• La traversée : un périple à travers l'immense forêt congolaise, de Kigali au Rwanda à Kinshasa en République démocratique du Congo. Un invraisemblable voyage, en moto, en camion, en barge, malgré les trafiquants, la fièvre Ébola, les groupes armés. Une traversée dans une nature dantesque où les hommes et les femmes vivent coupés du monde. L'enjeu ? Vérifier les accusations des autorités françaises, répétées inlassablement depuis plus de vingt ans : un génocide se serait déroulé au coeur de la forêt équatoriale congolaise, des centaines de milliers d'hommes et de femmes auraient été massacrés dans l'indifférence. Au fil des étapes, émouvantes, savoureuses ou romanesques, les témoins parlent. La vérité émerge, et avec elle le rôle de la France au Rwanda puis au Congo. Un engrenage qui a conduit Paris à s'enfoncer toujours plus avant dans la compromission. Un reportage fascinant. Une odyssée au coeur de l'Afrique.

  • « On ne peut être curieux du passé sans l'être aussi du monde qui nous entoure. Après l'avoir longtemps et superbement ignoré, je me surprends à le regarder de près. Et cela donne de drôles de résultats. À force d'habiter le passé, c'est le présent qui me semble étrange. Je le regarde comme on aborderait de nouveaux rivages, en guetteur mélancolique, en flâneur, en amateur surpris et amusé. L'expérience du temps donne parfois à l'actualité des allures dérisoires, elle nous fait apercevoir ses inconséquences et sa fragilité. Les visages changent, mais la grimace reste la même. Ces exercices-là ne sont pas dépourvus de dangers. »

  • La fille de Napoléon

    Bruno Fuligni

    Été 1815. Après Waterloo, la France est envahie, humiliée, dévastée ; Napoléon part en exil à Sainte-Hélène, la royauté est restaurée. Une jeune femme surgie de nulle part se déclare fille naturelle de l'Empereur ! Sa mère aurait connu Bonaparte lorsqu'il était sous-lieutenant à Auxonne, explique la belle Charlotte Chappuis. Le ministre de la Police générale, Fouché, la fait enfermer, mais l'aventurière échappe à la vigilance des autorités. Tenace, rusée, charmante, suscitant des sympathies politiques et plusieurs demandes en mariage, Charlotte joue sa partie pour défendre sa liberté et faire valoir ses droits.

  • L'Histoire a ses ruses et nous joue des tours : souvent, ce que l'on prévoit ne se produit pas.
    Qui aurait pu imaginer un basculement du monde vers l'Asie, dominé par la Chine ? Ou la renaissance de l'islam sous une forme politique et guerrière ? En Europe, qui aurait pu prédire un tel regain de l'extrême droite et du populisme ? En France, qui aurait pensé qu'Emmanuel Macron, un inconnu la veille, deviendrait président de la République ?
    Interrogé par Emmanuel Laurentin, Marc Ferro porte son regard d'historien sur l'actualité. Il montre comment les grandes tendances d'aujourd'hui plongent dans le passé et ne sont jamais à l'abri de retournements. Décidément, l'Histoire nous réserve quelques surprises et il est bien difficile de trouver une logique aux bouleversements de notre temps.

  • Six ou sept générations de Français ont vécu sous l'égide de la civilisation républicaine. De 1870 à nos jours, cet écosystème, régénéré à plusieurs reprises - après la Grande Guerre, à partir de la Libération et encore en 1958 -, a tissé un vivre-ensemble à nul autre pareil reposant sur la démocratie libérale, la laïcité, la langue, l'école et un sentiment prononcé d'appartenance à une large communauté.

    Dans la seconde moitié du XXe siècle, les Trente Glorieuses ont favorisé la mise en place de l'État providence et, après 1962, la fin des guerres coloniales a instauré une paix que les Français ne connaissaient plus depuis très longtemps. Prospérité, plein emploi, concorde civile... Comment résister à l'idée que ces temps-là sont comme un paradis perdu ?

    De multiples forces historiques sont venues miner et altérer cet équilibre. Perte du sens de l'intérêt général, dégradation de l'école qui avait aussi pour mission de porter les valeurs de l'État-nation, émergence de diverses formes de violence sociale... Sur fond de mondialisation, de crise climatique et de guerre larvée contre le terrorisme, le vivre-ensemble a dégénéré en vivre côte à côte voire en vivre face-à-face. Le tragique de l'Histoire est revenu.

