Le maître du jugement dernier
Le maître du jugement dernier
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Le maître du jugement dernier

À propos

Au moment où je pénétrai dans la pièce, Eugen Bischoff était encore en vie. Il ouvrit les yeux ; sa main tressaillait. Il bougea la tête. Etait-ce une illusion ? Quand il m'aperçut, je vis s'exprimer sur son visage déformé par la douleur une surprise sans nom, un étonnement et une immense perplexité.
Il tenta de se redresser, voulut parler, poussa un soupir et retomba en arrière. Le docteur Gorki tenait sa main gauche.
Mais son visage ne trahit que l'espace d'un instant cette expression étrange d'une stupeur sans bornes ; peu après, ses traits s'altérèrent en une grimace qui traduisait une haine féroce.
Leo Perutz.

En 1909, à Vienne, au cours d'une soirée de musique de chambre, un acteur célèbre, Eugen Bischoff, trouve la mort dans des circonstances étranges. Suicide ? Ou meurtre déguisé en suicide ? On soupçonne bientôt un certain baron von Yosch, homme froid et calculateur, dont on découvre aussi qu'il n'est pas un être de chair et de sang ...
A partir de là, tout bascule dans l'irrationnel et, rapidement, nul ne sait plus ce qu'il en est de la réalité.

Texte intégral.

Rayons : Littérature générale > Romans & Nouvelles

  • EAN

    9782253059660

  • Disponibilité

    Épuisé

  • Longueur

    17.8 cm

  • Largeur

    11 cm

  • Poids

    119 g

  • Distributeur

    Hachette

  • Support principal

    Poche

Leo Perutz

Léo Perutz est né à Prague en 1882. Il quitte la Bohème à l'âge de 17 ans pour Vienne où il étudie les mathématiques et la littérature. Il s'intéresse à la théorie des jeux de hasard et commence par travailler dans une compagnie d'assurances. Il est appelé au combat pendant la Première Guerre mondiale, au cours de laquelle il est blessé. De retour à Vienne, il publie son premier ouvrage, La Troisième balle, et entreprend de nombreux voyages. C'est en 1918 que paraît Le Tour du cadran, son troisième roman. En 1933, La Neige de Saint Pierre est interdit par les nazis. Il quitte l'Autriche pour la Palestine en 1938, au moment de l'Anschluss. Borges contribue à le sauver de l'oubli en préfaçant trois de ses livres pendant la Seconde Guerre mondiale. Léo Perutz meurt en 1957. En 1962, à l'initiative de Jean Paulhan et Roger Caillois il reçoit, à titre posthume, le Prix Nocturne créé par Roland Stagliati, un des contributeurs de la revue Fiction.


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