• L'aube à Birkenau

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    • Pocket
    • 10 Novembre 2021

    « La guerre avait fauché une génération. Nous étions effondrés. Mon oncle et ma tante avaient beau être médecins, ils ne possédaient plus rien. Leur clientèle avait disparu. Leur maison avait été pillée. Leurs économies avaient fondu. Le lendemain de mon arrivée à Paris, comme ils n'avaient ni argent ni vêtements à m'offrir, c'est une voisine qui m'a secourue avec une robe et des sous-vêtements.
    Il régnait dans la maison une atmosphère de désolation.
    Il n'y avait plus le moindre meuble. Les miroirs avaient été volés, à part ceux qui étaient scellés aux murs et que les pillards n'avaient pas pu emporter.
    Je faisais ma toilette matinale devant un miroir brisé par une balle. Mon image y apparaissait fissurée, fragmentée.
    J'y voyais un symbole.
    Nous n'avions rien à quoi nous raccrocher. Ma soeur Milou était gravement malade, mon oncle et ma tante avaient perdu le goût de vivre. Nous faisions semblant de vouloir continuer. » Simone Veil raconte son enfance, sa déportation, et l'impact de cette épreuve dans sa vie.
    Récit recueilli par David Teboul.

  • La filière

    Philippe Sands

    • Librairie generale francaise
    • 2 Février 2022

    Membre convaincu du parti nazi dès 1923, aveuglément soutenu par son épouse Charlotte, Otto von Wächter a rapidement intégré l'élite hitlérienne, devenant notamment, au début de la Seconde Guerre mondiale, gouverneur de Cracovie en Pologne, puis gouverneur du district de Galicie, dans l'ouest de l'Ukraine actuelle - deux territoires qui furent le théâtre de l'extermination des Juifs. En 1945, après la défaite du Reich, il parvient à fuir, se cache dans les Alpes autrichiennes avant de rejoindre Rome et le Vatican, qui abrite l'une des principales filières d'exfiltration des nazis vers l'Amérique du Sud. C'est là qu'il trouve la mort, en 1949, dans des circonstances. Comment a-t-il pu se soustraire à la justice, de quelles complicités a-t-il bénéficié ? A-t-il été réduit au silence ?

  • Les résistantes

    Judy Batalion

    • Arenes
    • 24 Mars 2022

    L'histoire oubliée du combat des femmes dans les ghettos de Hitler.

    C'est en cherchant des exemples de femmes juives résistantes à la British Library que Judy Batalion est tombée sur Women in the Ghettos [Femmes dans les ghettos], un livre insolite et poussiéreux de deux cents pages, écrit en yiddish. Connaissant la langue, elle se plonge dans la lecture et tombe sur des histoires d'armes, de grenades et d'espionnage.

    «C'était un polar yiddish, l'histoire des «filles du ghetto» juives polonaises, qui soudoyaient les gardes de la Gestapo, cachaient des pistolets dans des ours en peluche et organisaient des réseaux d'abris souterrains. Elles séduisaient les nazis, les amadouaient avec de l'alcool et des confiseries, et les tuaient. J'étais stupéfaite.
    J'avais grandi dans une famille de survivants de l'Holocauste, et on ne m'avait jamais parlé de cette histoire. Je savais que j'avais trouvé un trésor, et que je devais retrouver la trace de ces filles. »

  • Prisonnier volontaire Nouv.

    Prisonnier volontaire

    Jack Fairweather

    • Flammarion
    • 20 Avril 2022

    Nous sommes à Varsovie, le 19 septembre 1940 ;
    Les nazis tiennent la ville. Ils ont envahi la Pologne l'année précédente. Le pays est soumis au règne brutal de la terreur. Des milliers de Polonais - médecins, professeurs, écrivains, avocats, Juifs et catholiques confondus - sont enlevés en pleine rue pour être fusillés ou incarcérés. Au mois de juin, les Allemands ont ouvert un nouveau camp de concentration où enfermer leurs prisonniers. Son nom est Auschwitz.
    On ne sait pas grand-chose sur ce qu'il s'y passe.
    Witold Pilecki, 38 ans, père de 2 enfants, propriétaire terrien, sans passé politique, décide d'infiltrer le camp, de monter un réseau clandestin et de réunir des preuves contre les crimes nazis afin d'alerter l'opinion internationale.