    En dressant la fresque d'un siècle et demi d'une civilisation aujourd'hui presque disparue, Jean-François Sirinelli éclaire toutes les étapes d'un phénomène dont nous n'avons pas toujours eu pleine conscience. Ce faisant, il nous aide à distinguer le contingent de l'essentiel et, peut-être, à rebâtir un monde nouveau, plus propice à la vie collective.

  • On imagine volontiers que l'Église, depuis ses origines, est une, catholique (universelle), apostolique (organisée par les apôtres de Jésus) et romaine (sous l'autorité de l'évêque de Rome), que les Églises orientales sont restées indépendantes pour des raisons intellectuelles ou historiques, que le culte a toujours été rendu de la même manière et le dogme fixé de toute éternité. Essaimage, dissidences et persécutions n'auraient-ils donc changé en rien le devenir des communautés chrétiennes durant leurs quatre ou cinq premiers siècles d'existence ? La construction de l'identité catholique aurait-elle été aussi linéaire qu'on le croit encore souvent ? Au contraire, la réalité est que la marche vers l'universalisme se déroule sous le signe de tensions continuelles. Au commencement, il n'y a pas de doctrine, mais seulement un message, l'évangile. Il n'y a pas non plus d'organisation, sinon locale. Les communautés développent une conscience collective, l'enseignement et la discipline se construisent au fil des siècles sous l'effet de contraintes extérieures, notamment politiques, tout autant que des évolutions de la pensée antique dans un perpétuel bouillonnement d'idées. Appuyé sur une connaissance intime des sources chrétiennes et non chrétiennes et nourri des recherches les plus récentes, ce livre riche et suggestif décrit un long processus de construction qui se clôt avec la transformation du christianisme en religion impériale à partir du règne de Constantin, le concile de Nicée (325) et finalement celui de Chalcédoine (451). Il renouvelle profondément l'histoire concrète des quinze ou vingt premières générations de chrétiens.

  • Il n'est pas de vie qui ne soit inextricablement mêlée à notre histoire collective. Ce livre retrace l'histoire d'une famille française en Algérie sur cinq générations, de la conquête du pays par la France en 1830 au retour en métropole après l'indépendance de 1962. Au coeur de ce récit, Léa et Georges Mauriès, institutrice et agriculteur partisans du dialogue entre les communautés, verront leur vie basculer en 1957 lorsque Georges est victime d'un assassinat politique. Commence alors pour Léa, femme à la personnalité si particulière, une autre histoire. À travers cette enquête, Isabelle Cousteaux nous invite à plonger dans les souvenirs de ces destins fracassés par l'histoire : entretiens, extraits de correspondances, procès-verbaux, poésies et photographies. Grande histoire et vies intimes se mêlent pour nous donner à découvrir le roman vrai d'un drame français.

  • Savez-vous que Mozart était franc-maçon ? Que Beethoven était fasciné par Bonaparte ? Que François-Joseph Gossec a mis en musique la Révolution française ? Que Strauss s'accommoda des nazis et que Chostakovitch résista à Staline ?
    Face au pouvoir, la plupart des musiciens se sont engagés et ont choisi d'entretenir avec les puissants des rapports d'admiration, de séduction ou d'opposition... Certains ont été les porte-voix de régimes politiques, comme Richard Strauss tiraillé sous le IIIe Reich entre son soutien à Hitler et le désir de conserver son indépendance musicale. Au contraire, Claude Debussy, ne pouvant être appelé sous les drapeaux en août 1914, est parti en guerre contre la musique allemande avec la volonté d'écrire la musique la plus « française » qui soit. En Union soviétique, dès le milieu des années 1930, Chostakovitch voit, lui, planer au-dessus de son épaule l'ombre de Staline, mais décide de ne pas céder.
    De Lully courtisan du Roi-Soleil à Verdi chantre de l'unité italienne, d'Hector Berlioz partisan des Trois Glorieuses à Mikis Theodorakis affrontant la dictature des colonels, Laure Dautriche nous invite à suivre le parcours singulier de treize génies pris dans les tourments de l'Histoire. Plongée dans les révolutions, les guerres ou les dictatures, leur musique a toujours fini par triompher.

