la présente collection a également publié aux éditions du Rocher quatre autres livres de Momaday.

  • « Jamais je n'oublierai cette bataille. »Chef de guerre cheyenne Two Moon
    Un brûlant dimanche de juin 1876, dans la vallée de la Little Big Horn, au coeur de l'Ouest américain : une coalition de Sioux et Cheyennes, réunie par les chefs Sitting Bull et Crazy Horse, anéantit le 7e de cavalerie du général Custer. Immédiatement, la bataille est propulsée au rang de mythe identitaire des États-Unis.Un mythe qui dure : à ce jour, aucune bataille nationale ne déclenche une telle fascination outre-Atlantique. L'historien, pour sa part, se retrouve face à de nombreux mystères : la défaite était-elle due aux erreurs et aux ambitions de George Armstrong Custer ? Comment les Indiens ont-ils vécu leur victoire emblématique ? Comment expliquer ces témoins que l'on a voulu faire taire ou ces cartes truquées ?Du fracas de la guerre de Sécession aux clameurs des Grandes Plaines, l'auteur nous plonge dans une Amérique brutale, brossant le portrait sans fard des icônes Custer, Sitting Bull et Crazy Horse mais aussi d'acteurs moins connus de la période. L'immersion se poursuit avec la bataille elle-même, qui reprend vie à hauteur d'homme, à travers la voix de dizaines de témoins oculaires et d'experts.Fruit de sept ans de recherches et de voyages sur le terrain, cette «autopsie » d'une légende a été considérée dès sa première édition comme la référence sur le sujet.
    Membre des Little Big Horn Associates, titulaire d'une maîtrise d'Histoire, David Cornut ouvre ici l'un des dossiers les plus controversés de l'histoire américaine.

  • Pour la première fois, Vladimir Fédorovski, qui fut au centre des événements majeurs du XXe siècle, notamment en tant que promoteur de la perestroïka et porte-parole du mouvement des réformes démocratiques pendant la résistance au putsch du KGB durant l'été 1991, nous raconte les faces cachées de cette période charnière. Dans les années 70, le grand romancier anglais, Graham Green et Vladimir Fédorovski, diplomate du Kremlin, ont, lors de leurs nombreuses conversations, évoqué le siècle des espions que fut le XXe siècle. Ils ont ainsi établi ensemble la liste des espions qui ont changé le cours de l'Histoire. Vladimir Fédorovski, en souvenir des ces conversations, a mis en scène ces personnages hors normes. A partir d'archives et de témoignages inédits, l'auteur évoque les figures mythiques du renseignement : Sorge, les 5 de Cambridge, Farwell, Colonel Boris,... Le scandale, avec l'arrestation dans le courant de l'été 2010, d'espions à Washington soupçonnés d'intelligence avec la Russie, montre que le sujet est encore et toujours d'actualité. L'AUTEUR Né en 1950 à Moscou, romancier et essayiste d'origine russe, Vladimir Fédorovski fut diplomate pendant les grands bouleversements à l'Est. Il est actuellement l'écrivain d'origine russe le plus édité en France. Ses livres directement écrits en français ont reçu huit prix littéraires (notamment Le Roman de Saint-Pétersbourg et Le Roman du Kremlin). Il dirige aux Editions du Rocher la collection emblématique «Le Roman des Lieux et Destins magiques». Le Roman de l'espionnage est son 27e ouvrage.

  • De la révolution bolchevique à la guerre froide, de la perestroïka à l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine, la Russie a connu durant le XXe siècle des événements décisifs, aux répercussions géopolitiques majeures. Quel regard porter sur ces années cruciales qui ont engendré l'une des plus grandes ruptures de l'Histoire ? Pour mettre en lumière le passé et décrypter les enjeux que doit affronter la jeune Fédération de Russie, deux hommes, intimement marqués par le Siècle rouge, échangent leur expérience et leur analyse. L'un, Vladimir Fédorovski, diplomate russe, a subi de l'intérieur le système totalitaire et participé à sa destruction ; l'autre, Alexandre Adler, intellectuel européen d'abord séduit par le communisme, a finalement perdu ses premières illusions. Deux itinéraires et deux points de vue, tantôt convergents, tantôt divergents, qui posent un regard neuf sur les leaders et les rouages du Siècle rouge, et interrogent sans tabou la Russie d'hier et d'aujourd'hui.

  • L'aventure est un mot aux mille facettes. Où commence-t-elle, où finit-elle ? Un homme d'aventures est un aventurier, une femme d'aventures une femme galante. Mais on peut aller à l'aventure, tenter l'aventure, avoir le mal d'aventures, dire la bonne aventure, se retrouver d'aventure... D'Ulysse à Errol Flynn, d'Athos à Pierre Loutrel, de Tintin à Joseph Kessel, sans oublier Mary Read, Anne Bonny et Karen Blixen, ce Roman des aventuriers dresse le portrait piquant de ces héros d'hier et d'aujourd'hui qui ont décliné le mot aventure" à toutes les sauces, à toutes les époques, sur toutes les mers et tous les continents. François Cérésa, journaliste et écrivain, a écrit dix livres : La Vénus aux fleurs (Robert Laffont) a obtenu le prix Paul-Léautaud. La Femme aux cheveux rouges (Julliard), les prix Exbrayat et Jean Freustié. Les Amis de Céleste (Denoël), les prix Joseph-Delteil et Quartier-Latin de la Ville de Paris. Pour Les Trois Hussards, ou la vie secrète d'Alexandre Dumas (Plon), il a reçu le prix Interallié de la Critique. Enfin, il s'est lancé dans l'aventure en imaginant une suite aux Misérables : ce fut Cosette, ou le temps des illusions.".