  • Papa, qu'as-tu fait en Algérie ? : enquête sur un silence familial

    Raphaëlle Branche

    • La decouverte
    • 17 Février 2022

    De 1954 à 1962, plus d'un million et demi de jeunes Français sont partis faire leur service militaire en Algérie. Mais ils ont été plongés dans une guerre qui ne disait pas son nom. Depuis lors, les anciens d'Algérie sont réputés n'avoir pas parlé de leur expérience au sein de leur famille. Le silence continuerait à hanter ces hommes et leurs proches. En historienne, Raphaëlle Branche a voulu mettre cette vision à l'épreuve des décennies écoulées depuis le con?it.
    Fondé sur une vaste collecte de témoignages et sur des sources inédites, ce livre remonte d'abord à la guerre elle-même : ces jeunes ont-ils pu dire à leurs familles ce qu'ils vivaient en Algérie ? Ce qui s'est noué alors, montre Raphaëlle Branche, conditionne largement ce qui sera transmis plus tard. Et son enquête pointe l'importance des bouleversements qu'a connus la société française sur ce qui pouvait être dit, entendu et demandé à propos de la guerre d'Algérie.
    Grâce à cette enquête, c'est plus largement la place de cette guerre dans la société française qui se trouve éclairée : si des silences sont avérés, leurs causes sont moins personnelles que familiales, sociales et, ultimement, liées aux contextes historiques des dernières décennies. Avec le temps, elles se sont modi?ées et de nouveaux récits sont devenus possibles.

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  • Histoire intime de la Ve République : le sursaut

    Franz-Olivier Giesbert

    • Gallimard
    • 4 Novembre 2021

    Si je me suis attelé à ce vaste projet - une histoire intime de la Ve République en trois époques -, c'était pour essayer de comprendre comment notre cher et vieux pays a pu, en quelques décennies, s'affaisser à ce point, dans un mélange de déni, masochisme et contentement de soi, sur fond de crise existentielle.
    La décadence n'est jamais écrite. Quand le général de Gaulle a pris le pouvoir en 1958, la France était quasiment par terre, à cause, entre autres, de la guerre d'Algérie et de l'effondrement des « élites ». Prophétique, machiavélique et prosaïque, il l'a remise debout en à peine un an, sans négliger les plus infimes détails, ni lésiner sur les roueries et les mensonges. Le personnage que je dépeins est bien plus complexe que celui de la légende.
    Pourquoi une histoire « intime » ? Parce que l'histoire est toujours écrite par ceux qui l'ont faite ou vécue, et que j'ai voulu ajouter, en m'appuyant sur mes notes de l'époque, mon regard d'alors en le confrontant à celui d'aujourd'hui, dans un va-et-vient permanent. « Intime » encore parce que ce retour sur un passé récent entend inclure aussi le regard que portaient naguère les contemporains sur l'odyssée gaulliste qu'ils étaient en train de vivre : je cherche à décrire un monde et une manière d'être français dont le souvenir commence à s'éteindre.
    Dans ce premier tome, c'est le stupéfiant redressement du pays par le Général que je raconte, jusqu'à la chute du grand homme, après onze ans de pouvoir. Puisse ce récit personnel permettre de tirer, pour aujourd'hui, les leçons d'une résurrection française qui, sur le moment, semblait impossible.