  • Sommes-nous tous Africains, émigrés du « berceau de l'humanité » ? Qu'a été, ou qu'est toujours, la Françafrique ? Comment « l'Islam noir tolérant » a-t-il donné naissance au djihadisme au Sahel ? L'Internet et la téléphonie mobile révolutionnent-ils le quotidien africain ? Comment expliquer la percée de la Chine en Afrique ?

    Faire le tour d'un continent sept fois plus vaste que l'Union européenne en explorant son histoire, sa culture, ses évolutions sociales, économiques, politiques et géopolitiques, ses épreuves du passé - esclavage, colonisation, guerres - et ses promesses d'avenir, tel est le pari ambitieux de ce livre.

    L'exceptionnelle jeunesse de l'Afrique marque ses réalités contemporaines : 40 % de ses habitants ont moins de 15 ans. Le quasi-doublement de sa population d'ici à 2050 va décupler les défis comme les opportunités. L'Afrique trouvera-t-elle les moyens pour nourrir, loger, former et employer tous ses jeunes ?

    Le niveau de son développement, de sa stabilité politique et de son état sanitaire, le rythme de l'émigration ou sa contribution à la (dé-)pollution de la planète concernent plus que jamais l'Europe et le reste du monde. Voici 100 clés pour mieux comprendre les enjeux présents et futurs de la « jeune Afrique ».

  • Quelles sont les origines de nos familles ?
    Comment se sont-elles construites à travers les siècles et les pays ?
    Le succès mondial des tests ADN apporte une formidable dynamique autour de l'histoire de nos familles et de la généalogie. Chacun a désormais un accès direct à la découverte de ses origines, les généalogistes peuvent identifier des ancêtres inconnus, vérifier des parentés en remontant jusqu'aux Gaulois ou aux Vikings, et parfois même résoudre des énigmes telles celles de Louis XVII ou du fils caché d'Hitler.
    Cet ouvrage est le premier à relier la généalogie aux découvertes génétiques. En s'appuyant sur de nombreuses histoires vraies, aussi étonnantes que bouleversantes (retrouvailles surprenantes, enfants substitués, secrets de famille...), il apporte aussi un décryptage précis de l'usage de chaque test ADN - comment l'interpréter, l'influence des grandes migrations, la lecture des chromosomes X et Y, la triangulation, l'épigénétique...
    Surnommé par de nombreux medias le « pape de la généalogie », Jean-Louis Beaucarnot est l'auteur de plusieurs best-sellers sur les noms de famille et l'histoire de nos ancêtres. Véritable expert, il a également animé de nombreuses émissions autour de la généalogie.

  • Qui mieux que Gilbert Martineau, consul honoraire de France à Sainte-Hélène de 1956 à 1987, aurait pu établir une chronique minutieuse des années vécues par Napoléon dans l'île de 1815 à 1821 et faire sentir les lieux, le climat, la flore, dire à quel point ce rocher pouvait paraître dérisoire à l'ancien maître de l'Europe ; peindre l'inconfort de Longwood, décrire ces interminables saisons pluvieuses et embrumées, faire revivre ce monde clos où une vétille prenait des allures d'affaire d'État et où la médiocrité et la cupidité d'une grande partie de l'entourage impérial le disputaient à la mesquinerie et à la bêtise de presque tous les Anglais.

    Avec cette connaissance intime de l'île et de son atmosphère et disposant, outre les grands classiques, de documents disponibles depuis quelques décennies seulement, Gilbert Martineau a pu écrire, à Sainte-Hélène même, le livre complet et documenté qui renouvelle le sujet. C'est une chronique sensible, riche et vivante, de plus de cinq années qui, autant que les victoires d'Austerlitz et d'Iéna ou les fastes du Sacre, permirent à Napoléon de forger sa légende.

  • Si les sociétés coloniales des Antilles françaises sont bien connues à travers l'histoire des esclaves, celle de leurs propriétaires restait à faire. Et pour cause : c'est la chronique honteuse de dominants engagés dans une épouvantable entreprise d'exploitation de femmes, d'hommes et d'enfants.