  • Deux Juifs ayant échappé à la mort pendant la Seconde Guerre mondiale discutent à coeur ouvert. Une femme et un homme, deux générations. Elle fut infirmière dans l'Armée rouge ; lui, enfant traqué, a subi l'occupation nazie en France. Elle a vécu à l'Est, lui à l'Ouest. Ensemble, ils évoquent les grands sujets d'actualité et les relations internationales, questionnent l'évolution de la démocratie, examinent l'exemple de la dissidence anticommuniste d'hier et antipoutinienne d'aujourd'hui, s'inquiètent de l'ascension du terrorisme, du nihilisme et d'un nouveau type d'antisémitisme, s'interrogent sur l'avenir d'Israël et de la Palestine.

  • «Biarritz est la ville que les Basques ont donnée au monde pour se faire connaître» ! dit avec flamme un protagoniste de ce voyage en «Euskal-Herria». On oublie souvent que la mythique station des rois et des reines est la vitrine souriante d'un peuple millénaire, uni par une langue sans pareille, qui court entre France et Espagne et jusqu'au-delà des mers. Le roman de Biarritz et du pays basque mêle la grande Histoire et celle des grands de ce monde. On y croise des personnages illustres : des premiers rois basques au pape du rugby Serge Blanco, de Charlemagne, battu à Roncevaux par des «Vascons», à l'impératrice Eugénie escaladant la Rhune, d'Ignace de Loyola, fondateur des Jésuites, à Jules Supervielle, et de Luis Mariano à nos «people» d'aujourd'hui. Au fil d'une véritable épopée, ce livre tente aussi de comprendre comment ce pays de Cocagne se teinte parfois de sang... Une approche inédite, tendre, sensible, d'une terre au charme puissant, qui fait également la part belle aux saveurs, à la fête et au bien-vivre. Sylvie Santini est grand reporter à Paris Match. La passion de Biarritz, contractée dès l'enfance, est chez elle une histoire de famille.

  • Heureux les grands cocus, votre gloire est éternelle...« Apprenez qu'à Paris ce n'est pas comme à Rome,Le cocu qui s'afflige y passe pour un sotEt le cocu qui rit pour un fort honnête homme... »La FontaineIl est autant de sortes de cocus que de porteurs de cornes. On pense tout de suite au personnage de comédie, ridicule ou pathétique, mais de glorieuse figures de la grande Histoire ont aussi appartenu à cette célèbre confrérie. Héros, puissants, princes, rois, empereurs, présidents... Loin d'être tous pauvres et benêts, certains d'entre eux trônent au Panthéon. Molière, Voltaire, Victor Hugo, Napoléon, Henri IV le vert galant lui-même illustrent le clan des cornards. Qui donc a osé leur planter au front les cornes de l'opprobre ? Des femmes libres et audacieuses qui depuis la nuit des temps font cocus tous ces hommes orgueilleux qui pensent les mater.Au temps de la femme soumise, elles sont enjôleuses, intrigantes, amoureuses, audacieuses ou même nymphomanes. Finalement, c'est à ces grandes séductrices, à ces héroïnes passionnées que Pierre Lunel s'est attaché à rendre ici un hommage complice...Pierre Lunel, agrégé de droit romain, est l'auteur de nombreux ouvrages. Il écrit des essais polémiques, des hagiographies de gens d'Église L'Abbé Pierre, l'insurgé de Dieu (Stock, 1989), Soeur Emmanuelle, secrets de vie (Anne Carrère, 2000) , des ouvrages historiques. En 2009, il publie Les Amoursd'Hollywood et, deux ans plus tard, Kennedy, secrets de femmes aux éditions du Rocher. Il est également l'auteur des textes de l'ouvrage du père Pedro, Akamasoa, rêves d'enfants (Le Rocher, 2014).