  • La France en guerre, 1940-1945 : une histoire globale

    Chris Millington

    • Flammarion
    • 16 Mars 2022

    Dans une synthèse très complète, l'historien Chris Millington offre une approche renouvelée de la France durant les années 1940-1945 au prisme de l'historiographie la plus actuelle:la question du genre, notamment le rôle des femmes combattantes, la question raciale éclairant des épisodes méconnus de la guerre dans l'Empire français ou encore le long travail de la mémoire.Au fil d'une chronologie resserrée, l'auteur raconte cette histoire selon les temporalités des différents territoires de la France:la guerre y a trouvé des prolongations différentes que l'on soit à Paris, en Zone sud, en Algérie ou en Guadeloupe...Loin des grands affrontements politiques à la Une des journaux, l'ouvrage s'attache aux parcours des Français confrontés à un événement d'une telle ampleur historique qui est associé pour beaucoup à la souffrance due à la faim ou aux persécutions.Des figures héroïques ou de simples témoins s'en détachent à l'instar de la résistante fondatrice du réseau du musée de l'Homme, Agnès Humbert ou du journaliste Léon Werth, qui donnent à ce livre une dimension très vivante et presque palpable plus de soixante-quinze ans après.

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  • Mes combats

    Simone Veil

    • Librairie generale francaise
    • 3 Mars 2021

    Sa vie exemplaire, son amour des siens, sa fidélité sans faille aux valeurs de la République, son attachement à la cause des femmes, ont fait de Simone Veil un modèle de ce que doit être une personnalité politique de premier rang.
    À mesurer l'immensité des épreuves qu'elle a connues et surmontées, on comprend pourquoi tant de respect, d'admiration et d'affection entourent Simone Veil, la « mère courage » de notre génération.
    Robert Badinter.
    En dépit de sa pudeur, de sa réserve et à certains égards d'une réelle timidité, rares sont ceux, célèbres ou inconnus, qui n'ont pas trouvé auprès de notre mère une solution à leur problème, un conseil ou une écoute attentive et réconfortante. Jean et Pierre-François Veil.

    Combats pour la mémoire de la Shoah, pour l'Europe, pour l'émancipation des femmes..., cet ouvrage réunit les textes d'une vie d'engagements et de convictions que Simone Veil a souhaité partager.

  • 1938, l'oeil du cyclone

    Frédéric Mitterrand

    • Xo
    • 24 Février 2022

    1938, c'est la veille de la guerre, les Français espèrent encore. Après le « lâche soulagement » des accords de Munich, Hitler envoie son ministre des Affaires étrangères, Joachim von Ribbentrop, à Paris, le 6 décembre, pour signer une déclaration de bon voisinage. Il est reçu avec tous les honneurs de la République. S'agit-il d'une nouvelle ruse du Führer ? Faut-il continuer à réarmer la France à marches forcées ?

    Pourtant, le pogrom de la Nuit de Cristal, quelques semaines plus tôt, le déchaînement des persécutions antijuives dans toute l'Allemagne, ainsi que la reprise des discours incendiaires d'Hitler, ont rallumé la méfiance d'une partie de l'opinion et des responsables politiques. Le gouvernement d'édouard Daladier est divisé. Il doit faire face à d'autres crises telles que les violentes manifestations fascistes antifrançaises orchestrées par le régime de Mussolini à Rome.

    C'est en fait toute l'Europe qui marche à l'abîme. Mais la brillante vie parisienne occulte aussi la réalité de la menace et favorise l'inconscience devant le danger.

    On danse sur un volcan. au grand bal des illusions, où se trouvent encore la lucidité, l'intelligence et le courage ?

    Frédéric Mitterrand retrace avec verve cet épisode méconnu d'une histoire qui s'avérera tragique.
    Et dont l'écho résonne encore fortement dans la France d'aujourd'hui.

  • La liste de Kersten

    François Kersaudy

    • Librairie generale francaise
    • 16 Mars 2022

    L'exploit d'Oskar Schindler est connu, celui de Felix Kersten l'est beaucoup moins. Pourtant, un mémorandum du Congrès juif mondial établissait dès 1947 que cet homme avait sauvé en Allemagne « 100 000 personnes de diverses nationalités, dont environ 60 000 juifs ». Dans son roman Les Mains du miracle, Joseph Kessel retraçait déjà l'action du thérapeute d'Himmler, sans que le lecteur puisse toujours distinguer la part de Kessel de celle de Kersten. Pour reconstituer cette dernière au travers des archives, des mémoires, des journaux, des notes et des dépositions des principaux protagonistes, il fallait un historien spécialiste de la Seconde Guerre mondiale qui soit également polyglotte. Le résultat est un récit de terreur, de lâcheté, de générosité, de fanatisme et d'héroïsme qui tiendra jusqu'au bout le lecteur en haleine.