    Pourtant, l'histoire des esclaves est indissociable de celle des maîtres. C'est celle que raconte Frédéric Régent, à travers le cas de la Guadeloupe. Il suit en particulier le parcours de quatre familles sur huit générations et reconstitue leur installation sur l'île, à partir de 1635. C'est le temps de la culture du tabac, il faut mettre en valeur les terres : ces premiers colons font appel à des engagés, des Européens, qui sous un contrat de servitude subissent de terribles conditions de travail qui préfigurent celles que subiront les esclaves. Par la suite, certains de ces engagés deviennent eux-mêmes des maîtres. Puis avec le développement de la production de sucre, les esclaves sont de plus en plus nombreux à être importés d'Afrique. Ces maîtres ont recours à une extrême violence. Toutefois, du fait du faible nombre de femmes européennes, certains s'unissent avec leurs esclaves. Au gré de la fortune, quelques-uns de leurs descendants passent pour blancs, tandis que d'autres forment la catégorie des libres de couleur. La production de sucre fait la richesse de ces propriétaires. À travers leurs habitations, ils mettent en place des entreprises mobilisant d'énormes capitaux en s'intégrant à une économie connectée au monde. Les maîtres de la Guadeloupe constituent bien un des acteurs moteurs d'une des principales puissances de l'Europe moderne.

  • Justinien devient empereur romain d'Orient en 527. Pendant près de quarante ans, le souverain de Constantinople poursuit un seul but : réformer, agrandir, unir son empire dans la même foi chrétienne et en faire la plus grande puissance du monde méditerranéen.

    Empereur « qui ne dort jamais », Justinien a unifié le droit avec le Code justinien et de nombreuses lois (les Novelles) ; il a été le bâtisseur de nombreux monuments, dont la basilique Sainte-Sophie de Constantinople, chef-d'oeuvre de l'art byzantin ; empereur chrétien, il a adopté une politique religieuse offensive envers les dissidents, païens ou hérétiques ; il s'est engagédans la définition de la doctrine orthodoxe, a publié des édits doctrinaux, organisé des conciles.

    À l'extérieur, à l'aide de généraux de valeur - Bélisaire, Narsès -, il a défendu l'empire efficacement contre les attaques de la Perse et contre celles de nombreux peuples barbares. La reconquête de l'Afrique du Nord et de l'Italie, que les Vandales et les Ostrogoths avaient enlevées, fut un de ses immenses succès. Si son long règne ne fut pas sans ombres - persistance des divisions dansl'Église, reconquêtes éphémères en Occident -, Justinien a conduit l'Empire romain à son apogée.

  • Malgré l'évolution des procédés militaires, l'essence de la guerre ne change pas. La compréhension des conflits actuels suppose de savoir décrypter les formes guerrières d'aujourd'hui d'après les principes stratégiques de toujours.

    La pensée stratégique occidentale peine à définir une ligne d'action crédible face aux « nouvelles conflictualités » : elle est écartelée entre la tentation du tout-technologique et la fascination pour les approches venues de la sociologie, de l'anthropologie, de l'ethnologie, etc. Or, la technique n'est qu'un facteur de l'équation stratégique et les sciences sociales, certes indispensables, ne sauraient se substituer aux connaissances militaires fondamentales. Ce sont ces connaissances que les auteurs du présent ouvrage, historiens de la stratégie et professeurs à l'École de guerre, nous font découvrir.

  • Le printemps 1943. La bataille de Stalingrad venait de se terminer par la défaite des forces allemandes. Apparurent alors à Munich des affiches où on lisait :
    « Ont été condamnés à mort pour haute trahison :
    Christoph Probst, 24 ans,
    Hans Scholl, 25 ans,
    Sophie Scholl, 22 ans.
    La sentence a été exécutée. »
    Les trois étudiants décapités à la hache étaient, avec trois de leurs compagnons qui seront exécutés plus tard, les animateurs d'un mouvement de résistance, « La Rose Blanche », dont les Munichois avaient pu lire les tracts depuis quelques mois.
    Inge Scholl, soeur des deux premiers, raconte ici leur histoire : l'enfance en Bavière dans une famille protestante, l'entrée dans la Jeunesse hitlérienne, puis, peu à peu, la découverte de la réalité nazie et, enfin, cette décision déchirante : la résistance contre leur propre pays en guerre.
    « La vraie grandeur, écrit Inge Scholl, est sans doute dans cet obscur combat où, privés de l'enthousiasme des foules, quelques individus, mettant leur vie en jeu, défendent, absolument seuls, une cause autour d'eux méprisée. »
    Ces six universitaires ont plus que personne contribué à sauver l'honneur de l'Allemagne. Pascal disait : « Je ne crois que les histoires dont les témoins se feraient égorger. » Nous devons croire celle-ci, entre toutes, aujourd'hui.