  • Ce livre montre que durant la brève parenthèse coloniale, les pays colonisateurs n'ont pas pillé l'Afrique et que les colonies étant un boulet économique, politique et social, la décolonisation était une urgente et impérieuse nécessité ; les Européens d'aujourd'hui et à plus forte raison ceux de demain n'ont de dette ni à l'égard de l'Afrique ni des Africains ; le mythe de la culpabilité coloniale est une arme permettant de désarmer moralement l'Europe face à la contre-colonisation de peuplement qu'elle subit actuellement et que la culture de repentance-soumission risque de faire des Français, de nouveaux " colonisés ". Ce livre montre également que la colonisation fut d'abord une grande idée de gauche reposant sur les idéaux universalistes de 1789. Il souligne aussi que pour résoudre les insolubles problèmes liés à l'immigration venue de nos anciennes colonies, seules sont proposées les recettes éculées d'assimilation-intégration qui y furent inapplicables et les mêmes impératifs du toujours plus de subventions qui firent capoter toutes les politiques de développement. Or, ce qui a échoué hier en Afrique échoue déjà dans les banlieues où il est impossible de procéder par amputation territoriale comme l'avait fait le général de Gaulle. Ce livre montre enfin que l'histoire n'est jamais écrite. Les Français après 130 ans de présence en Algérie, les Portugais après 400 ans en Angola et les Arabes après 700 ans en Espagne, tous ont appris à leurs dépens que la colonisation n'est pas éternelle dès lors que les indigènes ne sont plus disposés à la subir. Ce livre est illustré de nombreuses cartes et contient un index.

  • A la tête d'un Groupe opérationnel du GIGN, Roland Môntins a participé à l'assaut victorieux contre les terroristes de l'Airbus d'Air France à Marignane en décembre 1994. Il a également encadré plus de 200 opérations, toutes couronnées de succès : il a protégé des hommes politiques de premier plan, mené des actions à haut risque, libéré de nombreux otages, désarmé à mains nues plusieurs forcenés. Le public connaît les exploits de ces héros, mais il ignore que les cagoules, les casques et les armes dissimulent des hommes de chair et de sang. Les passions, les désirs, la soif de vaincre, mais aussi la peur et l'angoisse les habitent. Sauver des vies les exalte, mais parfois, l'adversaire est d'une incroyable dangerosité. Pour la première fois, sous forme de récit inspiré d'événements réels, un gradé du GIGN raconte de l'intérieur l'existence mouvementée de ces gendarmes confrontés à tout moment à la violence et à la mort.

  • Ancien journaliste au Point, chroniqueur sur le site Slate, Hervé Bentégeat est l'auteur de plusieurs essais et romans (dont l'un adapté à la télévision sous le titre Adieu de Gaulle, adieu). Il a écrit dans la même collection le Roman de Prague.

  • Petites histoires des grandes rencontres N'avez-vous jamais rêvé de la rencontre qui changera votre vie ? Et dire que les Beatles n'auraient jamais existé si John Lennon n'avait pas rencontré Paul McCartney dans une kermesse de village ! Que Bill Clinton ne serait pas devenu président des États-Unis s'il n'était pas tombé amoureux d'Hillary à l'université. Que Google n'aurait pas vu le jour si Larry Page et Sergey Brin ne s'étaient pas disputés. Que la création des Rolling Stones a tenu au retard d'un train... Autant d'accomplissements exceptionnels qui reposent sur un événement commun : une rencontre de hasard. Mais doit-on parler de hasard ou de destin ? Comme pour nous tous, la rencontre d'une vie est possible à tout moment. Revivez l'heure, la minute, la seconde qui, pour eux, pour nous, a tout changé. Le destin qui a fait basculer à tout jamais la vie de deux personnes. Ce livre raconte une vingtaine de rencontres authentiques qui ont marqué l'histoire. John Lennon et Paul McCartney, Albert Uderzo et René Goscinny, Tim Burton et Johnny Depp, David et Cathy Guetta. Bill et Hillary Clinton, Charles Rolls et Henry Royce, Laure Manaudou et Philippe Lucas, Mick Jagger et Keith Richards, Robert De Niro et Martin Scorsese, Yves Saint Laurent et Pierre Berge... Rédacteur en chef adjoint à TV Magazine, Nicolas Voltaire, trente-sept ans, signe son premier livre.

  • Jacques, Guillaume, Bernard... Des marins sur leurs bateaux. Leur métier, leurs joies, leurs rêves, parfois leurs cauchemars. La tempête au bout de l'étrave, les yeux rougis par la veille, l'ancre en suspens au bout de la chaîne, les mines entre deux eaux, un turban dans la ligne de mire. Une femme au loin qui attend, une autre tout près, peau luisante dans la lumière glauque d'un bistrot sordide. Ils labourent la mer dans les eaux tumultueuses du nord, ils se glissent entre les récifs dans les îles ensoleillées du sud, ils patrouillent dans les détroits de l'Orient. La vie parfois les rattrape, leurs destins se croisent ou se perdent sur les traces d'un enfant oublié. Avec un art consommé du récit et du portrait qui a fait le succès de ses précédents ouvrages, Laurent Mérer nous embarque, à travers cinq aventures d'une grande densité humaine, dans Le Roman des Marins. Laurent Mérer est vice-amiral d'escadre. Il a embarqué sur une quinzaine de navires et commandé quatre d'entre eux, sur tous les océans, pour toutes les missions. Il est aujourd'hui écrivain et conférencier. Ses trois précédents ouvrages ont été couronnés de nombreux prix, notamment celui de l'Académie française.

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