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  • C'est un livre qui transcende les genres et raconte une enquête. Elle mènera l'autrice - anthropologue, Américaine, d'origine juive - sur les traces de son ancêtre, Daniel Trocmé, instituteur pendant la Seconde Guerre mondiale au Chambon-sur-Lignon, le « village des Justes ». De Washington au Chambon, des camps de Buchenwald et de Majdanek à Jérusalem, Maggie Paxson s'interroge sur ce qui fait une société pacifique et ce qui pousse une collectivité, malgré la violence et le danger, à choisir l'altruisme. Au passage, elle rencontre des millions de Juifs d'hier et des millions de migrants d'aujourd'hui dans une même tradition d'accueil séculaire. Pour finir par se rencontrer elle-même. C'est un témoignage fort et émouvant sur le sens d'une vie, le concept de paix et le devoir de mémoire.
    Un livre touché par la grâce, porté par une écriture lyrique, qui entrelace avec aisance et subtilité le récit historique, l'étude de terrain, le témoignage et l'introspection personnelle.

    Maggie Paxson est chargée de recherche à l'université de Georgetown (Washington) et à l'United States Holocaust Memorial Museum. Elle a longtemps étudié les sociétés en conflit, en particulier en Russie, où elle a vécu dans un village du Nord-Caucase au contact de ses habitants. Elle est aussi chanteuse au sein de l'Imperial Palms Orchestra, l'un des principaux big bands de la côte Est.

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  • Algérie 1962 : une histoire populaire

    Malika Rahal

    • La decouverte
    • 6 Janvier 2022

    En Algérie, l'année 1962 est à la fois la fin d'une guerre et la difficile transition vers la paix. Mettant fin à une longue colonisation française marquée par une combinaison rare de violence et d'acculturation, elle voit l'émergence d'un État algérien d'abord soucieux d'assurer sa propre stabilité et la survie de sa population. Si, dans les pays du Sud, cette date est devenue le symbole de l'ensemble des indépendances des peuples colonisés, en France, 1962 est connue surtout par les expériences des pieds-noirs et des harkis. En Algérie, l'historiographie de l'année 1962 se réduit pour l'essentiel à la crise politique du FLN et aux luttes fratricides qui l'ont accompagnée. Mais on connaît encore très mal l'expérience des habitants du pays qui y restent alors.
    D'où l'importance de ce livre, qui entend restituer la façon dont la période a été vécue par cette majorité. L'année 1962 est scandée par trois moments : cessez-le-feu d'Évian du 19 mars, Indépendance de juillet, proclamation de la République algérienne le 25 septembre. L'histoire politique qu'ils dessinent cache des expériences vécues, que restitue finement Malika Rahal au fil d'une enquête mobilisant témoignages, autobiographies, photographies et films, chansons et poèmes. Émerge ainsi une histoire populaire largement absente des approches classiques : en faisant place au désespoir des Français d'Algérie dont le monde s'effondre - désarroi qui nourrit la violence de l'OAS -, elle relate le retour de 300 000 réfugiés algériens de Tunisie et du Maroc, la libération des camps de concentration où était détenu un quart de la population colonisée, ou la libération des prisons, ainsi que les spectaculaires festivités populaires. L'ouvrage décrit des expériences collectives fondatrices pour le pays qui naît à l'Indépendance : la démobilisation et la reconversion de l'Armée de libération nationale, la recherche des morts et disparus par leurs proches, l'occupation des logements et terres laissés par ceux qui ont fui le pays. Une fresque sans équivalent, de bout en bout passionnante.

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  • Le grand jeu : officiers et espions en Asie Centrale Nouv.