    Traduit de l'allemand par Jacques Delpeyrou, publié par les Éditions de Minuit en 1955.

    Sommaire : Préface - Printemps 1943 - Tracts de la Rose blanche - Tracts du Mouvement de Résistance - Le dernier tract.

  • Oui, Marie-Antoinette a vécu un véritable roman d'amour avec le comte de Fersen. Cette question, qui a bouleversé tous ceux qui se passionnent pour la reine, est enfin résolue grâce aux preuves irréfutables apportées par une technologie de pointe appliquée aux lettres qu'elle a échangées avec le gentilhomme suédois. La correspondance miraculeusement retrouvée en 1982 comportait des passages raturés illisibles. Soumis à la fluorescence des rayons X, ils ont révélé leurs secrets en 2020. Evelyne Lever, qui avait été l'une des premières à consulter ces précieux documents, a eu le privilège d'assister à leur « décaviardage ».

    En une dizaine de chapitres, elle retrace cette poignante histoire d'amour qui s'ébauche au début du règne de Louis XVI et se poursuit pendant la Révolution, avant de publier l'intégralité de ces lettres secrètes où se mêlent sentiments et projets politiques. La personnalité des deux protagonistes en sort considérablement enrichie.

    Une histoire fascinante.

  • Tueurs en série de France Nouv.

    Parmi les affaires criminelles terrifiantes, on fait toujours une place à part aux tueurs en série. Leurs froids calculs, leur détermination sans faille créent souvent des monstres indifférents à la pitié. Narrer leurs « faits d'armes » a de quoi nous plonger dans l'horreur la plus implacable. À l'image de Francis Heaulme, de Guy Georges, d'Emile Louis ou, au XIXe siècle, de Joseph Vacher, le Jack l'Eventreur du Sud-Est, ce livre retrace avec fidélité, talent et retenue les méfaits des serial killers d'hier et d'aujourd'hui.
    Pour passer de l'ombre à la lumière - autrement dit pour se résoudre à la défaite face à ses pulsions criminelles -, il faut avoir de solides mobiles... et de solides dérèglements. La tension des procès d'assises, les « errements » psychologiques des criminels avec, souvent au bout du chemin, la Veuve, sont ici racontés dans de ce recueil d'histoires passionnantes, fruit de la contribution des meilleurs écrivains de la collection des Grandes Affaires Criminelles.

  • Aux États-Unis, le ring a toujours été un terrain de mise en scène de la domination raciale et de sa contestation. Tel est le point de départ d'un récit sensible et incarné, faisant revivre la trajectoire de quelques-uns des plus grands boxeurs noirs de l'histoire américaine. De la période esclavagiste au mouvement des droits civiques des années 1960, en passant par les deux guerres mondiales, la figure du boxeur noir n'a cessé de cristalliser les espoirs de la population africaine-américaine mais aussi la haine et le désir de vengeance du pouvoir et de ses alliés.
    On croisera dans les pages de ce livre de nombreux boxeurs, dont Tom Molineaux, ancien esclave qui connut la célébrité lorsque ses victoires portèrent atteinte au prestige racial blanc, Peter Jackson, victime, comme tant d'autres boxeurs noirs, de la barrière de couleur qui le priva de la consécration suprême sur le ring, Jack Johnson, premier champion du monde noir des poids lourds en 1908, ou encore Muhammad Ali, « le plus grand ».
    Histoire politique du ring noir constitue une contribution majeure où sport et politique, racisme et histoire des États-Unis s'entremêlent et dessinent des figures comme autant de coups portés, reçus et esquivés.

  • Grandes affaires criminelles de France Nouv.

