À propos

Ce livre parle d'une rencontre et d'une libération. L'histoire de Simon Gronowski aurait dû être celle d'un enfant ordinaire dans une famille ordinaire. Mais il est juif. Le 17 mars 1943, il est arrêté par la Gestapo avec sa mère et sa soeur. Le 19 avril, déporté dans le tristement célèbre 20e convoi, il saute du train et s'échappe par miracle. Il a onze ans et demi. Sa mère et sa soeur disparaissent à Auschwitz.
L'histoire de Koenraad Tinel n'est pas moins tragique. Son père était un inconditionnel d'Hitler, ses frères ont porté l'uniforme et les armes des SS, ont défendu les idéaux du Führer. Enfants de la guerre, Simon et Koenraad porteront longtemps le poids du passé. Jusqu'à ce que Sacha Rangoni, un jeune homme de 16 ans, les réunisse à l'occasion d'une conférence organisée par l'Union des Progressistes Juifs de Belgique.
De cette improbable rencontre naîtra une amitié profonde dont cet ouvrage témoigne, véritable plaidoyer pour l'humanité. De Simon, Koenraad apprendra qu'il n'a pas à porter le poids de la culpabilité de son père, comme Simon apprendra de Koenraad qu'il n'est pas nécessaire de demeurer l'éternelle victime pour honorer ses proches perdus. Mis en mots par Simon Gronowski, en images par Koenraad Tinel et en perspective par David Van Reybrouck, ce récit se débarrasse de tout cliché pour cibler le coeur des hommes, au-delà de toute appartenance raciale, ethnique, religieuse ou idéologique.



Rayons : Sciences humaines & sociales > Histoire > Epoque contemporaine (depuis 1799)

  • EAN

    9782507051051

  • Disponibilité

    Épuisé

  • Nombre de pages

    144 Pages

  • Longueur

    24 cm

  • Largeur

    16 cm

  • Épaisseur

    0.9 cm

  • Poids

    288 g

  • Distributeur

    Pollen

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Simon Gronowski

Simon Gronowski (Bruxelles, 1931) est docteur en droit, avocat au barreau de Bruxelles et témoin de la Shoah auprès de la jeune génération. Il est aussi lauréat 2006 du Grand Prix Condorcet-Aron pour la démocratie. Le 19 avril 1943, Simon et sa maman Chana embarquent dans le 20e convoi au départ de la caserne Dossin de Malines en direction d'Auschwitz. Dix kilomètres plus loin, trois résistants forceront le train à s'arrêter pour libérer le plus grand nombre de déportés. Chana profitera de cette intervention pour réveiller son fils et lui intimer de sauter. Ce saut sera le premier d'une série de miracles qui vont sauver la vie de Simon et lui permettront de témoigner soixante ans plus tard. Chana et sa fille aînée, Ita, n'auront pas cette chance. Elles seront toutes deux tuées dès leur arrivée à Auschwitz. Le père de Simon, Léon, ne s'en remettra jamais. Il mourra de chagrin le 9 juillet 1945.

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