    Le grand jeu : officiers et espions en Asie Centrale

    Peter Weber

    • Payot
    • 4 Mai 2022

    Le Grand Jeu, c'est l'histoire de la lutte de l'ombre qui opposa, au XIXe siècle, l'Empire britannique et la Russie tsariste dans les montagnes et déserts de l'Asie centrale, du Caucase au Tibet. Les Britanniques étaient convaincus que les Russes voulaient s'emparer des Indes, joyau de l'Empire. Au début, les frontières entre la Russie et les Indes étaient distantes de plus de 3 000 kilomètres ; à la fin, moins de 30 kilomètres les séparaient par endroits. La guerre semblait inévitable...
    Avec ce récit superbe et informé, le grand reporter Peter Hopkirk (1930-2015) nous offre une fresque historique sur le choc annoncé de deux empires, qui permet aussi de comprendre l'Afghanistan contemporain et les enjeux géopolitiques cruciaux de cette région du monde.

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  • Berlin année zéro : la première bataille de la guerre froide Nouv.

    Berlin, 1945. Le destin de la capitale allemande a été scellé en février, durant la conférence de Yalta : les puissances victorieuses - États-Unis, Grande-Bretagne, France et Union soviétique - divisent les ruines en quatre zones d'occupation. Sur le papier, cela semblait une solution pragmatique. En réalité, une fois que les Alliés n'ont plus été unis par l'objectif commun de vaincre l'Allemagne, ils n'ont pas tardé à retrouver leur hostilité d'avant-guerre. Le vernis de civilité entre Occidentaux et Soviétiques devait voler en éclats de manière spectaculaire à Berlin. Des systèmes rivaux, des idéologies contraires et des personnalités antagonistes ont fait de la capitale allemande un champ de bataille explosif.

    Berlin année zéro raconte la première bataille de la guerre froide comme jamais elle ne l'a été auparavant. Récit d'une rivalité terrible, c'est avant tout l'histoire d'individus imparfaits qui étaient déterminés à gagner. Giles Milton fait un travail magistral en nous donnant à comprendre les motivations et la pensée de tous les acteurs clés à chaque moment crucial.

    Une histoire d'une tension inouïe, qui a eu une influence profonde, et souvent sous-estimée, sur le monde contemporain.

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  • Les médecins d'Auschwitz

    Bruno Halioua

    • Perrin
    • 14 Avril 2022

    Le 27 janvier 1945, les troupes soviétiques libèrent le camp d'Auschwitz Birkenau, le plus important camp de concentration, de travail et d'extermination du régime hitlérien. Ce jour-là, 2 819 détenus sont délivrés. Mais comment ont-ils fait pour survivre à cinq ans d'enfer ?
    Certains ont été utilisés comme cobayes dans les expériences médicales du docteur Josef Mengele. Comme lui, de nombreux médecins SS ont profité de leur affectation à Auschwitz pour réaliser des expérimentations sur les déportés, et participer activement à chacune des étapes du processus d'extermination des Juifs, depuis la sortie des wagons jusqu'à l'entrée dans les chambres à gaz. De l'autre côté du miroir, on trouve les médecins déportés qui, eux, ont fait preuve d'obstination et d'acharnement pour soigner coûte que coûte les malades qui les entouraient.
    Comment des membres du corps médical - qui avaient embrassé la carrière médicale pour soulager leur prochain - ont-ils pu commettre de telles atrocités ? À l'inverse, comment les soignants déportés ont-ils réussi à venir en aide aux autres détenus avec le peu de moyens dont ils disposaient ? Et, surtout, comment ont-ils pu rester intègres tout en collaborant avec des médecins SS ?
    Dans cet ouvrage qui s'appuie sur de nombreux témoignages, le docteur Bruno Halioua répond à toutes ces questions et retrace avec maestria l'histoire méconnue des médecins d'Auschwitz qui est avant tout l'histoire d'une confrontation entre deux conceptions antinomiques de la médecine.