    Elles sont, à leur manière, de petits romans policiers authentiques, où Monsieur Tout-le-Monde peut soudain devenir une bête sanguinaire.
    De l'assassinat du procureur Fualdès dans l'Aveyron de la Restauration, aux fâcheuses immiscions journalistiques rencontrées au cours de l'affaire Grégory Villemin, encore si poignante aujourd'hui, une trentaine des plus célèbres affaires criminelles de France des XIXe et XXe siècles vous attendent dans ces pages, toutes ayant pour point commun d'avoir passionné les foules venues en nombre assister aux procès et applaudir aux verdicts... Cet ouvrage retrace les péripéties des plus célèbres affaires criminelles d'hier et d'aujourd'hui, de l'Auberge rouge aux disparus de Mourmelon, en passant par la bande à Bonnot, Landru, l'affaire Seznec, l'affaire Dominici ou Lucien Léger...
    Amateurs de petite et de grande Histoire, découvrez ou redécouvrez ces crimes qui, en leur temps, firent la une de la presse, captivèrent l'attention des masses et suscitèrent parfois les plus vives discussions. Un travail de coordination et d'écriture mené par l'un des meilleurs spécialistes en activité du monde criminel, l'historien Sylvain Larue....

  • Pendant des années, Monika Sznajderman a connu le poids du silence. Son père n'avait jamais voulu parler de sa famille, de son odyssée à travers les camps, de sa fuite et de son retour à Varsovie. Jusqu'à ce que des photos lui parviennent d'Australie, envoyées par des parents dont elle ne connaissait même pas l'existence.
    « Faux poivre est un livre extraordinaire qui montre l'enchevêtrement des histoires ayant fait la Pologne. L'auteure reconstitue le destin de ses aïeux juifs, trouvant des traces de leur existence dans les journaux, les archives d'infimes indices éparpillés entre le ghetto de Varsovie, Radom et jusqu'à l'Amérique et l'Australie.
    Elle présente avec le même soin les parents et ancêtres de sa mère, issus d'une pittoresque famille de la noblesse polono-saxonne. Leur histoire se déroule à Varsovie, à Moscou, en Volhynie, sur les domaines et les grandes villes que bouleversaient les Années folles.
    Monika Sznajderman évoque ces deux mondes avec une égale dévotion, nous faisant prendre conscience à la fois de la fugacité de l'existence et de la complexité des identités polonaises, ainsi que de la valeur et du sens de la mémoire. »
    (Barbara Engelking)
    Monika Sznajderman dirige la maison d'édition Czarne, qu'elle a fondée avec son mari, l'écrivain Andrzej Stasiuk. Née en 1959, elle a obtenu son doctorat en sciences humaines à l'Institut d'art de l'Académie polonaise des sciences à Varsovie. Elle s'intéresse à l'anthropologie de la modernité (en particulier aux problèmes de la culture audiovisuelle populaire) et aux formes de l'imaginaire religieux contemporain. Auteure de plusieurs essais, elle a également dirigé, avec l'éditrice allemande Katharina Raabe, deux ouvrages collectifs réunissant des auteurs de toute l'Europe et parus aux Éditions Noir sur Blanc : Last & Lost. Atlas d'une Europe fantôme (2007) et Odessa Transfer. Chroniques de la mer Noire (2011).

  • Sans Mahomet, Charlemagne n'aurait jamais été empereur ! De quand date vraiment la chute de Rome ? Pourquoi passe-t-on de l'Antiquité au Moyen Âge ? À ce vieux débat, Henri Pirenne apporte une réponse révolutionnaire  : au VIIe  siècle, la disparition du monde romain n'est pas le fait des invasions germaniques, mais de l'incursion de l'islam en Méditerranée, un nouveau pouvoir qui interrompt les échanges pluriséculaires entre Orient et Occident. Isolés, la papauté et le monde franc ont été contraints de se recomposer en chrétienté autonome. À la fois séduisante, provocatrice et accessible, la thèse de Henri Pirenne a suscité de nombreuses vocations chez les historiens, les archéologues ou les économistes. Adulée ou contestée, cette étude fondatrice, devenue un classique, alimente aujourd'hui plus que jamais le débat.