    Ouvrage préfacé et introduit par Claude Quétel.

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  • L'étrange défaite ; témoignage écrit en 1940

    ,

    • Folio
    • 20 Avril 1990

    « Ces pages seront-elles jamais publiées ? Je ne sais. Il est probable, en tout cas, que, de longtemps, elles ne pourront être connues, sinon sous le manteau, en dehors de mon entourage immédiat. Je me suis cependant décidé à les écrire. L'effort sera rude : combien il me semblerait plus commode de céder aux conseils de la fatigue et du découragement ! Mais un témoignage ne vaut que fixé dans sa première fraîcheur et je ne puis me persuader que celui-ci doive être tout à fait inutile. Un jour viendra, tôt ou tard, j'en ai la ferme espérance, où la France verra de nouveau s'épanouir, sur son vieux sol béni déjà de tant de moissons, la liberté de pensée et de jugement. ».

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  • Qui a trahi Anne Frank ?

    Rosemary Sullivan

    • Harpercollins
    • 19 Janvier 2022

    L'enquête qui lève le voile sur l'arrestation d'Anne Frank Plus de trente millions de personnes ont lu le Journal d'Anne Frank, cette jeune fille de 13 ans qui se cacha avec sa famille à Amsterdam durant la Seconde guerre mondiale avant d'être dénoncée et déportée dans les camps de la mort.
    Les hypothèses sur l'identité de l'informateur ou de l'informatrice qui révéla sa cachette aux SS ont été aussi nombreuses que peu concluantes - y compris celles émises par les deux enquêtes policières consacrées à l'affaire, en 1948 puis en 1963. Soixante-dix ans après les faits, une équipe internationale s'est donné pour mission de découvrir la vérité. Scientifiques, historiens, policiers ont reconstitué, minute par minute, les semaines précédant l'arrestation des Frank, à l'aide de milliers de pages d'archives, de l'intelligence artificielle, de tests ADN et d'interviews de témoins directs ou indirects. D'une trentaine de scénarios possibles, ils n'en retiendront finalement qu'un seul, sans précédent.
    Au-delà de la restitution d'un travail analytique et historique titanesque, Rosemary Sullivan brosse le portrait saisissant d'un Amsterdam au coeur de l'Occupation.

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  • Pourquoi et comment s'accoutume-t-on au martelage raciste, aux insultes politiques, voire aux appels au meurtre ? Comment les mots, et la presse qui les édite, annoncent-ils et préparent-ils à la guerre ?

    À partir d'un travail de sources considérable, Daniel Schneidermann chronique ici ce qu'il appelle la « guerre avant la guerre », la haine en mots avant la haine en actes. Il revisite ainsi le rôle des médias des années 1936-1939 dans l'escalade à la violence, depuis le suicide de Roger Salengro, les accords de Munich, la guerre d'Espagne ou la Nuit de Cristal.
    Propagande, insultes antisémites, appels au meurtre, diffamations impunies... L'auteur s'attache à démonter les mécanismes du pouvoir politique et de la presse qui permettent que progressivement, en temps de paix, s'installe dans les esprits une culture qui prépare la guerre.

  • 13 octobre 1941, Myropol, en Ukraine. Un tireur pointe son fusil à quelques centimètres de la tête d'une femme, à demi masquée par un nuage de fumée. Elle est penchée en avant, au bord d'un ravin, et tient la main de son petit garçon aux pieds nus.
    Cette scène insoutenable - le meurtre par balles d'une mère et de ses enfants -, l'historienne américaine Wendy Lower l'a découverte en 2009 dans les archives de l'United States Holocaust Memorial Museum à Washington. Dès lors, son but est de leur rendre justice. Au terme de dix années d'enquête menée en Ukraine, en Allemagne, en Slovaquie, en Israël et aux États-Unis, elle est parvenue a retrouvé les identités des victimes et des tueurs - des officiers allemands et des collaborateurs ukrainiens -, ainsi que celle du photographe slovaque qui a saisi cette exécution.
    À travers cette image unique, Wendy Lower nous livre une lecture, nouvelle et saisissante, sur les massacres nazis perpétrés par les Einstazgruppen.