  • Dans les années 1790, pour le grand leader whig Charles James Fox, la Révolution française était "l'événement le plus important qui se soit jamais produit dans le monde". Depuis, avec le passage de l'actualité à l'Histoire, la Révolution a gardé son pouvoir de fascination. Le sujet n'est pas neutre : une importante école historique considère la Révolution comme un trouble malencontreux venu bouleverser de façon sanglante le mouvement général vers le libéralisme. Le présent livre s'inscrit dans une toute autre lignée, pour qui la Révolution a changé à jamais la façon de penser et de vivre du monde occidental.
    Il est construit comme un récit qui donne à entendre les deux voix de la Révolution : celle des assemblées, des personnages célèbres, et celle du peuple, des anonymes, des femmes, des paysans, que l'on perçoit tantôt comme un bruit de fond et tantôt comme un grondement assourdissant. Ces deux voix se mêlent aux moments d'incandescence révolutionnaire, en juillet 1789, en août 1792 où la royauté est abbatue, en mai-juin 1793 lors de la chute de la Gironde. Et quand ces voix se font discordantes, alors viennent les moments les plus sombres, jusqu'au drame du 9 thermidor.
    "Les héritiers des thermidoriens qui nous gouvernent sans discontinuer depuis lors cherchent à travestir l'histoire de la Révolution. Contre eux, gardons vivante la mémoire, gardons l'inspiration de ce moment où l'on put entendre que les malheureux sont les puissances de la terre, que l'essence de la république et de la démocratie est l'égalité, et que le but de la société est le bonheur commun".

  • Ravensbrück Nouv.

    "Ce monde d'horreur était un monde d'incohérence : plus terrifiant que les visions de Dante, plus absurde que le jeu de l'oie."
    Germaine TILLION

    "Grande figure qui a traversé le XXe siècle, Germaine Tillion (1907-2008) est une ethnologue et historienne au parcours hors du commun. Elle fut l'élève de Marcel Mauss, résistante dans le Réseau du musée de l'Homme, déportée à Ravensbrück de 1943 à 1945, et engagée tout au long de sa vie en faveur du droit des femmes, des prisonniers et de la décolonisation.
    En entrant au Panthéon en 2015 pour son engagement pendant la Deuxième Guerre mondiale mais aussi pour l'importance de ses écrits, fonctions et prises de positions humanistes, Germaine Tillion est la première ethnologue à recevoir l'hommage de la Nation et, à ce jour, la deuxième femme scientifique après Marie Curie. Dans « Ravensbrück », elle dresse un récit unique de l'enfer concentrationnaire. Dès son arrivée au camp, elle observe et cherche à rendre intelligible l'inexplicable, l'inhumanité la plus effroyable. Comprendre pour survivre, analyser les codes, les relations humaines, les rapports de forces et les solidarités.
    Roselyne Sarazin donne toute sa vigueur à ce texte fondamental."
    Patrick FRÉMEAUX & Christian BROMBERGER

  • « Où étiez-vous pendant la guerre ? »
    Cette question, Bruno Halioua l'a posée aux artistes, aux intellectuels, aux politiques, aux comédiens, aux écrivains et aux personnalités qui ont marqué nos mémoires depuis 1945.
    Il nous raconte l'évasion de Léon Zitrone d'un camp de prisonniers, le quotidien de la professeure Simone de Beauvoir, les débuts dans le music-hall d'Yves Montand, la vie mondaine d'Arletty ou le moment où Serge Gainsbourg a découvert qu'il était juif...
    En croisant les témoignages laissés par ces grands du XXe siècle, il met en lumière une foule d'histoires méconnues qui sont aussi celles de chacun des quarante millions de Français qui ont vécu l'Occupation.
    De Jacques Chirac à Pierre Bellemare en passant par Barbara et
    /> Françoise Sagan ou Romain Gary, Bruno Halioua nous donne les clés pour comprendre à quel point la guerre a marqué leur vie... et la nôtre.
    Bruno Halioua est médecin et historien. Il est notamment l'auteur de Blouses blanches, étoiles jaunes (Liana Levi, 1999), du Procès des médecins de Nuremberg (Vuibert, 2007) et des 948 jours du ghetto de Varsovie (Liana Levi, 2018).

empty