  • Pour la reine Nouv.

    Pour la reine

    Jean Des Cars

    • Perrin
    • 12 Mai 2022

    Pour cet ouvrage inédit, Jean des Cars a construit son ouvrage autour des axes suivants :
    - Toutes les raisons pour lesquelles cette femme devenue une telle icône. Par sa fonction et son âge, elle est unique.
    - Son éducation, ses rapports avec sa nurse montrent les aspects dominants de son caractère. Un handicap : sa timidité. Ses avantages : sa détermination et son empathie face aux malheurs des autres.
    - Une visionnaire de la communication : contre l'avis de Churchill, elle exige que son couronnement soit télévisé. Elizabeth II devient la reine de l'image. Elle l'est toujours.
    - L'épouse follement amoureuse de son mari, passion réciproque surtout entre 1947 et 1952, avant son avènement. Mais aussi sa maladresse à l'égard de Philip.
    - Son manque de chaleur et de tendresse à l'égard de ses premiers enfants, Charles et Anne. Elle se rattrape avec Andrew et Edward.
    - Ses rapports conflictuels avec sa soeur Margaret.
    - Sa formidable capacité d'adapter la tradition à l'innovation : au milieu des Années 60, elle accompagne la révolution musicale des Beatles, qui est aussi celle du « swinging London » et de la mini-jupe.
    - Quand il faut trancher, elle le fait, parfois durement, par exemple pour la fin des mariages de ses fils Charles et Andrew. Pourtant, elle règle ces divorces davantage en grand-mère qu'en reine.
    - Sa détestation des conflits familiaux et privés étalés sur la place publique.
    - Politiquement, elle ne refuse pas les désaccords avec ses Premiers ministres. Elle est devenue expérimentée, sachant ce qu'elle veut et le fait savoir au gouvernement.
    - Elle aime tous ses petits-enfants et les protège. Le bonheur du mariage de William et Kate. A l'opposé, celui de Harry et Meghan.
    - L'importance des secrétaires particuliers de la souveraine - Un chef d'Etat qui aime la campagne, les chiens et les chevaux. Mais qui n'a jamais fait passer ses goûts profonds avant l'exercice de son métier de Reine.
    - En public, elle évolue selon des codes secrets. Tout a une signification : les bijoux et les chapeaux qu'elle porte, les couleurs, le sac à main qui change de bras pour signifier discrètement qu'une audience est terminée...

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  • 150 journalistes, 300 photographes, 128 numéros, 3 700 pages de reportages spectaculaires, d'entretiens décisifs, de portraits fouillés mêlant les grandes figures et les témoins anonymes, de tribunes et de commentaires de tous bords, superbement choisis et illustrés : telle est la collection spéciale que la revue Historia commande, en 1971, à Yves Courrière dont le quatrième tome de La Guerre d'Algérie vient d'être couronné par l'Académie française. Le prix Albert-Londres s'entoure d'experts français et algériens. Ensemble, sur quatre ans, ils vont bâtir une somme inégalée.


    Récits, photos, paroles, visages, lieux, faits, quotidiennetés, événements, destinées : à chaque page, c'est le choc. Un monument dont, sous la forme d'une suite chronologique et thématique, La Guerre d'Algérie en direct offre le meilleur.


    Si l'Amérique a produit une profusion d'albums et de films sur le Vietnam, en France, sur l'Algérie, les études abondent mais les récits et les images manquent. L'hypermnésie des acteurs ou de leurs héritiers rivalise avec l'amnésie dans la conscience collective et populaire. L'absence de représentation commune nourrit l'oubli des événements, creuse l'ignorance de l'histoire, nuit à l'apaisement des nouvelles générations. C'est ce vide que comble cet album sans précédent.

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  • L'un des plus petits objets de la vie quotidienne des femmes mais aussi des couples hétérosexuels, la pilule contraceptive, est un grand objet d'histoire. La pilule est au coeur d'une histoire « à la française », tant les femmes en France l'ont adoptée massivement - presque la moitié de celles âgées entre 15 et 49 ans la prennent en 2000. Véritable révolution, la légalisation de la pilule par la loi Neuwirth de 1967 symbolise pour ses utilisatrices l'accès à l'indépendance et à la liberté.

    La pilule marque un avant et un après. Avant, c'est le temps des approximations, des bricolages, des censures de l'intime. Les femmes sont cantonnées à un destin de reproductrices, à une vie consacrée aux enfants et à la sphère familiale, parfois même menacées à l'occasion d'avortements clandestins. Après, la modernité est portée par les femmes, qui peuvent désormais contrôler leur fécondité et retrouver la souveraineté sur leur corps. Pour autant, cette histoire ne s'est pas déroulée sans embûche : journalistes, hommes et femmes politiques, médecins et associations se sont très vite emparés du sujet au point de susciter un débat sans fin. Et aux années de silence et d'interdit, succèdent aujourd'hui de nouvelles polémiques face aux menaces que laissent planer la pilule sur la santé des femmes et sur l'environnement.

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  • La France et l'Algérie ont eu une histoire commune durant plus de 130 ans. Cette histoire commence et se termine par une guerre. La première de ces guerres est déclenchée par un incident diplomatique : un « coup d'éventail » infligé par le dey d'Alger au consul de France. S'ensuit une expédition punitive qui aboutit à une occupation, une prise de possession et enfin une appropriation tant militaire que politique, économique et culturelle. À partir de recherches algériennes et françaises, Colette Zytnicki analyse ce court laps de temps, entre 1830 et 1848, où les ferments de la tragédie algérienne se mettent en place. Il n'y avait, dans la colonisation de l'Algérie, aucun plan préétabli. Pourtant, en moins de vingt ans, la France conquiert la régence d'Alger et obtient, le 23 décembre 1847, la reddition de l'émir Abd el Kader. En 1848, au terme d'années de guerre, de violences et d'expropriations, ces terres forment trois départements français déjà peuplés de colons.

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  • Les visages de l'exploration au XIX siècle : du mythe a l'histoire Nouv.

    Au XIXe siècle, les explorations se multiplient, guidées par la soif de connaissance autant que par les ambitions coloniales des nations européennes : de la préparation du voyage à sa médiatisation au retour, en passant par la réalité du terrain, c'est cette histoire aux multiples visages que ce livre richement illustré retrace Au XIXe siècle, voyages et explorations connaissent un essor sans précédent : depuis l'Europe, de nombreuses expéditions se montent, qui visent à faire avancer les sciences, mais aussi à évaluer les richesses exploitables à l'heure où les nations du Vieux Continent étendent leurs empires coloniaux. Sous la houlette des États et des sociétés savantes, comme la Société de géographie fondée à Paris en 1821, les derniers " blancs " qui subsistaient sur la carte du monde sont bientôt comblés . Au retour, l'explorateur, porté aux nues par la presse populaire et les récits d'aventures, fait figure de héros : Humboldt, Caillié, Livingstone, Charnay... La liste est longue de ces noms, synonymes de bravoure et de gloire, qui font rêver.
    Pourtant, la réalité de l'exploration est plus complexe que ne le laisse à penser le mythe qui s'écrit alors. Seul, le voyageur ? Plutôt accompagné par une cohorte de guides, d'interprètes et d'auxiliaires, indispensables au bon déroulement des missions et à l'élaboration des savoirs. Généralement armé, aussi : l'exploration est une incursion en terre étrangère rarement aussi vierge qu'on le dit. Enfin, le voyage ne fut pas seulement l'apanage des hommes ni des Occidentaux : des femmes ont pu entreprendre des missions d'envergure, et des souverains extra-Européens commanditer des expéditions à leur profit.
    Au-delà du mythe et au plus près des archives, croisant récits d'expéditions, parcours d'explorateurs et analyses de fonds, c'est cette histoire aux multiples visages que cet ouvrage retrace.

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